Cette année, dans plusieurs localités du pays, les prix de certaines denrées alimentaires ont sensiblement baissé sur les marchés. Pour les consommateurs, cette chute des prix est accueillie comme un soulagement bienvenu dans un contexte de vie chère. Mais derrière cette apparente bonne nouvelle se cache une réalité beaucoup plus amère : les producteurs locaux, eux, tirent la sonnette d’alarme.
Des charges de production toujours élevées
Si les prix à la vente diminuent, les coûts de production, eux, restent élevés. Les semences certifiées, bien que partiellement subventionnées, ne couvrent pas l’ensemble des besoins. Les techniques d’irrigation, de plus en plus encouragées par les pouvoirs publics et les partenaires techniques, impliquent des investissements conséquents en matériel, en énergie et en maintenance. Par ailleurs, la main-d’œuvre agricole n’est plus exclusivement manuelle.
Le recours à des services mécanisés, au transport et à la logistique alourdit les charges supportées par les exploitants, notamment les petits et moyens producteurs.
Un déséquilibre au détriment du monde rural
Cette situation crée un déséquilibre économique évident : les producteurs vendent parfois en dessous de leur coût de revient. Plusieurs d’entre eux dénoncent une absence de mécanismes de régulation capables de stabiliser les prix et de garantir un revenu minimum.
À terme, cette pression financière risque de décourager l’investissement agricole et d’accentuer l’exode rural, en particulier chez les jeunes.
La politique agricole mise à l’épreuve
Face à cette crise silencieuse, l’État ne peut rester spectateur. Sa politique agricole doit aller au-delà des simples subventions ponctuelles. Elle doit intégrer des mécanismes de régulation des prix, des systèmes de stockage, de transformation et d’achat garanti des productions locales.
Soutenir l’agriculture, ce n’est pas seulement produire plus, mais produire mieux et vendre à un prix juste. Sans une intervention stratégique de l’État, la baisse des prix continuera de faire des heureux d’un côté et des perdants de l’autre.
Produire moins cher ne doit plus signifier perdre
Il est urgent de repenser le modèle agricole afin que la production locale devienne une activité rentable et durable. Car un pays qui affaiblit ses producteurs affaiblit, à terme, sa propre économie.
Des charges de production toujours élevées
Si les prix à la vente diminuent, les coûts de production, eux, restent élevés. Les semences certifiées, bien que partiellement subventionnées, ne couvrent pas l’ensemble des besoins. Les techniques d’irrigation, de plus en plus encouragées par les pouvoirs publics et les partenaires techniques, impliquent des investissements conséquents en matériel, en énergie et en maintenance. Par ailleurs, la main-d’œuvre agricole n’est plus exclusivement manuelle.
Le recours à des services mécanisés, au transport et à la logistique alourdit les charges supportées par les exploitants, notamment les petits et moyens producteurs.
Un déséquilibre au détriment du monde rural
Cette situation crée un déséquilibre économique évident : les producteurs vendent parfois en dessous de leur coût de revient. Plusieurs d’entre eux dénoncent une absence de mécanismes de régulation capables de stabiliser les prix et de garantir un revenu minimum.
À terme, cette pression financière risque de décourager l’investissement agricole et d’accentuer l’exode rural, en particulier chez les jeunes.
La politique agricole mise à l’épreuve
Face à cette crise silencieuse, l’État ne peut rester spectateur. Sa politique agricole doit aller au-delà des simples subventions ponctuelles. Elle doit intégrer des mécanismes de régulation des prix, des systèmes de stockage, de transformation et d’achat garanti des productions locales.
Soutenir l’agriculture, ce n’est pas seulement produire plus, mais produire mieux et vendre à un prix juste. Sans une intervention stratégique de l’État, la baisse des prix continuera de faire des heureux d’un côté et des perdants de l’autre.
Produire moins cher ne doit plus signifier perdre
Il est urgent de repenser le modèle agricole afin que la production locale devienne une activité rentable et durable. Car un pays qui affaiblit ses producteurs affaiblit, à terme, sa propre économie.
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Tchad : quand la production locale coûte moins, le producteur est paradoxalement perdant








