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Cameroun:L’affaire qui fascine la presse française


Alwihda Info | Par - 18 Mai 2018 modifié le 18 Mai 2018 - 11:12

L'agence digitale d'informations africaines(www.lescoopsdafrique.com) a annoncé vendredi que la presse française intéresserait à l’affaire Essimi Menye, François Tchakui et le cabinet Challenger Corporation contre l’Etat du Cameroun,particulièrement dans l'affaire des prestations de la Société Générale de Surveillance(SGS),des cautions douanières ,de la cession des actions du Crédit Agricole dans la Banque SCB des règlements au profit du Trésor public et celui des primes des produits pétroliers.


Selon nos confrères de l'agence digitale d'informations africaines:"Plusieurs ingrédients ont rendu cette affaire si intrigante aux yeux de nos confrères français qui veulent en savoir ce qu’est devenu l’audit des droits de douane et impôts, réalisés par le cabinet challenger corporation sur des prestations de la Société Générale de Surveillance(SGS),des cautions douanières ,de la cession des actions du Crédit Agricole dans la Banque SCB des règlements au profit du Trésor public et celui des primes des produits pétroliers.
Au regard de la classification des titres de paiement dégagés à l’enquête préliminaire, ceux-ci correspondraient  aux frais engagés dans la mission de vérification et de validation des cautions douanières. Nos confrères de La Lettre du Continent, de Mediapart, du journal Le Monde ou encore du très sérieux hebdomadaire Le Point ; cherchent à comprendre comment un expert qui découvre des détournements de fonds publics se retrouve –t-il en prison alors que les fossoyeurs sont toujours libres? Les médias français,déjà, très mobilisés au sein des différentes rédactions cherchent également à comprendre pourquoi la justice camerounaise semble indiquée que le Cabinet Challenger n’a pas travaillé mais aurait indument  été payé par l’ancien ministre Essimi Menye ? Nos confrères des médias français sont intrigués sur le fait que les témoins affirment avoir recouvré 1,8 milliards de Fcfa, autant d’argent, et que la partie civile estime que le cabinet challenger corporation n’a pas travaillé. Les mêmes confrères s’interrogent pourquoi l’Etat du Cameroun ne veut pas recouvrer ses 45 milliards de Fcfa auprès de la SGS ? Où est le problème du Cabinet Challenger ou celui de l’ancien  Ministre camerounais des Finances Essimi Menye ?
A en croire des sources, l’Etat, par l’entremise de l’audit des droits de Douane et impôts, réalisés par le cabinet Challenger Corporation, avait découvert que la SGS a détourné 45 milliards de Fcfa.Des curiosités et bien d’autres qui suscitent la forte mobilisation de nos confrères français.
 
Pour l’agence digitale d’informations africaines (www.lescoopsdafrique.com) qui a également mené son enquête: l'objectif essentiel des procès et  cabales  qui durent contre Essimi Menye  est clair : que fasse florès la réputation de détourneur de deniers publics prêtée à cet ancien serviteur de l’Etat  intègre, compétent, rigoureux et  incorruptible. 
Il faut  rappeler au gré des  souvenirs qu'un mandat régulièrement acté par les autorités compétentes avait été donné audit Cabinet Challenger tant pour réaliser une mission d'intelligence fiscalo-douanière auprès des banques, que pour identifier, en vue de leur préservation, les actifs résiduels des ex ONCPB, ONPC et REGIFERCAM, ce contre une rémunération contractuelle adossée au résultat.
 
                   
 
Que le 21 décembre 2017, le juge d’instruction WO’OMINKO  Blaise assisté du greffier d’Instruction Maitre NDA NGONO Patrice, dans une ordonnance de renvoi devant le Tribunal Criminel Spécial(Tcs) instruisait l’ouverture d’une information judiciaire contre François Tchakui et Essimi Menye pour détournement de biens publics et complicité.
A en croire l’ordonnance de renvoi devant le TCS : « il résulte de la procédure que dans le cadre d’un contrôle de la régularité des paiements effectués, les autorités des services financiers ont mis la main sur les titres matérialisant des paiements faits à Tchakui François et au cabinet Challenger Corporation dont il est le promoteur, en l’absence de pièces justificatives des montants perçus ».
La même source judiciaire indique : «  la dénonciation des paiements et l’enquête préliminaire menée par le  Corps spécialisé d’officiers de Police Judiciaire du Tribunal Criminel Spécial à l’issue de laquelle Tchakui François avait été interpellé ».
Interrogé, Tchakui François avait nié les faits, expliquant qu’il dispose d’un contrat  avec le Ministère des Finances dont l’objet porte sur l’audit des droits de douane et impôts, en relevant que c’est dans le cadre de l’exécution de celui-ci qu’il a effectué les travaux d’audit notamment celui des prestations de la Société Générale de Surveillance(SGS),des cautions douanières ,de la cession des actions du Crédit Agricole dans la Banque SCB des règlements au profit du Trésor public et celui des primes des produits pétroliers.
Au regard de la classification des titres de paiement dégagés à l’enquête préliminaire, ceux-ci correspondant  aux frais engagés dans la mission de vérification et de validation des cautions douanières.
La mission sur les cautions douanières consistait à se déployer dans les treize banques émettrices des cautions au profit de la douane si lesdites cautions avaient  été effectivement reversées au bénéficiaire qu’était le Trésor Public, ou non, mission à l’issue de laquelle l’équipe de son cabinet Challenger Corporation a signé les procès-verbaux avec les banques concernées. François Tchakui déclare ne pas connaitre Foumgai François dont le nom était porté sur certains titres ; ce dernier n’ayant pas fait partie de son équipe.
Quant au mécanisme de paiement, il présentait le budget au chef de la mission qui le validait, vu qu’en matière de prestation intellectuelle, il n’y a pas de cahier de charges et ces marchés portant sur les cautions douanières avaient la spécificité qu’ils étaient payés sur le résultat, une disposition prévoyant dans le contrat que les besoins de la mission étaient transmis au Ministre des Finances de l’époque (Essimi Menye) pour paiement. Compte tenu des délais très courts dont son équipe et lui (Tchakui) disposaient pour accomplir la mission, ces paiements se justifiaient en espèces, vu leur caractère urgent, ajoutant qu’après chaque étape, ils soumettaient un rapport d’étape au Ministre des Finances et lui proposaient un calendrier pour la mission suivante, ce après quoi il marquait son accord et autorisait le paiement. Les frais de mission lui étaient avancés en vue de supporter la mission et ils étaient appelés à être déduits de ses honoraires dont la facture déposée dans le cabinet du ministre retrace lesdits frais en avance de ses honoraires attendus.
Selon la justice : « il y a lieu d’en déduire que la somme totale  de 1 756 570 380 Fcfa payée à l’inculpé au moyen des titres et virements bancaires l’a été en l’absence de contrepartie… ».
A préciser que l’ancien ministre Essimi Menye à qui on reproche les mêmes faits n’a jamais été entendu, encore moins désigné des témoins.
 
Depuis l’ouverture au Tribunal Criminel Spécial du procès contre l’ancien Ministre des Finances du Cameroun, au moins deux témoins ont été entendus : un certain Jacques Siakeu, Inspecteur  principal des douanes, Chef de la mission de finalisation des suites contentieuses des cautions douanières, et  Mahamat Mey en service à la Paierie  générale de Yaoundé. Le premier a déclaré avoir recouvré 1,8 milliards de FCFA à la suite des  travaux du cabinet challenger et le second a relevé que des 15 paiements allégués, deux seulement d’un montant de 140 millions étaient effectivement payés à François Tchakui, promoteur du  cabinet Challenger corporation ;  09 paiement à un certain Foumgai pour un total de 436 millions FCFA et 03 paiements destinés à TCHAKUI en programmation pour paiement. Des individus que François Tchakui encore moins Essimi Menye disent ne pas connaitre.
 
Il faut le dire tout haut, n’en déplaise à certaines personnes, l’ancien ministre des finances puis de l’agriculture du Cameroun, actuellement  sous le coup d’un mandat d’arrêt international ainsi que François Tchakui, promoteur du Cabinet Challenger en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé ; subissent la traque d’une justice aux commandes parce qu’ils ont découvert les casseroles du cabinet Atou et son mentor.
 
Au regard des faits, il s’agirait ici d’un procès en sorcellerie contre Essimi Menye et François Tchakui. Les deux personnalités sont victimes de leur rectitude morale. Sinon, comment comprendre  qu’un expert qui découvre des détournements de fonds publics se retrouve –t- il en prison alors que les fossoyeurs soient  toujours libres ? Une autre curiosité dans cette affaire est que la justice semble indiquée que le Cabinet Challenger n’a pas travaillé et aurait indument été  payé par l’ancien ministre Essimi Menye. De l’autre coté, les témoins de sieurs MOUGNAL SIDI et MBANG OLIBOKO  honoré, respectivement chef de la division des affaires juridiques du ministère des finances et cadre au sein de ladite division, constitués comme partie civile affirment qu’ils ont recouvré 1,8milliards de Fcfa. Comment comprendre que sans travail du cabinet Challenger, on aurait recouvré autant d’argent ? On s’interroge par exemple : si l’Etat ne veut pas recouvrer ses 45 milliards de Fcfa  auprès de la SGS, où est le problème du Cabinet Challenger ou celui du Ministre Essimi Menye ? D’où la mobilisation des journalistes français qui enquêtent sur cette affaire.
 En un mot comme en mille et au plan personnel, Essimi Menye et François Tchakui  sont totalement étranger au mouvement de fonds  évoqué sans bonheur d'analyse et n'ont, implicitement ou expressément, garanti au nom de l'Administration ou à son détriment, les ambitions spéculatives d'une société dénommée « Business Informations Technologies » (BIT), même s’ils peuvent comprendre que certains échecs de casting peuvaient engendrer des réactions contreproductives".
 





 

Ismael Lawal
Correspondant d'Alwihda Info à Yaoundé, Cameroun. +237 695884015 En savoir plus sur cet auteur