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AFRIQUE

Centrafrique : A Obo, les réfugiés fêtent leur journée dans la solidarité et l’espoir


Alwihda Info | Par Arène-Jonathan Mosseavo - 21 Juin 2019 modifié le 21 Juin 2019 - 15:31


Coupure du ruban inaugural du pavillon hospitalier par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique. © A-J.M
Coupure du ruban inaugural du pavillon hospitalier par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique. © A-J.M
Une pluie a arrosé la ville en cette journée du jeudi 20 juin 2019, quelques minutes après l’arrivée des délégations venues de Bangui, la capitale pour les festivités de la Journée Mondiale du Réfugié à Obo, chef –lieu de la Préfecture du Haut-Mbomou, située à l’Extrême Est du pays.

Le choix de la ville se justifie par l’afflux des réfugiés du Soudan du sud arrivés en Centrafrique, en 2015 à Bambouti, précisément puis relocalisés à Obo en 2016.

En Centrafrique, le thème de la journée « aider les réfugiés à trouver les solutions durables à leurs problèmes » est une invitation à être solidaire avec les réfugiés afin que ceux-ci puissent passer de l’assistanat pour se prendre dignement en charge, a expliqué le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Henri-Wanzet Linguissara. En d’autres termes, si les réfugiés bénéficient de la solidarité dont ils ont besoin, ils vont contribuer au développement du pays d’asile, a ajouté le Représentant de l’UNHCR en Centrafrique, Buti Kale. La solidarité dont nous parlons ici, les autorités et le peuple centrafricain l’ont très bien démontré : frontières ouvertes, portes ouvertes et cœurs ouverts, les réfugiés sont bien reçus en terre centrafricaine. Poursuivant sa tradition d’hospitalité, le Gouvernement Centrafricain a offert la possibilité aux réfugiés qui souhaiteraient rester vivre en RCA, pour les raisons multiples, d’avoir accès à des statuts alternatifs comme la carte de résident avec des conditions allégées.

Photo de famille. © A-J.M
Photo de famille. © A-J.M
A en croire le Préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayoko, la célébration de la Journée Mondiale des réfugiés à Obo est une occasion pour les autorités administratives de rappeler les engagements du gouvernement centrafricain quant à la protection et la sécurité des réfugiés conformément à la Convention de Genève sur les statuts des réfugiés ratifié par la RCA en 1951 ainsi que d’autres textes. Donc, un réfugié a le devoir de se conformer aux lois du pays tout comme les autres citoyens, a précisé le Préfet.

Cette solidarité s’est concrétisée à l’occasion de la célébration au camp des réfugiés du Sud-Soudan. Des réfugiés de la RD Congo, déplacés peulhs et des habitants d’Obo ont chanté – dansé ensemble pour témoigner leurs proximités. Cette solidarité prépare à la fin de la protection internationale des réfugiés, a indiqué le Ministre Wanzet.

Moment de joie mais aussi une opportunité pour faire des plaidoyers auprès du gouvernement et des partenaires pour répondre à certains besoins. L’UNHCR, a répondu favorablement à deux doléances en appuyant les constructions d’une école proche du camp et d’un pavillon hospitalier dans la concession de l’hôpital d’Obo qu’il faut équiper. Le représentant de l’UNHCR, Buti Kale a rassuré que le pavillon sera équipé avec le soutien du HCR et des autres partenaires.

Animation par des majorettes réfugiées de la RD Congo. © A-J.M
Animation par des majorettes réfugiées de la RD Congo. © A-J.M
A Obo, il y’a aussi des déplacés internes qui ont fui des violences à Zémio – Mboki et Gambo pour être là.

Pour conclure, le Représentant de l’UNHCR en Centrafrique, a présenté la situation des réfugiés dans le monde qui compte aujourd’hui plus de 68 millions de personnes fuyant la guerre, la violence et la persécution, dont plus de 41 millions de déplacés internes, environ 26 millions de réfugiés et demandeurs d’asile.