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TCHAD

Électricité : la BAD appelle à soutenir le Tchad pour porter sa production à 400 MW


Alwihda Info | Par Afdb - 20 Mai 2019 modifié le 20 Mai 2019 - 18:48



Électricité : la BAD appelle à soutenir le Tchad pour porter sa production à 400 MW
Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, s’est engagé, vendredi 17 mai, à intensifier la coopération de l’institution avec le Tchad, à l’issue d’un entretien, à N’Djamena, avec le président de la République, Idriss Déby.

Il a, par ailleurs, lancé un appel aux partenaires au développement pour soutenir le secteur de l’énergie, afin de porter les capacités de production du pays à 400 MW par an (contre moins de 100 MW aujourd’hui).

« La Banque apportera des appuis budgétaires au Tchad en 2020 et 2021 », a indiqué le président Adesina, en référence aux besoins de financement du pays notamment dans l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’eau, l’environnement ainsi que le secteur privé et le renforcement des capacités.

Peu avant, lors d’une rencontre avec des membres du gouvernement, ces derniers avaient évoqué ces secteurs prioritaires. Le volet sécuritaire « est un préalable au développement », a averti le président de la Banque. De son côté, le ministre de l’Economie et de la Planification du développement, gouverneur de la Banque au Tchad, Issa Doubragne, a souligné que le pays comptait sur la Banque africaine de développement en termes d’investissements stratégiques.

La délégation de la Banque comptait notamment l’administrateur pour le Tchad, René Obam Nlong, le directeur général de la Banque en Afrique Centrale, Ousmane Doré, l’envoyé spécial de la Banque auprès des actionnaires, Modibo Touré ainsi que le responsable-pays, Ali Lamine Zeine, et l’économiste principal-pays, Alassane Diabaté.

A la suite de réunions avec des partenaires au développement et des représentants du secteur privé, Akinwumi Adesina a salué le leadership du Tchad en matière de sécurité et d’intégration régionale. Il a réaffirmé la détermination de la Banque à accompagner le pays dans la conduite de réformes et la rationalisation de ses choix d’investissement. Il a aussi encouragé les autorités tchadiennes à poursuivre leurs efforts pour améliorer l’environnement des affaires, attirer davantage d’investissements privés nationaux et étrangers et favoriser les PPP (partenariats public-privé) tout en demandant aux partenaires du développement de se mobiliser pour le Tchad.

L’élevage et l’agriculture représentent 15,1% et 19,4% du PIB du pays. « L’agriculture n’est pas un secteur de gestion de la pauvreté. C’est un secteur de création de richesse », a soutenu le président Adesina, qui a également proposé la contribution de la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) sur la gestion des contrats internationaux. « La Banque est prête à travailler avec le Tchad pour créer des zones agroindustrielles, qui auront le mérite de stabiliser les populations, d’accroître l’assiette fiscale et surtout de transformer les zones de misère en zones de prospérité » a-t-il avancé.

Le Tchad est membre de la Banque africaine de développement depuis 1968. En décembre 2018, le pays avait bénéficié de 81 opérations financées à hauteur de quelque 880 millions de dollars américains, sous forme de prêts et de dons. Les interventions de la Banque ont porté essentiellement sur les infrastructures (agriculture, eau, routes et énergie), le développement humain (santé et éducation). Depuis 2015, elles ont aussi appuyé les réformes économiques et financières.