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POINT DE VUE

Tchad: 'J'irai témoigner en faveur de mon Président, le Président El - Hadj Hissein Habré'


Alwihda Info | Par - ҖЭBIЯ - - 31 Juillet 2008 modifié le 3 Août 2008 - 00:48

Je suis Michelot Yogogombaye, tchadien actuellement en exil en Suisse. J’étais le dernier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement tchadien (Décret No 774/ SG/ PR du 19 octobre 1990 avant de me retrouver ici, en exil. Je demande à la justice sénégalaise, le moment venu, de m’appeler à la barre. Je témoignerai pour mon Président, le Président élu du Tchad : El - hadj Hissein Habré.


Tchad: 'J'irai témoigner en faveur de mon Président, le Président El - Hadj Hissein Habré'
Je demande à la justice sénégalaise de m’appeler à la barre. Je témoignerai pour mon Président, le Président El - Hadj Hissein Habré.

Je suis Michelot Yogogombaye, tchadien actuellement en exil en Suisse. J’étais le dernier Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement tchadien (Décret No 774/ SG/ PR du 19 octobre 1990 avant de me retrouver ici, en exil. Je demande à la justice sénégalaise, le moment venu, de m’appeler à la barre. Je témoignerai pour mon Président, le Président élu du Tchad : El - hadj Hissein Habré.

Oui, comme mentionné, avant d’être nommé Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, j’ai été enlevé le 8 février 1987 à 20h30 locales, dans les locaux de l’Université du Tchad, par des agents de la DDS, en même temps que mon collègue H.D. Le 17 février 1987, Hissein Habré qui venait d’être informé de l’arrestation de deux étudiants de l’Université du Tchad, a ordonné notre libération immédiate : « libérez-les immédiatement et en bonne santé », a-t-il dit au Ministre de l’Intérieur, feu Mahamat Ibrahim Itno. Dès le lendemain, j’étais libre de mes mouvements et, le 23 février 1987 à 13h, mon collègue HD et moi avions été reçus par le DG de la DDS dans son bureau qui, après avoir se rassuré de notre Etat de santé, nous signifiait que nous sommes libres et que son service s’excuse des désagréments que nous a apportés notre interpellation. Le DG de la DDS nous disait que son chauffeur est prêt pour nous déposer, chacun, chez nous.

La nuit, tous les chats sont gris. Les tchadiens, des traitres, qui étaient déjà dans la collaboration avec les ennemis du peuple, avaient commis de terribles crimes. Et Aujourd’hui, on a voulu faire porter le fardeau de ces crimes à une personne qui, il est vrai, était au commande mais n’ordonnait pas tous les crimes dont il est accusé. Non, je refuse, je conteste le chiffre de 40000 morts. Et si 40000 morts il y avait, il faut chercher les coupables, les vrais coupables, tous les vrais coupables pour les punir.

Lors de mon arrestation le 8 février 1987, j’étais d’abord gardé au BSIR. Au 3ème jour, j’étais transféré dans une cellule sis dans les locaux de la STEE (de l’époque) attenant (derrière) au Commissariat centrale de police. Dans cette cellule, je me suis retrouvé avec des prisonniers de guerre : des libyens et autres éléments de la légion islamique. Il y avait aussi deux nigérians et une personne qui se disait être Haïtien. Ces trois personnes ont été arrêtées huit mois au paravent à l’aéroport Internationale de N’Djaména avec une quantité de nickel et autres métaux et produits entrant dans la fabrication de faux billets de banque, notamment des billets de 5000 et 100000 Fr CFA, mais aussi des billets de 100 nairas (monnaie nigériane).

Si je raconte tout cela, ce n’est nullement pas pour gagner quoi que ce soit. Mais c’est important pour moi et pour mon pays que la vérité, toute la vérité, rien que la vérité soit rétablie.

Je ne conteste pas que des familles tchadiennes étaient victimes de violences et autres crimes durant les huit années de pouvoir de Hissein Habré. Ce que je veux, et c’est légitime pour le peuple tchadien : c’est qu’on ne peut raisonnable appeler seul Hissein Habré à la barre en omettant d’appeler à la barre, ceux qui étaient Commissaires à la sécurité et qui sont encore aux affaires actuellement au Tchad. La justice sénégalaise ne peut pas non plus omettre d’appeler à la barre (comme témoins actifs) Messieurs les ambassadeurs français et américain de l’époque ainsi que les tortionnaires de la DGSE et autres éléments de l’Opération Manta ainsi que des barbouzes bien connus dans les couloirs des Hôtels Novotel la tchadienne, le Chari et Palmeraie à N’Djaména.

Oui, disons oui à la justice si des crimes ont été commis. Mais disons « Non » à la justice justicienne qui n’apportera rien au peuple tchadien si ce n’est que perpétuer les crimes, les humiliations, les dissensions, la fragilité de l’état tchadien et la protection des « intérêts étrangers » à ceux des tchadiens. Voilà pourquoi, je suis prêt à témoigner pour Hissein Habré, à moins que d’ici-là, on s’arrange à m’ôter la vie avant le procès.

En attendant, je voudrais m’adresser à tous ceux qui, au Tchad, pactisent avec le diable [pas seulement Idriss Deby dans ce contexte]. Je voudrais m’adresser aux traitres, aux lâches, aux collabos de l’impérialisme et autres renégats de la République : sachez une fois pour toute que la défense de la Patrie, la défense des idéaux de l’UNIR est une chose pour laquelle moi, Michelot Yogogombaye, je suis prêt à donner ma vie! Une chose est sûre : le Tchad et le peuple tchadien gagneront un jour !

Il ne s’agit pas, ici, d’une allégeance ni d’une fidélité à un homme mais il s’agit bien d’une fidélité à moi-même, à mes convictions et à la République. Oui, à la République du Tchad. Oui avec l’UNIR et Hissein Habré, le Tchad de 1990 n’était plus celui de 1979. Au contraire, il a été mis sur l’orbite spatiale de la Réconciliation nationale, de l’Unité du pays, de la Respectabilité du peuple, de la Dignité, de la Prospérité et de la Fierté de l’homme/femme Tchadien. On a été fier d’être tchadien parce que respecté à l’étranger.

Il est injuste, ingrat et malhonnête vis-à-vis de soi même et vis-à-vis du peuple tchadien de ne pas reconnaître le caractère véritablement démocratique des élections générales qui ont eu lieu en 1989. Cette année-là, pour la première fois dans l’histoire politique du Tchad, on attribuait 1 député pour 30.000 habitants. Résultat : le BET où est issu Hissein Habré n’avait que 3 Députés. Et croyez-moi, ce n’était pas de l’injustice ni de la criminalité. En plus rien à l’époque, si ce n’était que le souci de faire l’unité du pays, n’obligeait Hissein Habré à dissoudre le CCFAN pour le remplacer par l’UNIR. Rien non plus ne l’obligeait à désigner 2 personnes par préfecture plus une personne pour la ville de N’Djaména pour constituer le CNC. Rien non plus ne l’obligeait à confier la Présidence du CNC à Monsieur Mbaïasbé, un originaire de l’extrême sud du Tchad. Rien non plus ne l’obligeait à confier la bourse de la nation à Monsieur Eli Roumbah. Les temps étaient durs mais cette politique de rigueur a fait que le Tchad a pu sortir tout seul sa tête de l’eau, avec pratiquement rien du tout.

Les femmes et les hommes politiques qui se sont affrontés lors des élections législatives de 1989 l’ont fait de manière tout à fait véritablement démocratique. Rappelez-vous les congrès régionaux de l’UNIR que nous avions tous ensemble organisé un peu partout dans le pays en 1988. Les sensibilités, toutes les sensibilités politiques se sont vraiment exprimées et s’affrontaient de manière tout à fait indépendante et démocratique. Et ce n’est pas Jean Alingué Bawoyeu qui va me le démentir. Tous ces atouts, c’est bien Hissein Habré qui l’avait voulu ainsi, malgré qu’il se sache issu de la minorité. Voilà pourquoi s’il faut mourir pour la pensée politique de cet homme, alors je suis prêt pour cela !

Non, c’est choquant. Je peux comprendre que Reed Brody cherche à inscrire son nom dans le livre d’or des lauréats du « Prix Nobel de la paix ». Mais je ne puis comprendre que des tchadiens et tchadiennes s’associent à une telle machination macabre.

Certes, Hissein Habré a commis de graves erreurs politiques dans sa carrière : il n’aurait jamais dû déclencher le « 12 février 1979 ». Hélas, c’est un homme comme vous et moi. Il a ses faiblesses tout comme ses qualités. A sa place en 1978, qui parmi nous aurait pu ou aurait dû agir autrement ? Car, en 1978, face à Félix Malloum, Hissein Habré était seul, minoritaire contre tous ses coreligionnaires du Frolinat. Il lui faut envoyer un signe fort lui permettant de mobiliser l’ensemble Nord derrière lui. Autrement dit : jouer la carte sensible de « Nord-Sud » ; « Chrétien-Musulman »; faute de quoi, il serait politiquement mort en 1978. Et c’est ce qu’il avait fait de manière cynique, peut-être, mais éclatante et intelligente, avec sans [véritablement] l’intention de nuire au Tchad, nuire à son indépendance et ou à son unité !

Malheureusement la traduction l’exécution, sur le terrain, dépassait sa seule personne. Des exécutants de tout bord ont sauté sur l’occasion et abusé de la confiance qui a été placée en eux.

A ceux qui au Tchad jouent le jeu de la taupe et ou de collabo, c’est bien cet homme, Hissein Habré, qui, contre l’avis de ses compagnons de lutte, avait pris la décision historique de dissoudre le CCFAN pour le remplacer par UNIR. Qui parmi nous, mes chers défenseurs de droit de l’homme, qui parmi nous, au Tchad, dans les mêmes conditions que Habré, ferait mieux que cela ?

Soyons honnêtes et sincères avec nous-mêmes, loin de toutes les passions possibles : prenons et considérons les actes du Président Habré d’après la dissolution du CCFAN jusqu’au 30 novembre 1990. Prenons par exemple le décret No 774/SG/PR/90 du 19 octobre 1990, portant nomination des membres du Gouvernement et comparons-le avec tous les autres décrets portant nomination des membres du Gouvernement au Tchad (de 1962 à 1982). Nous verrons que Hissein Habré se souciait de l’unité de ce pays. Il était et il est encore aujourd’hui profondément nationaliste.

De 1982 à 1987, le Tchad était en guerre : guerre civile et guerre avec la Libye. Ce chaos a pu installer le désordre et la délinquance au Tchad. Notre jeunesse, la fine fleur de la nation était méprisable. Il a fallu un homme de caractère pour redresser le pays. Hissein Habré est cet homme là. Oui Hissein Habré est le subconscient national de la République. En mal ou en bien, il est désormais un symbole de la résistance à travers lequel nous pouvons nous reconnaître ; il est, qu’on le veuille ou pas, notre mémoire collective. Au-delà des morts et les deuils qui frappaient de nombreuses familles tchadiennes, nous ne devons pas nous permettre de jeter notre mémoire collective en pâture. Nous ne devons pas oublier qu’Hissein Habré nous a faits rêver. Il nous a fait croire à un projet national : être tchadiens ! C’est aussi ça qui fait l’âme de la nation.

Pour ma part, si, dans l’intérêt du Tchad, je dois choisir entre un Hissein Habré qui a institué la cour martiale pour réprimer les détournements de deniers publics et autres délinquances financières et un Colonel Abdel Kader Kamougué du Comité Permanent que je rencontrais chaque soir dans des boîtes de nuits (boîte de nuit de Hilaire) des quartiers populaires à Moundou, je préférerais choisir comme dirigeant un certain Hissein Habré.

Oui, la République du Tchad avait pour guide Hissein Habré
Le Président Hissein Habré qui a repoussé les envahisseurs
Il les a repoussés à Oum Chalouba, Koro Toro, Zigueï et Kalaït.
Oui, je sais qu’avec un dirigeant comme Hissein Habré, mon chapeau serait droit même si mes poches sont vides.

Vive le Tchad, vive la république.

Michelot Yogogombaye.





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