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AFRIQUE

Cameroun/Transport clandestin : La phase répressive dès le 08 juillet


Alwihda Info | Par - 30 Avril 2019 modifié le 30 Avril 2019 - 10:41

C’est ce qui ressort d’une concertation qui a eu lieu au ministère des Transport le 29 avril dernier, et cours de laquelle les syndicats se sont engagés à lever leur mot d’ordre de grève projetée le 25 mai 2019.


Les syndicalistes des transports routiers face à la presse.
Les syndicalistes des transports routiers face à la presse.
Au Cameroun, le transport clandestin est un mal endémique qui prive l’Etat des ressources financières importantes en termes de fiscalité. Dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala, tout le monde s’y adonne, certaines forces de l’ordre se faisant même complices actifs ou passifs. Face à la montée fulgurante de ce phénomène, le présidents des syndicats nationaux des transports routiers ont exprimé leurs attentes au gouvernement, assortie d’un préavis de grève piquée projetée le 25 mai 2019 devant les services du Premier ministre.
Finalement, la voie du dialogue et la concertation a prévalu et le préavis de grève a été levé. C’était à l’issue d’une concertation tenue le 29 avril, sur très haute instruction du président de la République, relayé par le Premier ministre, et qui a réuni le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, le Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, ceci en présence des représentants du secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale et du délégué nationale à la sûreté nationale (police).
On se rappelle que le 08 avril dernier, dans le cadre de la lutte contre la pratique du transport clandestin, des sites avaient été identifiés comme point d’embarquement d’exercice des activités des opérateurs de transport routier urbain et péri-urbain, en ce qui concerne les villes de Yaoundé (20 sites) et de Douala (14 sites). Le ministre des Transports invitait alors les occupants illégaux desdits sites à se conformer à la réglementation en vigueur. A cet effet, il leur accordait un délai de trois mois, à compter du 08 avril pour régulariser leur situation administrative ou alors cesser toute activité de transport illégale. A peine un mois dans la phase de sensibilisation, les syndicats sont monté au créneau pour projeter une grève piquée devant les services du Premier ministre, ignorant ainsi le chronogramme arrêté.
Plate-forme d’échanges
Dans une déclaration commune signée par tous les acteurs et lue par le Guy Olivier Ndie Fotie, président du SYNTRACAM, d’importantes résolutions ont été prises : publication d’un communiqué du ministre des Transports rappelant à tous les automobilistes de respecter la limitation des zones d’exercice de leurs activités telle que prévue par la réglementation ; prise en compte des attentes relatives à la mise sur pied d’une équipe mixte effective, permanente et fonctionnelle de lutte contre le transport routier clandestin, reprise du pouvoir de répression du ministère des Transports, en liaison avec les forces de maintien de l’ordre, en vue de trouver une satisfaction dans les meilleurs délais et reprise du contrôle répressif le 08 juillet 2019.
En attendant, il a été mis en place une plate-forme d’échanges entre le ministère des Transports et les organisations syndicales du secteur des transports routiers. Avant le 08 juillet, une réunion élargie au ministre de l’Administration territoriale et au ministre de la Décentralisation et du Développement local sera convoquée pour les modalités pratiques de lancement de la phase répressive. Ainsi, compte tenu de la prise en compte par le gouvernement des attentes et préoccupations des organisations syndicales et des efforts consentis dans le cadre de la lutte contre le transport clandestin, les syndicats ont finalement décidé de lever le préavis de grève piquée projetée le 25 mai 2019. Ils appellent par conséquent leurs syndiqués à vaquer normalement à leurs activités.