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AFRIQUE

Économie numérique : vers la digitalisation des services administratifs à Brazzaville


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 4 Juillet 2018 modifié le 4 Juillet 2018 - 21:27

Une concertation des parties qui vont intervenir dans l’implémentation d’e-gouvernement s’est tenue, le 3 juillet 2018, à Brazzaville, sous la férule du ministère en charge des postes, des télécommunications et de l’économie numérique. Objectif affiché : mettre en place un comité de pilotage pour la définition des différentes étapes pour asseoir cette administration en ligne.


Le ministre Léon Juste Ibombo, à l'ouverture de la concertation.
Le ministre Léon Juste Ibombo, à l'ouverture de la concertation.
L’e-gouvernement ou gouvernement électronique ou encore administration en ligne décrit l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les administrations publiques afin de rendre les services publics plus accessibles aux citoyens et aux entreprises et d’améliorer le fonctionnement interne de l’État. Il ne s’agit pas du gouvernement « traditionnel » auquel on aurait rajouté l’Internet mais d’un processus radical de changement de la manière dont l’État travaille et communique.

A l’ouverture de cette concertation le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, a rappelé que « le gouvernement de la République s’est engagé dans sa marche vers le développement, d’intégrer la dimension digitale dans les usages administratifs, afin de fournir le service public via internet. »

Cette volonté, a poursuivi le ministre congolais, se traduit non seulement par l’implémentation des infrastructures indispensables, mais aussi par la numérisation de l’administration congolaise, qui sera un facteur essentiel le développement durable du Congo. Et de préciser « Après la création de la direction générale de l’économie numérique en mars 2018, le Congo veut anticiper sur la réalisation de certaines actions contenues dans les axes stratégiques de l’e-gouvernement. »

Aussi, Léon Juste Ibombo, a-t-il soutenu « grâce au partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), le gouvernement congolais procédera, par le biais du projet Central African Backbone (CAB), à la mise à jour de l’étude de faisabilité du projet e-gouvernement et à l’implémentation d’une plateforme e-gouvernement. »
L’utilité du e-gouvernement

Le Coordonnateur national du projet CAB, Yvon Didier Miehakanda, ce qui se définit en termes de priorités dans l’e-administration devrait être en adéquation avec les orientations stratégiques du gouvernement congolais.

« Au cœur du e-gouvernement nous avons l’accessibilité », a fait savoir Yvon Didier Miehakanda. Pour lui, la première activité du projet CAB dans le cadre de l’e-gouvernement sera la mise en place de ce qu’on appelle le système électronique intégré de gestion de la personne. Selon ses explications, il s’agira de faire en sorte que les acteurs aient un identifiant unique, qui permettra de savoir qui est qui dans toutes les phases du e-gouvernement. Une démarche qui sera utile, par exemple à l’état civil, dans le e-médecine…

Le coordonnateur du projet CAB a, en outre, souligné que l’e-gouvernement renvoie, aussi à la construction des infrastructures. C’est à niveau qu’il a justifié la nécessité de la construction du Datacenter national, afin d’héberger les données. L’e-gouvernement, a poursuivi Yvon Didier Miehakanda « ce sont également des services financiers, c’est-à-dire donner la possibilité aussi aux utilisateurs qu’à des entreprises de payer l’Etat de manière électronique. » Donc l’e-gouvernement servira à l’installation des services financiers digitaux, a conclu le coordonnateur du projet CAB.

L’e-gouvernement, caractérisé par la convergence et l’interdépendance, s’inscrit dans le cadre du processus accéléré de mondialisation, qui concerne le secteur public ainsi que le secteur privé et la société civile. Et le ministère en charge de la question multiplie, à travers ce processus qui vient d’être enclenché, les stratégies pour arrimer le pays au développement de l’économie numérique.

A noter que, cette réunion de Brazzaville qui pourrait être qualifiée de sensibilisation des acteurs relevant de l’administration publique et de la société civile a débouché sur la conclusion de mettre en place un comité de pilotage, avec pour objectif principal de pouvoir travailler en synergie à la définition des différentes étapes à franchir pour parvenir à l’implémentation du e-gouvernement.