Un instinct de survie face à l'horreur
Alors que les flammes enveloppaient la résidence administrative, emportant le Sous-préfet Nariki, ses sœurs, puis son épouse Marie Solange (décédée plus tard à l'hôpital), la jeune Eden a refusé de céder à la panique. Son réflexe a été d'une précision tactique rare : elle s'est enfermée dans les toilettes avec son frère de deux ans, Patrick Joël.
Pour contrer la chaleur étouffante et les fumées toxiques, elle a ouvert tous les robinets, créant un véritable bouclier d'humidité. Ce geste a permis de maintenir une zone de survie en abaissant la température ambiante et en filtrant partiellement l'air.
La fenêtre de la délivrance
Le salut est venu d'une observation minutieuse : une unique fenêtre de la maison n'était pas protégée par des barreaux de sécurité. C'est par cette issue stratégique que les sauveteurs, guidés par les cris ou la présence des deux jeunes, ont pu les extraire in extremis du brasier.
Un bilan lourd, mais une lueur d'espoir
Malgré l'héroïsme de la jeune fille, le bilan humain est tragique. La famille du chef de terre est lourdement endeuillée :
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Le Sous-préfet Nariki : Décédé sur le coup.
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Les sœurs de la famille : Décédées sur place.
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Marie Solange (la mère) : A rendu l'âme à l'hôpital après son évacuation.
État de santé des rescapés
Eden et Patrick Joël ont été transportés en urgence à l'Hôpital Régional de Ngaoundéré. Les dernières nouvelles médicales sont encourageantes : bien que marqués par le choc, les deux survivants sont hors de danger physique. "Le pire est passé", affirment les responsables hospitaliers.
L'amour d'une sœur et un sang-froid hors du commun resteront les seuls remparts contre l'anéantissement total de cette lignée. Le geste d'Eden est aujourd'hui salué comme une leçon de courage à travers tout le pays.
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Cameroun - Drame à Galim-Tignère : L'acte héroïque d'une sœur aînée au cœur de la fournaise











