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ANALYSE

Tchad : le MPS face à son destin en cette période de transition


Alwihda Info | Par Martin Hidgé Ndouba - 25 Octobre 2021

‘’En tout cas, à la fin de la transition, le Mouvement patriotique du salut (MPS) sera là et sera le parti du futur président". Tel sont les propos du porte-parole du MPS Jean Bernard Padaré, prononcés le 13 août dernier dans une interview.


© DR
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Apres la mort du père fondateur du parti, tout semble bouleversé mais les adeptes du MPS s’accrochent aux membres de la transition pour se réaménager. Le congrès organisé le 12 juin dernier en l’absence de l'ex-secrétaire général, Mahamat Zen Bada, prouve à suffisance que le parti, avec la mort de son président-fondateur, n’a pas la capacité de s’organiser afin de convaincre ses militants sur les élections à venir.

Bien que le processus du dialogue national inclusif est lancé et que sur les 69 membres du comité d’organisation, composé en majorité des dignitaires de l’ancien régime qui sont du parti MPS ou alliés, rien n’est encore rassurant.

Les 30 ans du père fondateur du parti MPS résument d’une mal gouvernance caractérisée par l’exclusion, la haine, le pillage, la corruption, la gabegie et pire encore la confiscation du pouvoir, ce qui a toujours entrainé plusieurs rébellions, des contestations par d’autres formations politiques et des manifestations par plusieurs organisations et sociétés civiles.

Le bilan trentenaire du MPS est trop regrettable, même si le défunt fondateur se réjouit souvent dans les discours. L'économie terrorisante conduisant au chômage des jeunes et à la cherté de vie, en plus d'une gestion militarisme brillant par l’incapacité de gérer le conflit agriculteurs-
éleveurs qui fait couler du sang et engendre des morts.

Si le MPS a raté le rendez-vous de la réconciliation lors la conférence nationale souveraine en 1993, le dialogue national inclusif est une occasion ou jamais. A l’heure actuelle, le discours du 4 décembre 1990 qui dit : « Je ne vous apporte ni l'or, ni argent mais la liberté », reste un vieux souvenir accompagné de tristes réalités. Les doléances réelles du peuple sont d’une pensée épicurisme : « un peu de pain, de paille et de sécurité ».

Même si l’on n’ignore encore qui sera le futur candidat du MPS, dans l’intérêt de tous, Deby fils doit assumer le rôle du garant de la paix jusqu’à l’organisation des élections, fin de son mandat.

Quelques soient les ont-dit, le destin du parti du MPS repose sur l’épaule de Mahamat Idriss Deby qui doit unir sans option de force car la Bible dit dans Philippiens 3 :15 : « Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas ».