Après l’annonce du putsch déjoué du 3 janvier 2026, plusieurs présumés complices ont avoué devant les caméras leur culpabilité et demandé la clémence du peuple burkinabè. Le premier témoignage diffusé sur la RTB est celui d’El Hadj Madi Sakandé, commerçant, présenté comme un acteur civil clé du projet.
Il affirme avoir rencontré à deux reprises l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, en 2023 puis en 2025, lors de séjours à l’étranger. Selon ses dires, c’est au cours de la seconde rencontre que l’ancien chef de l’État lui aurait clairement exprimé « son intention de reprendre le pouvoir » par un coup d’État et lui aurait demandé d’explorer les moyens nécessaires à la réalisation de ce projet.
El Hadj Madi Sakandé explique avoir servi d’intermédiaire entre l’ancien président Damiba et certaines personnes présentées comme susceptibles de contribuer à la déstabilisation du régime. Il évoque notamment des contacts établis avec un commerçant à Ziniaré ainsi que des échanges téléphoniques entre l’ancien président et des militaires en fonction, censés jouer un rôle opérationnel dans l’exécution du plan. Un autre élément central des aveux concerne le financement du projet de coup d’État.
Selon El Hadj Madi Sakandé, une somme de 70 millions de francs CFA aurait été récupérée en Côte d’Ivoire, précisément à Ferkessédougou. Une partie de ces fonds aurait ensuite été remise à des intermédiaires à Ouagadougou, conformément à des instructions précises reçues de l’étranger.
Ces déclarations sont corroborées par le témoignage de l’adjudant de police Moumouni Soré, qui reconnaît avoir accompagné Sakandé lors de ce déplacement. Il admet également avoir reçu une somme de 500 000 francs CFA et évoque des promesses d’avantages professionnels après la réussite du coup d’État, illustrant ainsi les mécanismes d’incitation mis en place pour rallier certains exécutants.
De son côté, El Hadj Ali Winèga, un autre témoin, commerçant à Ziniaré, reconnaît avoir facilité la mise en relation entre El Hadj Madi Sakandé et un militaire présenté comme proche du Président du Faso. Selon lui, ces démarches s’inscrivaient dans une logique de recherche de soutiens susceptibles de contribuer à la réussite du projet de coup d’État. Quant au sergent Salfo Yalwéogo et au capitaine Couldiati, leurs témoignages occupent une place centrale dans la compréhension du volet opérationnel du complot.
Le sergent Salfo Yalwéogo, anciennement en service à la Garde républicaine, reconnaît avoir été sollicité pour mobiliser des hommes armés en vue de la réussite du coup d’État. Il fait état d’échanges directs et indirects avec l’ancien président Damiba et affirme avoir entamé des préparatifs concrets avant son interpellation, le 31 décembre 2025 à Paglayiri, alors qu’il se trouvait en possession d’armes et de munitions.
Dans la même dynamique, le capitaine Prosper Couldiati, également présenté comme impliqué dans le projet de déstabilisation, a livré un témoignage venant renforcer les éléments déjà révélés. Son intervention à la télévision nationale met en lumière la dimension militaire et stratégique du complot, confirmant l’existence de tentatives de recrutement au sein des forces armées ainsi que l’adhésion de certains officiers et sous-officiers au projet.
Tous les témoins présentés comme ayant participé au complot ont reconnu leur part de responsabilité. Ils ont exprimé des regrets, formulé des excuses publiques et sollicité la clémence des autorités.
Il affirme avoir rencontré à deux reprises l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, en 2023 puis en 2025, lors de séjours à l’étranger. Selon ses dires, c’est au cours de la seconde rencontre que l’ancien chef de l’État lui aurait clairement exprimé « son intention de reprendre le pouvoir » par un coup d’État et lui aurait demandé d’explorer les moyens nécessaires à la réalisation de ce projet.
El Hadj Madi Sakandé explique avoir servi d’intermédiaire entre l’ancien président Damiba et certaines personnes présentées comme susceptibles de contribuer à la déstabilisation du régime. Il évoque notamment des contacts établis avec un commerçant à Ziniaré ainsi que des échanges téléphoniques entre l’ancien président et des militaires en fonction, censés jouer un rôle opérationnel dans l’exécution du plan. Un autre élément central des aveux concerne le financement du projet de coup d’État.
Selon El Hadj Madi Sakandé, une somme de 70 millions de francs CFA aurait été récupérée en Côte d’Ivoire, précisément à Ferkessédougou. Une partie de ces fonds aurait ensuite été remise à des intermédiaires à Ouagadougou, conformément à des instructions précises reçues de l’étranger.
Ces déclarations sont corroborées par le témoignage de l’adjudant de police Moumouni Soré, qui reconnaît avoir accompagné Sakandé lors de ce déplacement. Il admet également avoir reçu une somme de 500 000 francs CFA et évoque des promesses d’avantages professionnels après la réussite du coup d’État, illustrant ainsi les mécanismes d’incitation mis en place pour rallier certains exécutants.
De son côté, El Hadj Ali Winèga, un autre témoin, commerçant à Ziniaré, reconnaît avoir facilité la mise en relation entre El Hadj Madi Sakandé et un militaire présenté comme proche du Président du Faso. Selon lui, ces démarches s’inscrivaient dans une logique de recherche de soutiens susceptibles de contribuer à la réussite du projet de coup d’État. Quant au sergent Salfo Yalwéogo et au capitaine Couldiati, leurs témoignages occupent une place centrale dans la compréhension du volet opérationnel du complot.
Le sergent Salfo Yalwéogo, anciennement en service à la Garde républicaine, reconnaît avoir été sollicité pour mobiliser des hommes armés en vue de la réussite du coup d’État. Il fait état d’échanges directs et indirects avec l’ancien président Damiba et affirme avoir entamé des préparatifs concrets avant son interpellation, le 31 décembre 2025 à Paglayiri, alors qu’il se trouvait en possession d’armes et de munitions.
Dans la même dynamique, le capitaine Prosper Couldiati, également présenté comme impliqué dans le projet de déstabilisation, a livré un témoignage venant renforcer les éléments déjà révélés. Son intervention à la télévision nationale met en lumière la dimension militaire et stratégique du complot, confirmant l’existence de tentatives de recrutement au sein des forces armées ainsi que l’adhésion de certains officiers et sous-officiers au projet.
Tous les témoins présentés comme ayant participé au complot ont reconnu leur part de responsabilité. Ils ont exprimé des regrets, formulé des excuses publiques et sollicité la clémence des autorités.
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Burkina : coup d’État manqué, des complices demandent pardon au peuple burkinabè







