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POINT DE VUE

Blanchiment d’argent sale au Grand Bara: Comment la société Green Enesys qui ne dispose que d'un patrimoine financier de 18 000 euros peut-elle investir 360 millions d'euros dans le projet de la centrale solaire de 300 MW du Grand Bara ?


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 6 Mai 2017 modifié le 6 Mai 2017 - 09:57


Lorsque l'on traverse le Grand Bara, un désert situé dans le sud de Djibouti, il peut arriver que l'on aperçoit au loin une sorte de buée transparente ou une flaque d'eau. Une image instable qui disparaît au fur et à mesure que l'on s’en approche. Il s'agit, vous l’aurez compris, du phénomène plus connu sous le nom de mirage. Une illusion d'optique de ce qu'il y a de plus normal. Mais attention, si l’on croit voir une centrale solaire en traversant le désert de Grand Bara, plus précisément au lieu dit Doudoub-balala, ce n'est plus un mirage mais plutôt un autre phénomène. Il s'agit d'une fausse perception. Une hallucination. Ce genre de phénomène survient quand le cerveau nous joue des tours. Dans ce cas de figure, il suffit juste de se dire que l'information perçue n'est point réelle. Et l'horizon va s'éclaircir aussitôt. Ainsi, l'on s'apercevra qu'il n'existe pas de centrale solaire au Grand Bara.
S’il est vrai qu’une centrale solaire de 300 MW d’une valeur de 360 millions d'euros devait être édifiée dans ce désert, l’infrastructure en question n’est cependant jamais sortie de terre. En effet, le projet de centrale solaire est toujours en rade. Depuis la pose de la première pierre en janvier 2016, plus rien ne se passe sur le site censé abriter des photos voltaïques. Rien de concret n’a démarré dans le désert de Grand Bara. C'est le calme plat. Plus d'une année après son lancement, le projet de construction d'une gigantesque centrale solaire de 300 MW au Grand Bara semble enfoui dans les sables de ce désert. A moins qu’il ne soit fondu comme du beurre sous le soleil de plomb du Grand Bara. Bref, point de centrale solaire dans cet endroit.
Il y a les promesses et les actes. Il est de notoriété publique que le dictateur djiboutien Guelleh est passé maître dans l'art de faire des promesses à tout va, la plupart sans lendemain. Sans jamais les traduire en actes concrets. Pour ce tyran, la politique doit nécessairement reposer sur la tromperie, l'amoralisme. Une volonté délibérée de tromper les gens, de les duper. On appelle cela « la politique mensonge ». Une politique fondée comme son nom l'indique sur le mensonge, les fausses promesses ou les faux-serments. Il va donc sans dire que le régime de Guelleh est indissociable du mensonge. Une pratique néfaste que ce régime a érigée en vertu cardinale. Normal qu'un tel pouvoir puisse prendre ses administrés pour une masse de crédules prête à croire les promesses autant en emporte le vent du despote Guelleh. Heureusement, plus personne n'accorde une once de crédit aux fausses promesses du pouvoir en place à Djibouti.
En ce qui concerne le projet de centrale solaire au Grand Bara, rares sont les Djiboutiens qui sont tombés dans le panneau …. solaire. Chat échaudé craint l’eau froide dit le proverbe. Lassé de promesses sans lendemain du régime de Guelleh, le peuple de Djibouti ne prête plus attention aux mensonges des politicards sans foi ni loi dirigés par le bonimenteur IOG. En fixant un échéancier pour la construction de la centrale solaire du Grand Bara, une livraison annoncée officiellement pour décembre 2016, le pouvoir en place espérait que cette fois-ci leur mensonge allait passer comme une lettre à la poste. Peine perdue. Et pour cause, le régime de Guelleh a commis une erreur en fixant en avance la date de livraison de la centrale solaire. Une chose qu'il ne faut jamais faire comme le préconise la bible de tout politicard qui se respecte, à savoir le livre intitulé « l'art du mensonge politique ». Un ouvrage attribué à un certain Jonathan Swift (1733). Dans ce livre, on peut y lire cette mise en garde : « il ne serait pas prudent de fixer les prédictions à bref jour, ce serait s'exposer à la honte et à la confusion de se voir bientôt contredit et convaincu de fausseté ». Peu porté sur les livres et surtout connu pour son inculture crasse, il est fort probable que le tyran Guelleh n'ait pas lu ce livre et nous ne lui en tenons pas rigueur. Lui qui se présente comme un mélomane, il aurait dû au moins suivre les conseils du célèbre chanteur somalien Salaad Darbi qui attire l'attention, dans une de ses chansons, sur le fait que « beeni raad ma leh ». Une expression que l'on peut traduire par « le mensonge a les jambes courtes, il n'ira pas loin ». En ne tenant pas compte de cette mise en garde, le fieffé menteur Guelleh tend lui-même le bâton pour se faire battre. Voilà une aubaine qu'il ne fallait surtout pas laisser passer. D'où notre enquête sur le projet de construction de la centrale solaire au Grand Bara. Et ce, dans le seul but de faire éclater la vérité et de dévoiler au grand jour les mensonges et les magouilles du régime de Guelleh.
C’était couru d’avance. Habitué à faire des promesses en l’air, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute que le tyran Guelleh n’allait pas tenir ses engagements. Lorsqu’il a annoncé en janvier 2016, de façon tonitruante, la construction d’une centrale solaire de 300 MW dans le désert du Grand Bara, personne n’y a cru. A juste titre. Le peuple ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque les premiers coups de pioche de la centrale solaire n’ont même pas encore été donnés. Que cache ce projet ? Telle a été dès lors la question qui est revenue sur toutes les lèvres des Djiboutiens. Une interrogation à laquelle nous allons essayer d’apporter des éléments de réponse dans ce présent billet. Enquête sur un projet bidon.
Au commencement était la fausse promesse. La construction d'une centrale solaire de 300 MW dans le Grand Bara, bâtie sur une superficie de 690 ha. Un projet dont le coût global devait s’élever à 360 millions d’euros. Que reste-t-il de ce projet aujourd'hui ? Rien. Le tyran Guelleh est passé à autre chose et le promoteur de la centrale solaire, le dénommé Nicolaus Diedrich, reste introuvable. Volatilisé depuis sa participation à la cérémonie tape-à-l’œil de pose de la première pierre de la centrale solaire, qui s'était déroulée le 14 janvier 2016. Pourtant ce jour-là, il s'était engagé d'investir quelques 360 millions d'euros dans ce projet. Un financement qui devait être entièrement pris en charge par la société qu'il dirige, à savoir « Green Enesys ».
L'abandon en rase campagne du projet de la centrale solaire dans le Grand Bara nous a mis la puce à l'oreille. Dès lors, une petite investigation sur la société qui s'est vue accorder ce projet s'imposait. En effet, il nous a semblé important de savoir un peu plus sur la société « Green Enesys » et sur Nicolaus Diedrich, le principal manager de celle-ci. Petite plongée dans le monde de la finance occulte.
En enquêtant sur ce dossier, nous avons d'emblée été surpris de constater qu'il n'y ait pas eu d'appel d'offres international pour le projet de la centrale solaire du Grand Bara. Pourtant, il s'agit d'une procédure sine qua non durant laquelle l'on fait le choix de la société la plus à même de réaliser la prestation, en l’occurrence ici la construction de la centrale solaire du Grand Bara. N'ayant pas été mise en concurrence, la société Green Enesys a donc obtenu le marché de gré à gré. A-t-on au moins vérifié si cette société était éligible avant de lui octroyer le projet ? Pas si sûr. Tout porte à croire que le projet de construction de la centrale solaire ait été accordé à la société « Green Enesys » dans la plus grande opacité.
Ninka kabaha ka tolanaysid kabihiisa la firiyaa dit l'adage populaire. Que savons nous de cette société ? Le patron de « Green Enesys » serait-il un investisseur sérieux qui disposerait les 360 millions d'euros nécessaires pour l'édification de la centrale solaire?
« Green Enesys » est ce qu'on appelle une limited liability company, c'est à dire une compagnie à responsabilité limitée. C'est une société allemande dirigée par Nicolaus Diedrich. Diplômé d'un MBA en économie de l'Université de Cologne, en Allemagne, Nicolaus Diedrich a fait toute sa carrière dans le milieu de la finance. Il a passé 7 ans chez Deutsche Bank et Merrill Lynch et 15 ans chez Commerzbank et Westdeutsche Landesbank. Notre bonhomme est en fait un banquier de formation et de métier. Un bankster, un anglicisme constitué des mots bank et gangster et qui signifie littéralement « banquier gangster ». Inventé lors de la crise financière de 1929, un bankster est quelqu'un de malhonnête, de criminel. C'est un banquier profiteur et sans scrupules qui n'hésite pas à escroquer ses propres clients et à détruire par ricochet des vies.
En 2009, Nicolaus Diedrich décide de se lancer dans le business des énergies renouvelables et crée la société « Green Enesys ». Par la suite, il domicilie cette société dans une petite commune suisse appelée Baar. Cette commune fait partie du canton de Zoug, sis en Suisse. Baar a ceci de particulier qu'elle s'est transformée au fil des années en un paradis fiscal. Celui de sociétés, de holdings ou même de multinationales. La ville abrite aussi de nombreuses sociétés boîtes aux lettres. Le canton dont dépend la ville de Baar, c'est-à-dire Zoug, a attiré plus de 200 000 sociétés boîtes aux lettres. C'est ce paradis fiscal par excellence que Nicolaus Diedrich a choisi comme siège social pour sa société « Green Enesys ». Plus précisément, sa société est domiciliée au Rathausstrasse 7, 6341 Baar Schweiz.
En faisant une petite recherche sur cette adresse, grâce au mappemonde virtuelle « Google Earth », le siège social de « Green Enesys » s'est avéré être une boîte aux lettres. En outre, nous avons découvert que l'adresse sus-mentionnée faisait également office d'adresse postale à de nombreuses autres sociétés. Le fameux consortium allemand « Green Enesys » n'était donc qu'une simple société boîte aux lettres. Il faut savoir que l'on a recourt à ce type de société lorsque l'on ne veut pas respecter les obligations conventionnelles et légales telles que les impôts, la sécurité sociale ou la TVA. Autre particularité de la société boîte aux lettres : elle n’a pas de réelle activité sociale ou économique.
Par ailleurs, nous avons consulté et le registre de commerce de la ville de Baar et le site « Infocube Suisse », qui se définit comme la base de données économiques de la Suisse. On trouve sur ce site des informations actualisées sur les entreprises et sur les personnes. En consultant la fiche signalétique de la société « Green Enesys », une information a particulièrement retenu notre attention : le montant de la capitalisation de la société qui s'élève à 20 000 franc suisse, soit environ 18 000 euros (ou encore 3 500 000 de nos francs). On appelle capitalisation le patrimoine financier d'une entreprise. Pas besoin d'être un prix Nobel de l'économie pour comprendre qu'il est impossible d'investir 360 millions d'euros, dans le projet de la centrale solaire de 300 MW du Grand Bara, lorsque l'on ne dispose que de 18 000 euros de capitalisation. Manifestement, la société « Green Enesys » est une coquille vide. Mais, il n'y a pas que celle-ci qui soit financièrement peu dotée. Le capital social du principal contractor du projet de la centrale solaire, à savoir l'entreprise « Ralos New Energy », est de 100 euros. En tout cas, c'est ce qui figure dans la fiche de sa filiale française. Une société créée le 15 août 2014 et qui est immatriculée au 23 rue d'Anjou à Paris, dans le 8ème arrondissement de la capitale française. « Ralos New Energy » est dirigée par un certain Patrick Metzger. Né en 1978, ce dernier a été nommé par Nicolaus Diedrich, le 28 mai 2016, au poste de directeur général de « Green Enesys Djibouti ». Pas net tout ça.
En janvier 2016, le tyran Guelleh avait déclaré qu’il a lui même « contacté ce chef d’entreprise en lui permettant d’investir dans notre pays dans la stabilité et étant sûr de pouvoir réinvestir les bénéfices dans d’autres contrées ou entreprises et sans entraves ». En réalité, il a fait la connaissance du patron de « Green Enesys », Nicolaus Diedrich, par le biais d'un sulfureux banquier d'origine djiboutienne. Il s'agit d'un certain Wahib Nacer. Né le 3 septembre 1944 à Djibouti, Wahib Nacer est le fils du défunt banquier Nacer Ali Othman (ancien cadre de la banque Indosuez Mer Rouge de Djibouti, une banque installée dans notre pays depuis 1908 et actuelle Bank of Africa – Mer Rouge ). Sa sœur Naguiba Nacer est mariée à l'avocat véreux Aref Mohamed Aref. Wahib Nacer a suivi les traces de son père et est devenu lui aussi un banquier. Selon la lettre Intelligence Online, une publication professionnelle créée en 1980 et consacrée aux services de renseignement d'État et aux questions d'intelligence économique, Wahib Nacer «fut dans les années 90 l’un des responsables de l’activité de la banque Indosuez au Moyen-Orient. Pendant les négociations des contrats Sawari II et Agosta (avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan) Nacer était vice-président de la Banque Saudi Fransi, la filiale d’Indosuez à Riyad. Basé en Suisse depuis plus de vingt ans, il travaille toujours pour la banque rachetée par le Crédit Agricole en 1996 ». Il est aujourd’hui à la retraite et vit à Chêne-Bougeries, une commune chic de la banlieue de Genève. Dans cette riche bourgade, Wahib a comme voisin un certain Alexandre Djouhri, un homme d’affaires français très sulfureux qui prétend être au service d’une oligarchie de grands patrons et de politiques. Un type très dangereux, lire à ce propos le livre de l’écrivain journaliste Pierre Péan « La République des mallettes ». Dis moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es. Wahib Nacer est aussi sulfureux que son ami Alexandre Djouhri, car il est lui-même mêlé à des nombreuses affaires louches dont certaines ont défrayé la chronique en France. Il est par exemple dans les radars des juges français chargés de l'affaire dite Karachi. Une affaire politico-financière qui concerne « deux contrats d’armement signés en 1994 : le premier prévoyait la vente par la France de frégates à l’Arabie saoudite et le second celle de sous-marins au Pakistan ; ces contrats sont soupçonnés d’avoir donné lieu à des rétrocommissions qui auraient financé la campagne d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995 ». Conséquence tragique de cette affaire : 14 personnes dont 11 employés français de la Direction des constructions navales sont mortes à la suite de l'attentat-suicide du 8 mai 2002 qui a eu lieu à Karachi, au Pakistan. Wahib Nacer est également impliqué dans des dossiers sensibles, instruits par la justice française. Nous reviendrons dans un autre billet sur les réseaux et les affaires de ce banquier.
Pour revenir au projet de la centrale solaire du Grand Bara, il aurait été plus judicieux, avant de lancer un projet d'une telle envergure, d'aller voir ce qui se fait ailleurs afin de tirer profit de leur expérience. A titre d'exemple, le régime de Guelleh pourrait s'inspirer de l'expérience marocaine. Un pays qui s'est doté de la 7e centrale solaire thermodynamique la plus grande au monde, juste derrière les 5 centrales américaines et la centrale espagnole. Baptisée « centrale solaire Noor », elle a été édifiée près de la ville de Ouarzazate par un consortium saoudien appelé « International Company for Water and Power (Acwa Power International) ». D'après les autorités marocaines, le choix s'est porté sur ce groupe saoudien après un appel d'offres international. Autrement dit, il s'agit d'une attribution qui s'est faite dans les règles de l'art. Créée en 2004, la société saoudienne « International Company for Water and Power » est un géant dans le domaine des énergies renouvelables. Outre la centrale solaire « Noor » du Maroc, ce consortium a réalisé des multiples projets un peu partout dans le monde. Notamment en Afrique du sud, dans les émirats arabes unies ou encore au Vietnam. Plus de 3000 Personnes travaillent dans cette société.
Si le dictateur Guelleh n'a pas été en mesure de financer une centrale solaire, il aurait dû recourir à une aide extérieure non sujette à caution. D'autant plus que quémander des subventions auprès des pays amis et des bailleurs de fonds internationaux est une de ses spécialités.
Pourquoi n'a-t-il sollicité l'aide de l'Arabie Saoudite, pays d'origine du consortium cité plus haut ? Auquel cas, les saoudiens nous auraient octroyé sans problème les fonds nécessaires pour la construction de la centrale solaire du Grand Bara. A noter que ce pays dispose d'un organisme chargé de l'aide financière aux pays tiers, en l’occurrence le Fonds saoudien pour le développement (FSD). Le royaume d'Arabie Saoudite s'est toujours illustré comme l'a reconnu le gouvernement de Guelleh par « son assistance et son soutien technique et financier constant à notre pays ».
Toujours est-il que le tyran Guelleh a préféré confier le projet de la centrale solaire de Grand Bara à un pseudo investisseur allemand qui dirige une société boîte aux lettres domiciliée dans un paradis fiscal suisse, à savoir la ville de Baar. De surcroît, une société qui ne dispose que de 20 000 francs suisse de capitalisation, soit 18 000 euros. Tout cela fleure bon le blanchiment d'argent sale. A l'instar d'Al Capone, le célèbre bandit américain qui utilisait des blanchisseries pour laver l’argent sale de ses activités criminelles, le criminel Guelleh utilise-t-il notre pays comme une lessiveuse des capitaux douteux ?
Nul n’est censé ignorer la loi dit l’adage populaire. Le blanchiment de capitaux est un délit pénalement sanctionné, un délit punit notamment par la Loi n°196/AN/02/4ème L sur le blanchiment, la confiscation et la coopération internationale en matière de produits du crime. Une loi promulguée par le dictateur IOG le 29 décembre 2002. Dans le chapitre 2 de cette loi, la question de la répression des infractions est abordée. Il y est notamment stipulé que « seront punis d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende pouvant aller jusqu’à dix fois le montant des sommes blanchies, ceux qui auront commis un fait de blanchiment, tel que défini à l’article 1-1-1, et leurs complices. La tentative d’un fait de blanchiment ou la complicité par aide, conseil ou incitation est punie comme l’infraction consommée ».
En définitive, tout indique que le tyran Guelleh se soit rendu coupable de l’infraction de blanchiment d'argent sale. Par conséquent, il doit être poursuivi et condamné conformément à la loi. Guelleh Al Capone en prison !



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