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Tchad : des inquiétudes après la suspension de deux facultés de médecine


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 9 Juillet 2019 modifié le 9 Juillet 2019 - 21:42



Illustration. Un portail de l'Université Emi Koussi au Tchad. © DR/UEK
Illustration. Un portail de l'Université Emi Koussi au Tchad. © DR/UEK
Deux facultés de médecine de l'université Emi Koussi et l'Institut international de Moundou sont suspendues à la suite du rapport d'une commission tripartie composée d'agents du ministère de la Santé publique, du ministère de l'Enseignement supérieur et de l'Ordre des médecins du Tchad.

La commission a été diligentée dans l'objectif de vérifier les conditions de fonctionnement de ces deux établissements de formation en matière de santé.

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, David Houdeingar, et le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, ont pris part lundi à la restitution du rapport.

D'après le rapporteur de la commission, Dr. Ibrahim Ahmat, le rapport relève une absence de textes, l'inexistence d'une autorisation d'ouverture d'une faculté de médecine au sein de l'Université Emi Koussi par le ministère de l'enseignement supérieur, l'absence de structures sanitaires pouvant assurer l'encadrement pratique des étudiants et l'inexistence des enseignants permanents et des chefs de départements.

Le rapport recommande de suspendre toutes les activités académiques de la faculté de sciences de la santé au sein de l'Université Emi Koussi et de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Institut de Moundou.

Il appelle à poursuivre le processus en vue de l'obtention d'une autorisation d'ouverture d'une faculté de médecine et de sciences de la santé.

Le sort incertain des étudiants 

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, David Houdeingar, a fait part de ses inquiétudes quant à l'avenir des étudiants scolarisés au sein de ces deux établissements de formation.

"C'est un travail qui a été fait de manière objective, et qui doit nous permettre, en tant que responsables, de veiller particulièrement à ce qu'à l'avenir, les choses se passent de manière très rigoureuse. Par rapport aux suggestions en conclusion, il est prévu de suspendre, ça amène à s'interroger sur ce qu'on fait de ceux qui ont été formés pendant ce temps", a-t-il souligné.

Pour sa part, le ministre de la Santé publique, Aziz Mahamat Saleh, s'est voulu rassurant. "Nous prendrons nos responsabilités pour aller plus loin, parceque l'objectif ce sont ces enfants qui sont dans ces écoles et qui demain vont prendre (en main) la santé au niveau des formations sanitaires".

D'après lui, "l'Etat ne va pas les laisser tomber pour un certain nombre de fautes qui auraient été commises dans le cadre d'un certain nombre d'attributions légères d'autorisations".

Une comité devrait être mis en place prochainement pour "pouvoir essayer de récupérer ces enfants qui pour certains ont déjà deux à trois ans, et permettre qu'ils rentrent dans le cadre légal", a assuré le ministre de la Santé publique Aziz Mahamat Saleh.

Fin février 2019, l'Ordre national des médecins avait exigé, au cours d'une session ordinaire, la fermeture des deux facultés de médecine.



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