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AFRIQUE

Cameroun : le maire de Dibombari trainé en justice par son premier adjoint


Alwihda Info | Par - 12 Novembre 2021

La majorité du MPCN qui contrôle le conseil municipal de Dibombari a failli voler en éclat, à la suite d’une fronde menée par le 1er adjoint au maire, Elongo Kingue Samuel. Heureusement que la raison a prévalu et le maire Bejedi Ndame Justin continue à mener sereinement la barque, avec le soutien d’une très forte majorité des conseillers et du soutien de la population satisfait des réalisations.


Certains militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) de Dibombari, mécontents de l’issue des investitures n’ayant pas pris en compte, selon eux, les aspirations de la base, avaient décidé, lors des élections législatives et municipales de février 2020, d’aller se faire investir par le Mouvement des Patriotes pour un Cameroun Nouveau (MPCN).

Au sortir du scrutin, leur liste a été élue à la majorité relative ce qui leur a permis de remporter 27 des 35 sièges contre 08 pour le RDPC. Au lendemain des résultats, des élites RDPC vont essayer de faire annuler cette élection au Tribunal administratif de la Cour d’appel de la région du Littoral, où le maire entrant a eu gain de cause. Une sentence qui sera confirmée par la Cour Suprême. Après six mois de gestion, le nouvel exécutif municipal MPCN, conduit par le maire Bejedi Ndame Justin, a enregistré ses premières fissures. Le 1er adjoint, Elongo Kingue Samuel et certains conseillers, à l’instar de Eboue Bollanga Romuald (MPCN), Philibert Kome (RDPC) et Nguime Wanga Elie (RDPC), vont organiser une fronde pour mettre le maire en minorité. L’affublant des « accusations grotesques ».

N’ayant pas été suivi par la majorité du conseil municipal, les frondeurs vont déposer une plainte au Tribunal Criminel Spécial (TCS). Les chefs d’accusation portent sur : « les recrutements abusifs ; la gestion opaque de la mairie ; le détournement des bons de carburants et des frais relatifs aux visites du préfet ; la création des sociétés fictives », le tout pour un montant de 700 millions de FCFA distraits au terme du premier exercice de leur mandature.

La rumeur se répand comme une traînée de poudre. Il se susurre l’imminence de la mise aux arrêts du maire. L’ouverture des enquêtes préliminaires, le 28 juin 2021, amènent les dissidents et les élites RDPC de l’arrondissement de Dibombari à entretenir le suspense. Finalement, le maire Bejedi Ndamé Justin va se décider de faire une communication solennelle, à l’endroit des conseillers et du personnel pour faire la lumière sur cette nébuleuse, qui a contribué à affaiblir l’ardeur de plus d’un au travail.

Des accusations affabulatrices
Sur les recrutements fictifs dont on l’accuse, il dira qu’il s’agit en fait de la contractualisation du personnel temporaire qui est en poste avant son élection dans les différents services (à l’instar de la Radio FM de la mairie de Dibombari, le Centre de santé intégré de Dibombari, la Gare routière de l’échangeur Bekoko et des cinq carrières qui opèrent dans la Commune de Dibombari), régissant de la compétence de la mairie. Quant à la gestion des recettes des permis de bâtir, il a été prouvé que les paiements sont faits auprès des services compétents et que la rigueur implémentée, a permis de réaliser des recettes allant du simple au triple.

S’agissant des détournements de bons de carburant, les fondeurs accusent le maire d'avoir distrait 70 millions de FCFA, pour un parc automobile qui ne dispose que d’un seul véhicule et pour une seule visite effectuée par le préfet du Moungo. Pour finir, sur la non-tenue des sessions conseils municipaux depuis leur prise de fonction, le maire Bejedi Justin va préciser que quatre sessions ont été tenues au cours de l’exercice 2020 et que pour cette année la dernière session du conseil municipal tenue le 9 mai 2021, a été consacré à la validation du compte administratif.