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Tchad : les étudiants demandent au gouvernement d'améliorer les conditions d'études


Alwihda Info | Par Malick Mahamat - 2 Février 2018 modifié le 2 Février 2018 - 02:29


"Les conditions d'études ne sont pas réunies pour former une jeunesse de qualité", selon l'UNET.


Le Bureau National de l’UNET à fait un point de presse ce jeudi 1er février 2018. Alwihda Info/M.M
Le Bureau National de l’UNET à fait un point de presse ce jeudi 1er février 2018. Alwihda Info/M.M
Le Bureau National de l’UNET à fait un point de presse ce jeudi 1er février 2018 pour faire le bilan de sa tournée nationale du 9 au 17 décembre 2017. L'UNET s'est imprégné des conditions académiques et sociales des étudiants dans toutes les institutions d'enseignement supérieur au Tchad.

Lors de cette tournée, le bureau de UNET a constaté que les conditions d'études ne sont pas réunies pour former une jeunesse de qualité, censé assure la relève. Le constat est le même dans toutes les institutions d'enseignement supérieur, assure l'UNET.

Sur le plan académique, l'UNET déplore le manque de bibliothèques dans certaines institutions telles que l'institut agro-alimentaire de Lai et l'institut du pétrole de Mao ; l'insuffisance de documentation dans le bibliothèques universitaires ; le manque des laboratoires appropriés pour les recherches et travaux pratiques ; le manque total des salles d'informatique et de wifi dans les institutions d'enseignement supérieur ; et la lenteur dans le processus du retrait des relevés et attestation des étudiants à la fin de la formation.

La mauvaise volonté des autorités académique dans l'organisation des stages en refusant de mettre les moyens à la disposition des étudiants, a également été relevé. C'est le cas des écoles normale supérieur et des instituts universitaires.

Sur le plan social le constat est catastrophique : les institutions d'enseignement supérieur manquent de structures sanitaires. Le campus universitaires de Toukra et l''institut polytechnique de Mongo ne disposent pas d'une infirmerie. De plus, les bus sont insuffisants face au nombre croissant d'étudiants sur l'ensemble du territoire national.

Le constat de l'UNET va plus loin et souligne le manque répétitif de carburant pour le fonctionnement des bus sur l'ensemble du territoire ; le dysfonctionnement des restaurants dans certaines institutions ; le manque des structures d'accueil dans certaines institutions telles que l'institut national supérieur des arts et métiers de Biltine et l'université de Pala ; et le manque d'eau dans toutes les institutions d'enseignement supérieur du Nord-Est.

En ce qui concerne les inscriptions, le bureau national a abordé avec franchise cet aspect, notamment sur les enjeux de cette réforme qui vise à l'autonomisation et la stabilité des institutions d'enseignement supérieur, selon le ministère. Il ressort de cet aspect que cette mesure ne concernera que les étudiants en première année, ce qui est déjà effectif sur l'ensemble du territoire national.

Evoquant les réinscriptions des étudiants de la deuxième et troisième année à 28.000 Francs CFA pour les frais d'inscription, l'UNET a exprimé son désaccord. Par conséquent, le bureau national demande au gouvernement d'améliorer les conditions académiques et sociales des étudiants sur l'ensemble du territoire national ; de verser les arriérés de bourse des étudiants conformément à la promesse faite le première Ministre lors de la rencontre du 9 octobre ; et de revoir purement et simplement la mesure de réinscription des anciens étudiants pour éviter toutes perturbations dans le milieu universitaire.

En ce qui concerne l'abattement de salaire des agents de l'État, le bureau national de UNET demande au gouvernement d'annuler cette mesure antisociale pour permettre aux enseignants de reprendre le chemin des facultés. "Ce qui nous reste dans ce pays c'est l'école et nous sommes prêts à la défendre", souligne l'UNET.

"Les étudiants ont encore les séquelles des 16 mesures qui ont entraîné dangereusement les institutions d'enseignement supérieur dans des années élastiques et blanches. Le plus grand perdant est l'étudiant tchadien. Le bureau national de l'UNET ne tolérera pas l'élasticité de l'année", a souligné le président national, Guelem Richard.

L'UNET, par la voix de Guelem Richard, président national, demande au gouvernement de prendre ses responsabilités pour le bon fonctionnement des institutions d'enseignement supérieur du Tchad. Enfin, le bureau national de UNET informe l'opinion nationale et internationale, ainsi que communauté estudiantine que "des actions à la taille des souffrances seront menées sur l'ensemble du territoire national dans le respect des textes de la République pour l'amélioration des conditions d'études".

L'UNET appelle les étudiants à rester mobiliser et attendre le mot d'ordre du bureau national dès le début de la semaine prochaine, selon le président national, Guelem Richard.