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31ème sommet ordinaire de l'UA : des signaux forts pour "gagner la bataille contre la corruption"


Alwihda Info | Par Jonas Mvouanzi - 2 Juillet 2018 modifié le 2 Juillet 2018 - 17:39

Le sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouvert ce 1er juillet 2018 à Nouakchott, en Mauritanie. La trentaine de dirigeants africains, dont le président Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo, plancheront sur plusieurs sujets notamment la lutte contre la corruption.


Photo de famille des chefs d'Etat et de gouvernement à Nouakchott ( RFI)
Photo de famille des chefs d'Etat et de gouvernement à Nouakchott ( RFI)
Le thème de la conférence « Gagner la bataille contre la corruption : une nouvelle voie durable vers la transformation de l’Afrique », reflète les aspirations de l'agenda 2063 de l’Union africaine qui met en relief, notamment une culture de bonne gouvernance. 2018 étant retenue par l’organisation continentale comme l’année de la lutte contre la corruption, il s’agira d'évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre ce fléau, en vue d'adopter les meilleures pratiques pour le développement.

La lutte contre la corruption est donc un enjeu capital pour les dirigeants africains, d’autant plus qu’elle touche tous les secteurs. Ainsi, les Etats devront ainsi être encouragés à élaborer des politiques, des plans d'action et des programmes visant à dynamiser la lutte contre la corruption en Afrique.

La responsabilité des Etats

L’Union africaine engage ainsi la responsabilité des Etats dans la lutte contre la corruption, à travers la ratification et la mise en œuvre des instruments internationaux pertinents ayant une incidence directe sur la lutte contre la corruption au niveau international.

Le Congo s’emploie justement à mener ce combat. Son président , Denis Sassou N’Guesso, a donné le ton de cette lutte, à travers ses différentes allocutions. Il a, par exemple, dans son dernier message sur l’Etat de la Nation, le 30 décembre 2017 instruit les administrations à mener la « lutte contre la corruption … dans tous les secteurs de l’Etat et, plus particulièrement, au niveau des régies financières ».

« Face à la fraude, la corruption, la concussion, le trafic d’influence, le laxisme, sanctionner restera la pierre angulaire de la gouvernance, sur l’autel de la législation et la réglementation en vigueur », martelait le chef de l’Etat qui s’interrogeait si « les seules sanctions à considérer ou à mettre en œuvre seraient uniquement celles qui résultent des décisions du Président de la République », alors que «dans notre pays, aucune disposition n’interdit aux Procureurs de la République de se saisir des dossiers délictueux, y compris ceux portant sur des crimes économiques ».

Invitant les parlementaires à jouer leur rôle, le président de la République déclarait qu’il ne leur a jamais interdit « … d’exercer une prérogative constitutionnelle, l’enquête parlementaire » ?

Le Congo dispose d’une Commission de lutte contre la corruption et la concussion qui a produit récemment un rapport ayant conduit à l’interpellation de certains cadres et agents de l’Etat présumés avoir détourné les deniers publics. De même que le pays est doté d’une loi qui réprime les actes de corruption. Ce rapport de la commission de lutte contre la corruption a enclenché depuis près de deux ans, un processus dont les résultats viennent à pas lents, à cause de la lenteur des procédures judiciaires.

En toute évidence, la lutte contre la corruption est une exigence de développement. Aucun pays ne devrait s’en soustraire, s’il tient effectivement à aller au développement. Ainsi, le Congo qui marche vers son développement n’entend pas rester en marge de ce combat dont le succès garantit un développement efficient des Etats et le bien-être des populations.