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ANALYSE

Djibouti/Cupidité sans bornes: Le tyran Guelleh et son épouse Khadra Haid ont créé la fondation « droit au logement pour tous » pour dépouiller les rares travailleurs djiboutiens


Alwihda Info | Par Mouvement patriotique "IOG doit partir" - 18 Septembre 2016


Djibouti/Cupidité sans bornes: Le tyran Guelleh et son épouse Khadra Haid ont créé la fondation « droit au logement pour tous » pour dépouiller les rares travailleurs djiboutiens
Il y a deux jours, le despote Guelleh a donné une interview, en somali, à sa chaîne de propagande la « Radio Télévision de Djibouti » (RTD) où il annonçait la création d'une fondation portant l'appellation trompeuse « droit au logement pour tous ». Au cours de cette interview, il a martelé qu'il allait faire de ce projet son cheval de bataille, la priorité de son « nouveau mandat ». « Je suis d’autant plus déterminé à œuvrer en faveur de l’objectif visant à offrir un toit à tous nos compatriotes que, il s’agit là d’une de mes principales promesses de campagne électorale de la dernière élection et que, le logement a valeur aussi de préalable incontournable à la perspective même de prétendre à une vie digne et décente » a indiqué le tyran Guelleh lors de cette interview complaisante menée par le journaliste-maison, le larbin Mohamed Daher. Vaste et ambitieux programme !

Il faut reconnaître que les mots pour décrire ce projet claquent comme une promesse inédite, un programme révolutionnaire. Sauf que cette soi-disant nouvelle promesse n'est pas si inédite que ça puisque l'occupant de beit-el-wali nous la sort à chaque mascarade électorale. En 1999, IOG a publié dans le cadre des présidentielles une brochure intitulée « ma contribution à la réflexion sur le devenir du pays », un document sans doute réalisé par son préposé à la paperasse Naguib Ali Taher. Dans cette brochure, on peut lire un certain nombre d'engagements du tyran Guelleh comme la promesse de favoriser l'accès à un « logement décent » à tout citoyen tout en engageant une « lutte sans merci contre l'habitat insalubre ». Une promesse qu'il va réitérer en 2005 lors de sa réélection. « Sur le chemin du développement », tel fut le titre du programme politique du candidat sortant. Inutile de préciser que le chemin d’accès au développement ne fut jamais balisé, encore moins tracé. En réalité, le pays va emprunter un chemin tortueux hérissé d'obstacles comme la famine, le sous-développement, la dictature, l’oppression, la corruption, le mal-logement, etc.

« Droit au logement pour tous » n'est qu'une vaine formule, un attrape-nigaud. Un projet concocté par le couple de haramous Guelleh/Khadra pour dépouiller les rares salariés djiboutiens. Après avoir mis main basse sur les maigres richesses du pays, mis en coupe réglée l’économie nationale, piller les biens publics, s'accaparer le patrimoine de l'état, confisquer l'argent du trésor public, détourner l'aide au développement, ce couple de malheur veut fouiller dans les poches des travailleurs djiboutiens. Tous les moyens et prétextes sont bons pour arnaquer le peuple. Cette fois-ci, il s'agit de l'arnaque à la solidarité : « Je fais appel à la générosité de tous nos compatriotes pour se joindre aux efforts visant à rendre possible l’acquisition d’un logement pour tous à Djibouti » a adressé le despote Guelleh à l'adresse de la population djiboutienne. Aussi, il exhorte les Djiboutiens « à apporter massivement leurs contributions respectives à la réussite de ce projet louable, à haute valeur morale ». Décidément, ce couple diabolique ne recule devant rien quand il s'agit de prédation et d'arnaque. Le régime de Guelleh/Khadra a décrété de dépouiller les travailleurs djiboutiens pourtant précarisés par la mal-gouvernance. Accablés déjà par d'impôts en tous genres, voilà qu'ils sont désormais sommés de mettre une fois de plus la main dans la poche, des poches aux maigres bourses. Les travailleurs djiboutiens qui n'arrivaient pas à joindre les deux bouts doivent dorénavant casquer sous le prétexte fallacieux de « contribution patriotique », en l’occurrence contribuer à la réalisation d'un hypothétique projet de « logement pour tous » initié depuis haramous.

On ne change pas une formule qui rapporte. La patrie a bon dos : juste après l'indépendance nominale, l'autocrate Gouled instaure une taxe dite « contribution patriotique », en faisant voter par sa chambre d'enregistrement la loi N°LR/77-005. En décembre 1991, Gouled récidive en créant l'impôt dit « contribution patriotique à l’effort de guerre ». La Loi n°185/AN/91/2ème L portant création d'une contribution patriotique établie à titre exceptionnel sur les traitements et salaires de l'année 1992 stipule dans son article 1er qu'il « est institué au titre de l’année de 1992 et à titre exceptionnel, une contribution patriotique sur les Traitements et Salaires versés à des personnes physiques par les employeurs ou organismes résidant à Djibouti ». En 1995, le taux de cet impôt a été porté à 15%. Un véritable racket.
Le couple de haramous ne déroge pas à la tradition instituée par leur père spirituel Gouled. Le tandem IOG/Khadra pousse même le bouchon un peu loin, en fouillant notamment jusque dans les poches peu garnies des travailleurs djiboutiens. Officiellement, ce couple de malheur a été obligé de faire appel à la générosité des Djiboutiens dans le seul but « de résoudre le problème de l’habitat et répondre aux besoins des citoyens ainsi que de soutenir toute action en faveur de l’accès au logement pour tous ». Balivernes !

L’arnaque à la solidarité, un créneau très lucratif pour la famille régnante. Une fois, on sollicite la population djiboutienne pour venir en aide aux palestiniens. Une autre fois, il s'agit de secourir nos voisins somaliens victimes de la guerre civile. Enfin, il a été question récemment de l'accueil du peuple yéménite fuyant les bombardements des avions alliés (les Saoud et consorts). A chaque fois, le couple présidentiel amasse une petite fortune. L'argent collecté ne parvient bien entendu jamais aux véritables nécessiteux, le pactole tombe plutôt dans le tonneau des danaïdes que sont les poches du couple prédateur. Les malheurs des uns font le bonheur des autres. Les réfugiés yéménites qui sont parqués dans un no man’s land près de la ville d’Obock n’ont même pas vu la couleur des millions de nos francs octroyés généreusement par les Djiboutiens. Le magot est bien thésaurisé dans un coffre-fort de la caverne d'Ali Baba, le palais de haramous.

Au royaume d'Ali Baba et les 40 voleurs, on n'est jamais à court d'idée pour spolier les administrés. Des travailleurs qui vont être obligés de payer le pizzo au couple mafieux qui dirige le pays. Il est clair comme l'eau de roche pour tout le monde que le soi-disant projet de « logement pour tous » promu par ce couple est une vaste fumisterie. Et pour cause, le pouvoir en place ne s’est jamais préoccupé du bien-être de la population djiboutienne. Il l'a toujours maintenu dans le dénuement le plus total.

A-ton jamais vu un loup défendre un agneau ? Ou un chacal secourir une brebis ? C’est non. Le jour où ce couple mafieux et kleptomane, affameur patenté d’une population sans défense, se souciera du bien-être de celle-ci, les poules auront sans doute des dents.

Depuis l’indépendance nominale, quand on examine les réalisations par rapport au volume des fonds de l'aide au développement, une conclusion s’impose : seule une faible part des fonds ont été consacré au « développement du pays », le reste de l'argent a été détourné par la famille régnante.

En conclusion, pas un franc ne doit sortir de notre poche pour aller enrichir ceux qui nous oppriment. « Droit au logement pour tous » n’est qu’une vaine formule, une chimère. Il est de notoriété publique que le couple présidentiel n’a jamais tenu ses promesses. Et puis, le peuple n'a pas vocation de suppléer l'état. Où sont passés le fonds de l'habitat et la banque de l'habitat ? Pourquoi ne sollicite-t-on ces deux structures pour le dit projet ? Halte à l'arnaque !