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INTERNATIONAL

Banque mondiale-FMI : le changement climatique au cœur des discussions des assemblées annuelles


Alwihda Info | Par Olivier Noudjalbaye Dedingar, expert technique, humanitaire et journaliste indépendant. - 18 Octobre 2021

Les assemblées annuelles 2021 se sont tenues à Washington DC du 11 au 17 octobre 2021, alors que le quatrième jour a été consacré au climat.


©Worldbank.org
©Worldbank.org
Le thème officiel de la discussion était : «Faire en sorte que l'action climatique compte : transformer l'ambition en réalité ». En plus des réflexions autour de la pandémie du Covid-19, les discussions sur le changement climatique ont dominé les débats mondiaux de l'année 2021. Les décideurs politiques du monde entier sont de plus en plus conscients que la santé économique et le changement climatique ne s'excluent pas mutuellement.

En réalité, le premier, est grandement affecté par le second. En particulier, dans les économies en développement de la planète comme le Tchad et le Cameroun, dans les zones de conflit et les zones enclavées. Dans ces régions, les effets du réchauffement climatique se font fortement ressentir sous le regard impuissant des autorités gouvernementales, incapables d'agir faute de moyens techniques pour y arriver. Le changement climatique est un défi mondial, mais il incombe à chaque pays de lutter contre ses effets. Il est important que toutes les nations du monde, en particulier celles développées et industrialisées, accélèrent la course contre le changement climatique.

L'atmosphère autour de la discussion sur le changement climatique doit aller au-delà des idées abstraites et de l'empathie qui ont manqué d'action significative. Une réflexion plus orientée vers les solutions en suppléant à ces problèmes est nécessaire. C'est pourquoi dans le thème du quatrième jour des assises annuelles, il est mentionné « Transformer l'ambition en réalité ». Le président de la Banque mondiale, David Malpass, s'est entretenu avec le président de la Colombie, Ivan Duque. Ils ont examiné en profondeur le plan neccessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre la neutralité carbone. Le président colombien a également expliqué que la réduction des émissions n'est qu'une partie du plan. L'application de politiques favorables à la nature est aussi très importante pour arrêter la déforestation, promouvoir le maintien de l'intégrité de la nature, ce qui équilibrera le climat.

La plantation d'arbres a également été soulignée, avec un plan de plantation de millions d'arbres déjà entamé. La fourniture d'énergie fait partie des points les plus importants du changement climatique. Le monde doit faire d'énormes progrès pour passer à l'énergie verte dans des secteurs tels que la production sélective et le transport. L'ancien gouverneur de la banque centrale du Canada et du Royaume-Uni, Mark Carney, a parlé à M. Walpass de l'aspect financier de la concrétisation de l'action climatique. Selon M. Carney, un montant équivalent à près de 2 % du PIB mondial est nécessaire. C'est pourquoi, dans le thème du jour de la réunion annuelle, l’accent a été mis sur la transformation de l’ambition en une réalité tangible.
Environ les trois-quarts de la somme totale attendue seraient dépensés dans les économies en développement où l'action est la plus urgente. Dans des pays comme le Kenya, de nombreuses régions du pays ne sont pas connectées au réseau national. Il s'agit d'une situation malheureuse qui est en train de se transformer dans le but de promouvoir l'énergie propre. Dans ces régions, grâce aux aides et au financement de la Banque mondiale, des panneaux solaires ont été fournis aux entreprises et aux ménages, transformant la zone et réduisant les émissions de carbone du pays. La production alimentaire est un aspect souvent négligé de l'action contre le changement climatique.

Environ les trois quarts de la somme totale attendue seraient dépensés dans les économies en développement où l'action est la plus nécessaire. De plus, alors que la population mondiale continue de croître de façon exponentielle, la demande de nourriture et sa production mettent l'environnement à rude épreuve. Les produits chimiques nocifs, la déforestation, l'abattage d'animaux et l'utilisation abusive de l'eau sont quelques-unes des actions négatives qui entraînent le changement climatique, surtout dans les pays en développement. La modification de la production et de la consommation alimentaire ainsi que la préservation de l’écosystème devraient être une priorité pour prévenir le réchauffement climatique et la catastrophe écologique.