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TCHAD

Tchad : 86 déserteurs de l’UFDD ont rallié, pas plus, selon Mahamat Nouri


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 14 Mars 2019 modifié le 14 Mars 2019 - 08:40



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Le président de l’Union des forces démocratiques pour le changement (UFDD), le général Mahamat Nouri dément formellement la défection de 400 de ses combattants basés en Libye qui ont déposé les armes la semaine dernière, et rejoint la légalité. Ce chiffre a été avancé par le ministre de la Sécurité publique, samedi dernier à Wour, dans l’extrême nord du Tchad.

« Nous n’avons pas 400 éléments de l’UFDD qui ont décidé de rallier le régime d’Idriss Deby. Je crois que nos éléments qui ont rallié le régime de Deby varient entre 85 à 86 éléments qui ont été finalement gonflés par des déserteurs de l’armée et des orpailleurs dont les conditions de vie deviennent très difficiles en Libye et qui cherchent à rentrer. Ils ont ramassé de gens pour grossir le nombre de ralliés », explique le président de l’UFDD, le général Mahamat Nouri.

Par ailleurs, il indique que « les déclarations de gouvernement de N'Djamena sont visiblement fausses parce qu’elles ont l’habitude de donner à chaque ralliement le nombre de 400 éléments. Le gouvernement de N’Djamena a donné le chiffre de 400 éléments ralliés de l’UFDD et l’a dit par le passé que 400 éléments de l’UFR de Timan Erdimi auraient ralliés à l’Est. Ni Timane Erdimi, ni moi, avons 400 éléments qui ont rallié le gouvernement de N’Djamena ».

Ces rebelles de l'UFDD "ont décidé de rendre les armes et de répondre à la main tendue du chef de l'Etat", a indiqué le ministre de la Défense joint par l'AFP. "Ils sont arrivés dans le nord du Tchad il y a trois jours", a-t-il précisé.

En mai 2018, le président Idriss Deby, lui-même arrivé par les armes au pouvoir au Tchad en 1990 avec l'aide de la France, a annoncé une amnistie générale, invitant "tous les tchadiens qui ont pour une raison ou une autre quitter le pays à rentrer dignement".

Depuis plusieurs années, des groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen. En mission depuis plus d'une semaine, dans la région du Tibesti, dans le nord tchadien, le ministre de la Sécurité, Mahamat Abba Ali Salah, a annoncé dimanche dernier "le désarmement de toute la population et l'interdiction formelle de l'orpaillage" dans cette région.

En 2008, le groupe UFDD avait, avec d'autres groupes rebelles, mené une offensive sur N'Djamena pour s'emparer du pouvoir, mais avait été stoppé aux portes du palais présidentiel par l'armée avec l'appui de l'allié français.

Fin janvier, d'autres rebelles tchadiens, membres de l'Union des forces de la résistance (UFR) sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l'avancée de la colonne, suscitant la critique des détracteurs de N'Djamena.