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Tchad : comment réussir la semaine de l'arbre en 4 points


Alwihda Info | Par Djasrabaye Adolphe - 7 Septembre 2019 modifié le 7 Septembre 2019 - 08:26


Tchad : comment réussir la semaine de l'arbre en 4 points
Les arbres filtrent non seulement la pollution de l'air, tels que l'ozone, le dioxyde d'azote, l'ammoniac et les particules, mais captent également le carbone. Les atténuent également les effets de la chaleur par évapotranspiration et sert l'ombrage des bâtiments et des rues.

Mais quel type d’arbre planter dans nos villes et comment le faire pour donner un aspect agréable à nos villes grâce un effort conjoint au niveau individuel et gouvernemental.

L'exposition chronique à l'air polluée augmente le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que du cancer du poumon pour les enfants et les personnes âgées. Selon quelques nouvelles recherches, la pollution de l'air affecte également le bonheur, elle peut causer la démence et même nuire aux capacités cognitives, en particulier chez les enfants.

La gravité de la situation, face à un tueur silencieux et aussi difficile à saisir, nous saisissons l’opportunité que présente la semaine de l’arbre, pour faire des propositions pour limiter les impacts négatifs de la pollution de l’air au Tchad.

1. LA PLANTATION DES ARBRES EN VILLE ET LE SECTEUR DE L’AGROFORESTERIE.

Les forêts jouent également un rôle clé dans la purification de l'air que nous respirons. C’est une des raisons pour lesquelles le Tchad doit se fixer un objectif sur le pourcentage d’une couverture forestière à atteindre tous les 6 ans.

· Les arbres plantés près des maisons et des bâtiments doivent se trouver à une certaine distance des structures pour éviter les dommages causés par les systèmes de cimes et de racines et se concentrer sur les arbres à feuilles larges de taille moyenne avec des racines profondes qui fournissent un indice élevé de couvert.

Parmi les arbres que nous pouvons tous envisager de planter à la maison et devant nos maisons, citons : 2 arbres locaux mais peu rependus dont nous n’avons pas les noms mais des photos, le Grevillea, le Mitragyna stipulosa, le Prunus Africana, l’Erythrina abbysinica, l’Albizia gummifera , le Polyscias fulva et quelques arbre fruitiers pour la nutrition et la sécurité alimentaire.

Il serait très intéressant, de subventionner les prestations environnementales en accordant des aides au départ pour la plantation des arbres (prime à la plantation) car planter un arbre et le protéger des animaux coute cher à N’Djamena.

Pour le cas du Grevillea, il présente un avantage exceptionnel d’être intégré même dans les exploitations agricoles pour le maintien de la fertilité du sol et donc très intéressant dans l’agroforesterie.

La plantation des arbres dans les villes doit être faite collectivement par rue pour un bon alignement et uniformité les espèces tous les 25 m. Ces arbres doivent –être protégés par les tubes-abri serre transparents. Le Grevillea existe déjà en pépinière au Tchad (500 pieds).

Il est en fin recommandé de multiplier le plancton végétal, dans nos ‘‘ bouta’’. Le plancton végétal est aussi une des principales sources d'oxygène de l'atmosphère terrestre et des eaux.

2. LE SECTEUR DE TRANSPORT.

· Faire chaque année, une étude sur les émissions des véhicules à moteur ainsi que les foyers domestiques à biomasse et se doter d’un centre de collecte de données qui sert de base de prise de décisions plus éclairée sur les principales sources de pollution.

· Rendre les villes du Tchad plus accueillantes pour les cyclistes, les piétons, ainsi que d’avoir plus de zones et journées sans voitures, des espaces verts et des subventions pour le GPL (GPL, Gaz de Pétrole Liquéfié, est un mélange de butane et de propane. C'est le carburant le moins polluant puisqu'il ne libère pas de particules.

· Mettre en place le système intégré de surveillance de la pollution de l'air et des changements climatiques au Tchad.

3. LES FOYERS DOMESTIQUES A BIOMASSE, LA GESTION DES DECHETS URBAINS.

Après une petite expérience pour voir laquelle des sources de pollution à savoir, le charbon de bois, le bois sec, les fruits de rônier secs et les excréments de vache dégage, le plus de fumée, de chaleur, d’odeur piquante et se consume le plus vite. Les résultats sont consignés dans le tableau ci-après. Les fruits de rônier sont de plus en plus utilisés après l’interdiction du charbon de bois et pendant la période de pénurie de gaz.

Les vendeurs de viande grillée utilisent beaucoup de fruits de rônier pour faire du feu. Comme solution, il faut plus s’intéresser au biogaz et construire des plateformes de transformation des déchets urbains en fertilisant agricole.

Tableau des principales sources de pollution à N’Djaména au Tchad :

Tchad : comment réussir la semaine de l'arbre en 4 points
4. LE LOGEMENT

Si nous voulons vivre dans un environnement vraiment bien protégé et convivial, choisissons de construire en bois.

La construction en bois, a été scientifiquement prouvée, comme étant une solution au changement climatique. Pour des mauvaises langues qui s’attaquent aux constructions en bois sur l’aspect hauteur et résistance, pour protéger leur business dans la vente du ciment et fer, vous avez tort il existe bâtiments en bois de plus 20 niveaux, rendus solide et robuste grâce aux systèmes de bois d'ingénierie tels que le bois lamellé-croisé. Nous sommes engagés à penser en bois et la génération future du Tchad s’émerveillera devant des structures de grande beauté, plus légères de 5%, plus propre.

Bonne semaine de l’arbre à tous et pensons nos villes en vert !

Djasrabaye Adolphe, N’Djaména Tchad. djasrabaye@gmail.com.

Tchad : comment réussir la semaine de l'arbre en 4 points

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