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AFRIQUE

Congo : Jean Marie Michel Mokoko autorisé à assister aux obsèques de sa mère


Alwihda Info | Par Bertrand Aristide Elenga - 23 Octobre 2019 modifié le 23 Octobre 2019 - 16:47

Condamné en mai 2018, à 20 ans de prison ferme, pour atteinte à la sûreté intérieure et détention illégale d’armes et munitions de guerre, le général Jean Marie Michel Mokoko, sera présent aux obsèques de sa mère. Cette information révélée, le 22 octobre 2019 via son compte twitter, par le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, démontre combien le chef de l’Etat congolais reste un humaniste avéré.


Le général Jean Marie Michel Mokoko lors de son procès.
Le général Jean Marie Michel Mokoko lors de son procès.
L’ex chef d’état-major des forces armées congolaises (FAC), Jean Marie Michel Mokoko, va quitter momentanément les murs de la Maison d’arrêt de Brazzaville. Il regagnera sa famille pour mieux organiser les obsèques de sa mère décédée à Pointe-Noire, le 18 octobre dernier.

Selon, le tweet du porte-parole du gouvernement congolais, cette sortie de prison intervient à la suite d’une instruction du président de la République : « sur instruction du chef de l’Etat, en concertation avec la famille, des dispositions seront prises pour les obsèques incluant son fils », entendu Jean Marie Michel Mokoko.

Ainsi, le président Denis Sassou N’Guesso fait, comme à son habitude, preuve d’humanisme, en permettant à Jean Marie Michel Mokoko de prendre une part active aux funérailles de celle qui lui a donné la vie. Expression de sa sensibilité et de son humanisme, cette décision est à inscrire dans la volonté du président congolais de respecter les usages culturels africains et congolais dans de pareilles circonstances. Ce ne sont pas les procès d’intention et les caricatures qui effaceront ce côté humain qui le caractérise toujours.

Le général Mokoko n’est pas la première personne à bénéficier de l’humanisme et de la générosité du président Sassou N’Guesso. En son temps, le président fondateur du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), Bernard Kolelas (paix à son âme), grand opposant radical au régime de Sassou, avait aussi bénéficié de la magnanimité du chef de l’Etat congolais. Ce qui lui permit, après 8 ans d’exil, de rentrer au pays, le 8 octobre 2005, pour organiser les obsèques de sa femme, décédée à Brazzaville, malgré les condamnations prononcées alors, en son encontre par la justice.

A Brazzaville, et dans les réseaux sociaux, cette permission de sortie accordée à Jean Marie Michel Mokoko est saluée par les citoyens et politiques de tout bord.