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REPORTAGE

Tchad : le confinement de la ville de N'Djamena impacte le pays


Alwihda Info | Par Houmsou Joseph K. - 3 Janvier 2021

Depuis que les autorités ont pris la décision de confiner la ville de N’Djaména suite à l’augmentation des cas de coronavirus, les voyageurs ne peuvent pas se rendre dans la ville tandis que ceux de la capitale ne peuvent pas sortir également. Ce décret a un impact négatif direct sur les activités lucratives de certaines personnes.


Le décret présidentiel instaurant le confinement de la capitale a une incidence directe sur les commerçantes vendeuses de légumes, sucre, taro, les vendeurs ambulants, les dockers et les représentants des agences de voyage de Bongor. Dans la journée de ce 02 janvier 2021, la désolation s'est installée. Dans les agences qui sont souvent bombées de monde, c'est un silence de cimetière. Les marchandises des vendeuses bâchées. La misère et l’amertume se lit sur les visages de ces personnes qui vivent des retombées de ces petits commerces et métiers au jour le jour.

Les voyageurs, surtout les mères avec des enfants, les pères de famille, les fonctionnaires et les étudiants ont les bras croisés, assis sur leurs sacs et ne sachant quoi faire, impuissants devant une situation qui leur est tombée sur la tête. Ceux qui ont des marchandises devant être consommées rapidement sont obligés de débourser des grosses sommes d'argent aux clandomens pour descendre à proximité de Mandelia ou Koundoul et continuer le reste du chemin à pieds.  

Cette période de l'année a été l'occasion pour de nombreux citoyens de renouer avec les familles en province ou rendre des visites de courtoisies. « Sans vouloir polémiquer, avant de prendre une telle mesure, les hautes autorités du pays sont sensées tenir compte des tenants et aboutissants. Surtout dans une période des fêtes de fin d’année où les uns sont en congés et d'autres en vacances », déclare un responsable.

« En sachant également que toutes les activités économiques et politiques sont centralisées à N’Djaména, on aurait donné un délai de deux ou trois jours pour permettre à ces personnes de regagner leurs lieux respectifs. La situation de la maladie à coronavirus n’est pas si grave que ça. Dans certains pays où les contaminations se comptent par centaines, même les confinements sont prévus quelques jours à l’avance. Ailleurs, les autorités imposent le couvre-feu parce la population se divertit la nuit, alors que chez nous la nuit est faite pour dormir », estime pour sa part un haut fonctionnaire résidant à N'Djamena mais bloqué à Bongor. Il est préférable pour nos autorités de mettre le paquet dans le respect des mesures barrières.  








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