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POINT DE VUE

À quand une commission de contrôles aux douanes?


Alwihda Info | Par - 9 Mars 2013 modifié le 9 Mars 2013 - 13:57

À chaque tentative de régularisation des douanes, la routine revient au galop. Cette lassitude des autorités de mettre un terme au cancer qui mine les douanes doit-être pris en compte et résolue dans les plus brefs délais, le trésor public gagnera en recettes et les populations jouiront enfin de la quiétude de se promener dans nos rues sans se faire écraser par un bolide fou ou se faire choper par une balle perdue des douaniers avides de gains faciles.



Les services des douanes tchadiens sont l’archétype même de la corruption, du clientélisme, du népotisme et de la désorganisation totale de l’administration. Cette défaillance criarde doit être prise sérieusement en compte par le gouvernement pour assainir cette institution qui doit œuvrer valablement à la perception des recettes fiscalités, or sur le terrain, les douanes sont devenues une véritable vache à lait pour des nombreuses personnes qui pour augmenter leur gain illicite engagent des tierces personnes pour travailler à leur compte et non pour l’État. Des supplétifs des douanes ou des individus  travaillant pour d’autres que l’État, Ces individus communément appelés le jargon populaire « bogo-bogo » ou encore « garang-garang » écument nos rues à la vue et au su de tout le monde pour dépouiller les populations de leurs biens parfois non imposables. 

 

Nos gardons toujours la crainte de voir les bolides des douanes et leur supplétif s’adonner à des courses poursuites dans nos rues, mettant ainsi en danger la vie des usagers et particulièrement des enfants et personnes âgées. Les statistiques des bavures et accidents commis impliquant les douaniers et leurs supplétifs et indics sont nombreux et méritent que l’État prenne le taureau par les cornes pour viabiliser et donner une image parfaite, respectable et conforme à la douane. On ne peut laisser des  individus qui sous couvert de la douane volent, spolient, brutalisent et attentent à la vie des citoyens sans que l’État ne lèvent le petit doigt ou fasse des discours sans lendemain même si des mesures sont prises et oubliées de sitôt.
À
chaque tentative de régularisation des douanes, la routine revient au galop. Cette lassitude des autorités de mettre un terme au cancer qui mine les douanes doit-être pris en compte et résolue dans les plus brefs délais, le trésor public gagnera en recettes et les populations jouiront enfin de la quiétude de se promener dans nos rues sans se faire écraser par un bolide fou ou se faire choper par une balle perdue des douaniers avides de gains faciles. 

 

Il est devenu presque banal que les « douaniers » arrachent des choses des mains des usagers de la route pour ensuite aller les revendre aux particuliers ou aux marchés locaux. Dans leur course à la recherche de gain facile, ceux-ci ne font aucune distinction entre les produits de fabrication locale et ceux importés. Tout ce qui passe devant les douaniers est bon pour la saisie allant des bijoux en or, des habits cousus localement, des pagnes fabriqués sur place ou pire encore de produits maraichers le pauvre panier d’épicerie de la ménagère, des téléphones portables ou même des montres-bracelets. Les douanes procèdent aux rackettes systématiques des citoyens sans qu’aucune sanction disciplinaire ne soit prise contre eux. Il arrive même que des douaniers dans leur course poursuite fauchent les usagers de la route en laissant sur place la personne accidentée pour poursuivre les fraudeurs. On parle ici de non assistance de personne en danger, de personne qu’eux-mêmes ont mis sa vie en danger. C’est un gang organisé qui sous la bannière des services des douanes dépouillent et violentes les populations aux abois sans aucune assistance des autorités administratives, judiciaires et policières. Les douanes sont devenues un NO MAN LAND, une ligne rouge de démarcation dangereuse, une sorte de champ de mines que beaucoup n’ose pas s’y aventurier au risque de gros ennuis. Pourquoi ce profil bas du gouvernement face à des individus qui défient les lois et la quiétude populaire? A-t-on conscience que le phénomène des faux douaniers est aussi nuisible à l’économique qu’aux citoyens? À quand la décision tant attendue tombera-t-elle? Celle de reformer et redonner une nouvelle image à une douane professionnelle et moralisée. Le peuple Tchadien prie pour qu’enfin les autorités décident de mettre un terme au chaos et rackettes devenues banales dans nos villes, rues et à nos frontières si ce n’est dans nos propres maisons souvent violées par des douaniers véreux. 

 

Faire du lifting dans un service nécessite un dégraissage complet, un ponçage en profondeur et l’imposition des habitudes pérennes et saines. On ne peut moraliser la douane en laissant des brebis galeuses et sans faire le point sur les biens illégalement acquis. En laissant les services des douanes dans leur déconfiture actuelle, l’État manque de courage pour assainir un service essentiel dans la perception des recettes. En voyant avec sérénité les recettes perçues sur le passage du bétail sur pied en partance pour les pays voisins, le trésor public gagnera des millions de francs CFA qui tombent hebdomadairement dans les poches des individus qui agissent pour leur propre compte ou pour celui de leur parrain. L’informatisation des  douanes doit être un outil primordial dans le recouvrement des recettes. 

 

Les douaniers s’en prend souvent aux pauvres personnes qui transportent du sucre, du savon et des biens moins importants alors que les vrais importateurs ont le privilège de faire convoyer nuitamment leur marchandise à leur dépôt ou à leur maison par les douaniers échappant ainsi aux taxes douanières et surtout causant des pertes considérables au trésor public. Cette mafia doit cesser et en laissant en place un service des douanes professionnel et respectueux des populations et travaillant pour les recettes publiques et non pour le compte des individus véreux qui causent ainsi un manque à gagner considérable pour l’État. On ne doit pas dire qu’on a le pétrole qu’on doit négliger les douanes, car le pétrole est une énergie non renouvelable. Diversifier nos sources de recettes est la meilleure des choses pour pallier à l’après pétrole. 

 

Les populations seront reconnaissantes aux hautes autorités en imposant des mesures drastiques et applicables à l’ensemble des douaniers. Donner une image nouvelle en imposant aux douaniers des tenues uniformes uniques et distinctives, des numéros de matricule  qui permettront de faire la distinction entre le vrai et le faux douanier. On doit également inscrire sur les cotés des véhicules des douaniers des numéros bien visibles pour éviter des confusions. L’État tirera certainement un grand bénéfice et les populations une grande sérénité et la sécurité, car les douanes au lieu d’être une régie générant de recettes sont une véritable calamité et une hantise des citoyens qui craignent à tout moment d’être dépouillés de leur bien par des Hommes en tenue bigarrée et armés jusqu’aux dents et à la gâchette facile. 

 

 

                                                                                                  Moussa Guetane Moussa




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