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AFRIQUE

Cameroun/ Samuel Mvondo Ayolo: la fierté du peuple Ekang


Alwihda Info | Par - 8 Juin 2020

Dans une contribution récemment publiée dans la presse camerounaise, Mme Adèle Mballa Mbia soutient que l’actuel ministre, Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, présente, à partir de son pedigree authentique, le profil physique et psychologique parfait de l’homme Beti ou Ekang. La sociologue fait ici allusion à l’ensemble des éléments et des facteurs ascendentaux et transcendantaux de la naissance de Samuel Mvondo Ayolo et de son environnement naturel et culturel. Lecture !


Cameroun/  Samuel Mvondo Ayolo: la fierté du peuple Ekang
« D’emblée, il est toujours convenable dans de telles circonstances, au cours desquelles, les trames essentielles qui permettent le cernement des individus ou des communautés, sont confrontées à la rigueur des méthodes scientifiques, de circonscrire la question afin de lui trouver un périmètre visible, susceptible d’être normalement légitimé par tous les observateurs sûrs, parce que expurgée de la charge émotionnelle ou subjective. La nécessité de la clarification s’impose alors, d’autant plus que certains concepts, ressortent le plus souvent, des dynamiques heuristiques des sciences sociales ou humaines (histoire et la sociologie par exemple), dans le but de donner à l’idiosyncrasie, les arguments réels qui valident toute la suavité de leur pertinence.
L’histoire et la sociologie comme sciences, se fondent parfois sur des clichés parfois des plus invraisemblables, qui naissent même des découvertes et rencontres hasardeuses. Par exemple quand on vous dit que le célèbre navigateur Christophe Colombe a découvert l'Amérique, cela relève d’une factualité historique, qui elle-même, procède d’un tropisme géographique et culturel, qui postule tout simplement que ce bout du globe terrestre, était en fait une partie du monde qui n’était pas encore connue par les Européens. Car ceux-ci se considéraient comme étant le centre du monde. Pourtant, en fait de découverte, il n’en est rien. Le brave et aventurier portugais, arrive sur des terres longtemps colonisées par des indiens.
Voilà pourquoi l’acceptation en histoire ou en sociologie n’est jamais définitive. Elle dépend facilement de l’époque, et du lieu d’où on perçoit les événements. Ainsi, l’appréhension ou la taxation nominale des peuples de la forêt (pour reprendre la jolie expression du chercheur français de renommée Philippe Laburthe- Tolra, amoureux passionné de notre histoire et de notre anthropologie, dont l’un des livres de référence a pour titre, « Les Seigneurs de la Forêt. Essai sur le passé historique, l’organisation sociale et les normes éthiques des anciens Beti du Cameroun»), qui ont investi pratiquement toutes les régions Sud et Est du pays, rentre dans ce registre relativement discursif et complexe, à cause des similitudes basiques profondes et de l’apparition somme toute normale de facteurs de distanciation qui nourrissent parfois de faux débats politiciens.
Pour être plus synthétique, les peuples Pahouins sont pratiquement les mêmes peuples, désignés sous le triptyque Beti-Bulu-Fang ou encore carrément Beti ou Ekang. Chacune de ces désignations, ayant une histoire propre, et qui contribue heureusement, à chaque fois, à conforter l’unicité culturelle et sociologique de ces peuples et à expliquer le voisinage géographique de ses différentes aires, qui est la matérialisation topologique de son cousinage ancestral.
De tels prérequis, nous fondent à questionner, pour les mettre en évidence, les traits prédominants et essentiels de la personnalité et du personnage du Ministre Samuel Mvondo Ayolo. En réalité, pour peu que l’on soit attentif, ces éléments de reconnaissance, tels des signes de duplication cabalistique, font apparaitre efficacement les idéo-types, socio-types ou psycho-types fondamentaux de l’homme Beti dans son imaginaire d’origine.
Pour bien appréhender le portrait du Ministre, Directeur de Cabinet Civil, il faut brièvement rappeler les spécificités de l’homme Ekang, dont la base descriptive du portrait est le Nti ou le Ntomba, c’est-à-dire le Seigneur. C’est de cette semence millénariste providentielle, que les traits suivants apparaitront :
- La Générosité (Akap- Afang) ;
- L’humilité et la courtoisie (Edjot Gnoul) ;
- Communautariste et familiariste, connaisseur et protecteur des lignages (Abiale, Avuman) ;
- Le souci de l’excellence, de la référence dans l’art de reconnaitre les mérites de son prochain et de l’étranger parce qu’il est Seigneur (Olou’ou) ;
- Maitriser les ficelles de l’éloquence (A Yem Nkobo) ;
- La reconnaissance de la transcendance (Dieu) ;
- La reconnaissance de l’au-delà (le respect des ancêtres);
Samuel Mvondo Ayolo…Tout vous apparait à la vue de l’homme, dans son déploiement, qui harmonise la prestance physique et son avenance d’Apollon. Mvondo Ayolo, c’est l’intellectuel humble. Tout cela se voit dans sa capacité d’adaptation et de congruence dans des situations les plus inattendues ou opposées ( Rencontre avec les diplomates à Paris ou prise de parole à l’hôtel Hilton à Yaoundé, où encore dans une discussion à l’intérieur de sa propre famille, où avec des assemblées villageoises du Sud, où beaucoup plus spectaculairement dans un improbable échange fortuit, animé et tout à fait respectueux de ses interlocuteurs, en plein ravitaillement de carburant, dans un coin d’une station-service d’une ville de son terroir).
L’homme étale alors sa bonhommie, sa jovialité, sa sagacité intellectuelle et sa connaissance des us et coutumes, en usant au besoin d’une méthodologie qui n’a rien à envier à la maïeutique socratique pour convaincre son auditoire, dans une accentuation onctueuse et un roulement de langue authentique, sans pression et sans énervement, en citant les noms, les événements et les lieux de référence.
Doté d’une nature très conviviale et bienfaisante au rebours de l’arrogance et de la recherche effrénée de la reconnaissance et de la respectabilité sociales, très fréquente dans le comportement de nombreuses élites Beti, Mvondo Ayolo, détonne vraiment.
C’est ce caractère bien moulé dans la psychologie fondamentale des Beti où l’homme réconcilie certains facteurs dont le mariage n’est pas toujours très évident comme (Fils de riche/ proche des pauvres ; Intellectuel/ humble ; Haut fonctionnaire/ Généreux qui aide les usagers et combat ardemment la corruption etc, qui permet de comprendre facilement son surnom de SAM, parmi les plus populaires de tout son Dja et Lobo natal.
Samuel Mvondo Ayolo. Fils de Béti. le Mfang Mot (l’homme de bien. Bien éduqué, avec de bonnes manières. Propre et altruiste). L’homme qui s’affirme dans un couloir de l’honneur, où la duplicité, la couardise, la félonie et la veulerie ne sont appelées nulle part, et sont regardées avec dédain et méprise, comme des attitudes de renégats et de scélérats. Son profil intellectuel et professionnel, l’a amené, grâce la considérable fortune de son géniteur, Moise Ayolo (Ntomba Man Beti, digne fils Béti, prince Béti), et, en conformité avec les habitudes des grandes cours Beti de l’époque, dans le souci de conforter son éducation élitiste, dans la perfection du bon caractère, dans la recherche de la connaissance et de l’organisation de la société moderne, et de la maitrise des choses de l’esprit, à respecter les volontés de son père, en allant achever son lycée en Europe et en se formant avec performance et hauteur, en Sciences Politiques et en Relations Internationales dans l’une des meilleures universités françaises dans la ville de Lyon en France.
Aujourd’hui, personne n’est surpris par le cours des événements. Les étapes d’une vie se succèdent mécaniquement « stape by stape ». et ce n’est vraiment pas un hasard, si Samuel Mvondo Ayolo, digne fils Ekang et Ministre Directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République, siège aux côtés de S.E.M Paul Biya, Président de la République, consacré définitivement depuis 2010 au Comice d’Ebolowa, dans le Sud, comme le Nnom Ngui, Chef Suprême des initiés, Grand Maitre de la Lumière des Ekang… »