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AFRIQUE

Contrefaçon: Des produits cosmétiques saisis à Yaoundé


Alwihda Info | Par - 19 Octobre 2017

L’opération ayant conduit à la saisis des 11 000 produits cosmétiques non conformes était menée par la délégation départementale du département de la Mefou et Afamba.


La dangerosité de ces produits reste à établir.
La dangerosité de ces produits reste à établir.
C’est dans une localité de la région du Centre que se trouve l’usine de fabrication de ces produits de beauté contrefaits. L’unité de production a été mise sous scellé le 13 octobre 2017 par le délégué régional du Commerce du Centre Romuald Ombede Nama. Dans sa suite, le délégué départemental du Commerce Mbarga Claude Armand et les forces de maintien de l’ordre. Ce « laboratoire » situé dans un appartenant non loin d’une station-service dans une banlieue de Yaoundé à Nkoabang, est selon un voisin du propriétaire des lieux, une demeure toujours fermée en journée et sert aussi de lieu habitation. Les portails s’ouvrent la nuit pour laisser passer des camions et d’autres véhicules qui entrent pour transporter des marchandises pour écoulement sur les marchés camerounais. Pendant le déroulement de l’opération de mise sous scellé, une dizaine de personnels déjà en poste a tout simplement été obligée de libérer les bureaux.
Selon le délégué régional du Commerce pour le Centre, « ce sont des tubes, crèmes, laits trouvés dont on doute de l’origine et de la qualité. C’est ce qui justifie notre présence sur le terrain ». Suite aux enquêtes menées pendant des mois pour la recherche de cette entreprise située dans un domicile privé appartenant à un fonctionnaire, étape par étape, la délégation départementale du commerce de la Mefou et Afamba a mis la main sur le corps du délit le 12 octobre dernier.
A en croire le délégué régional du Centre, « ces produits se retrouvent dans les parfumeries, les marchés, sans savoir où ils sont fabriqués. Ces produits à notre connaissance, n’ont pas de certificat de conformité, une autre raison pour qu’ils ne se retrouvent pas dans les marchés. La descente des éléments du ministère du Commerce visait à s’assurer que cet opérateur économique disposait de l’autorisation d’exercice de cette activité. Selon la règlementation, affirme le délégué régional, « lorsque l’infraction est constatée par la mise en vente des produits non conformes à la réglementation, on doit les enlever du marché. Si ces produits sont dangereux, on va procéder à leur destruction. S’ils ont un problème de conformité à l’étiquetage, on peut reformuler par rapport à l’étiquette… ». Par ailleurs, s’ils sont non dangereux à l’usage humain, l’on exigera un recyclage automatique. Jusqu’au moment où se trouvait l’équipe ministérielle, il n’était pas possible de se prononcer sur l’aspect lié à la dangerosité de ces produits.
En l’absence d’un certificat de conformité, c’est dire que ces produits n’ont pas le droit d’être vendus dans les marchés, la réglementation a prévu des sanctions quoi vont jusqu’ au payement des amendes. Dans le cas de la destruction de ces produits, c’est au frais du producteur. Pour le reste, la police judiciaire peut saisir de l’affaire pour besoin d’enquêtes.








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