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AFRIQUE

Côte d’Ivoire/Droits des populations clés et LGBTI : La Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme appelle au respect


Alwihda Info | Par Narcisse Yao - 27 Novembre 2018 modifié le 27 Novembre 2018 - 11:07


La Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO) a appelé au respect des droits des personnes clés et LGBTI (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre, Intersexué). C’était à la faveur d’un atelier portant : « Plaidoyer à l’endroit des patrons de presse pour une meilleure couverture médiatique de la problématique des populations clés dans le contexte d’atteinte des objectifs 90-90-90. ».

Organisé par l’ONG Alternative-CI dans le cadre de son projet ACT « Advocacy and other Community TACTICS » fiancé par l’Union Européenne et en partenariat avec le Réseau des Professionnels des Médias, des Arts et des Sports engagé dans la lutte contre le SIDA et les autres Pandémies en Côte d’Ivoire (REPMASCI), cet atelier s’est déroulé le 22 novembre, à l’hôtel Résidences Koriet d’Abidjan-Cocody.

Par la voix de Dr Jean Marc Yao, secrétaire national chargé du genre et des personnes vulnérables à la LIDHO, la résolution 275 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) adoptée lors de sa 55e Session ordinaire tenue du 28 avril au 12 mai 2014, à Luanda en Angola, « protège contre la violence et autres violations des droits humains de personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée ».

Il a précisé que cette résolution condamne d’une part, la violence croissante et les autres violations des droits de l’homme. Notamment : l’assassinat, le viol, l’agression, la détention arbitraire et d’autres formes de persécution de personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée. Et d’autre part, les attaques systématiques perpétrées par des acteurs étatiques et non étatiques contre des personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée.

Dr Jean Marc Yao a également signifié que ladite résolution invite les Etats parties à s’assurer que les défenseurs des droits de l’homme exercent leurs activités dans un environnement propice exempt de stigmatisation, de représailles ou de poursuites pénales en raison de leurs activités de défense des droits de l’homme y compris les droits des minorités sexuelles.

Il a aussi ajouté qu’elle prie instamment les Etats de mettre un terme aux actes de violation et d’abus, qu’ils soient commis par des acteurs étatiques ou non étatiques. Notamment, en promulguant et en appliquant effectivement des lois appropriées interdisant et sanctionnant toutes les formes de violence, y compris celles ciblant des personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée. Puis, en garantissant une enquête appropriée et la poursuite diligente des auteurs, ainsi que des procédures judiciaires adaptées aux besoins des victimes.

Le secrétaire national chargé du genre et des personnes vulnérables à la LIDHO a ainsi sensibilisé les journalistes et patrons de presse à une perception dépassionnée et pour une couverture plus éthique et documentée à l’endroit des populations clés, ainsi que leur prise en charge.

Pour Njaboué Philippe Gervais, président de l’ONG Alternative-CI, qui a pour mission l’éducation en santé sexuelle des populations LGBTI et les questions de droits humains liées à l’orientation sexuelle, il a au cours de sa communication plaidé pour le respect des droits des populations clés et LGBTI. Car dira-t-il : « Les populations clés et LGBTI sont souvent victimes d’agressions, de mépris, de stigmatisations, etc. ».

Expliquant la pertinence de l’atelier, Njaboué Philippe Gervais, par ailleurs chef du projet ACT, a relevé qu’il était nécessaire d’impliquer les patrons de presse, en vue de les sensibiliser, de sorte à faciliter l’accès à l’information dans leurs publications. Il a enfin lancé un appel pour des productions médiatiques moins passionnées et stigmatisantes à l’égard des populations clés et LGBTI.