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AFRIQUE

Vers de nouvelles dispositions pour encadrer le fonctionnement du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 28 Septembre 2019 modifié le 28 Septembre 2019 - 09:19


Des infrastructures pétrolières. © DR
Des infrastructures pétrolières. © DR
Lomé - Le ministre togolais des mines et de l’énergie, Marc ABLY-BIDAMON, a lancé ce jeudi 26 septembre 2019 à Lomé, les travaux de l’atelier régional sur la gestion et le fonctionnement du projet Gazoduc d’Afrique de l’Ouest (WAPCO).

Cette rencontre va permettre aux participants venus des quatre pays concernés par ce dispositif transnational (Nigéria, Ghana, Bénin et Togo), d’apporter des modifications à la loi qui régit le fonctionnement dudit projet.

En effet, la rencontre « vise d'abord à [vous] imprégner des réalités du Gazoduc d’Afrique de l'Ouest, après huit ans d'exploitation », précise le ministre togolais. Il s’agit également pour ces acteurs d’harmoniser leurs points de vue, « sur des amendements que l'épreuve du temps, ou l'expérience de l'exploitation ont rendu nécessaires », a-t-il ajouté.

Les experts vont ainsi plancher sur les propositions d'amendement de la loi du WAPCO et de son règlement avec les institutions concernées. L’idée étant de soumettre les propositions harmonisées pour adoption par les parlements des quatre Etats partis.

Cet outil de solidarité entre les quatre pays d’Afrique de l’Ouest, avec un coût estimé à 974 millions $, ambitionnait à son lancement de fournir du gaz en provenance du Nigéria, au Bénin, au Togo et au Ghana.

Chacun de ces pays devrait recevoir une capacité maximale de 13, 45 millions de mètre cubes de gaz/jour. Mais depuis qu’il a été lancé au début des années 2000, le fonctionnement du dispositif a été miné par des questions d’ordre technique et d’impayés vis-à-vis du Nigéria, de la part de certains pays partenaires.

La rencontre de Lomé va donc permettre aux différentes parties prenantes, d’identifier et de lever les obstacles au bon fonctionnement de ce projet. Rappelons que c’est avec ce gaz que la centrale thermique de Lomé fait tourner ses turbines qui à leurs tours fournissent de l’électricité à près de 500 000 ménages au Togo.