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POINT DE VUE

Tchad : le dialogue national inclusif est-il nécessaire ?


Alwihda Info | Par Martin Hidgé Ndouba - 6 Septembre 2021


Tchad : le dialogue national inclusif est-il nécessaire ?

Après la mort d'Idriss Deby Itno, tous penchent sur une assise nationale débouchant sur des solutions aux problèmes qui minent le bon développement du Tchad. Comme si à la paume de la main, l’on peut cacher les rayons du soleil. C’est déjà un mauvais départ vu que le comité d’organisation dudit dialogue national inclusif a été mis sur pied par un décret du 2 juillet 2021 signé par le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Deby. "Celui qui suit les traces de son père apprend à marcher comme lui, dit un adage africain ". C’est dans cette idéologie que la Conférence nationale souveraine de 1993 a eu lieu, pensant ouvrir la voie à la démocratie et soigner les blessures de la dictature du régime de Hissène Habre. Or c'était de la poudre aux yeux.

Le défunt président Idriss Deby et ses collaborateurs ont affabulé le peuple tchadien. Aujourd’hui, c’est au tour de Deby fils avec ce fameux dialogue national inclusif. La Conférence nationale souveraine a marqué le premier pas vers la peine du peuple tchadien, alors que les citoyens ont espéré sortir du bout du tunnel. Tous ceux qui ont apprécié cette initiative noble qui a regroupé les forces vives ont fini par avoir les larmes aux yeux.

Le réel problème dont souffre le peuple tchadien est la mauvaise gestion de ceux qui ont le pouvoir en main. Mahamat Idriss Deby doit comprendre qu'on ne pas peut arranger une veille maison en commençant par le toit. Son défunt père était entouré des "argentivores’’. Au vu et au su de tous, lors de son 24ème
 anniversaire de prise de pouvoir en 2014, MIDI lançait l'alerte : « commerçants, fonctionnaires, arrêtez de voler ».

MIDI a montré son incapacité à gérer le Tchad depuis longtemps. En 2006, il a accusé la France d'avoir modifié la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Ce qui devait arriver, arriva : cette mort brusque et dramatique devrait être un nouveau départ avec un accent qui doit être mis sur les institutions en mettant les Hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Si aujourd’hui certains incitent à la haine sur les réseaux sociaux, c’est que l’injustice sociale est installée quelque part. Malgré les diversités culturelles, ethniques, les tchadiens ont cette volonté de vivre ensemble. Le problème majeur est la politique mais aussi les conflits agriculteurs-éleveurs.

En attendant ce dialogue, il faut débarquer tous ceux ont servi aux côtés du défunt car le combat actuel n’est pas la renonciation du peuple tchadien mais plutôt la restitution des biens détournés. Certains cherchent à maintenir le fils au pouvoir par tous les moyens possibles pour préserver les biens détournés au temps de Deby. Mahamat Idriss Deby possède un héritage corrompu dont la porte de sortie est la voix du peuple. Comme le dit un proverbe latin : « la voix du peuple est celle de Dieu ». Il est temps de prendre conscience pour être au même diapason que les pays démocratiques. Le développement est l’affaire de tous.