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INTERNATIONAL

Étudiez aux États-Unis… et exprimez vos opinions


Alwihda Info | Par Emily Louise Bowman - S.A. - 24 Juin 2019 modifié le 24 Juin 2019 - 08:08


(Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)
Les étudiants du monde entier qui viennent poursuivre leurs études dans des universités américaines sont parfois étonnés de voir  leurs professeurs, loin de se borner aux cours magistraux, encourager la discussion et le débat.

En fait, les étudiants étrangers inscrits dans des établissements américains jouissent de la liberté académique et de la protection garantie par le Premier amendement à la Constitution des États-Unis.

« J’aimerais que les étudiants qui viennent aux États-Unis sachent que personne ne sévira contre eux pour les opinions qu’ils veulent exprimer », déclare Sarah McLaughlin, membre du groupe de plaidoyer pour la liberté académique FIRE, basé à Boston. Quand les étudiants étrangers exercent leur droit à la liberté d’expression, leur expérience devient plus valorisante, aussi bien en salle de classe qu’à l’extérieur.

Aux États-Unis, on encourage les étudiants à exprimer leurs opinions tant qu’ils ne perturbent pas la vie sur le campus, font des menaces violentes ou empiètent sur les droits des autres. Voici quelques exemples d’étudiants étrangers exerçant les libertés auxquelles ils ont droit dans les universités américaines :

Opinions politiques

En 1989, des étudiants chinois inscrits dans des universités américaines ont condamné le massacre de la place Tiananmen. En retour, le parti communiste à Beijing a menacé de les punir s’ils rentraient au pays. En 1992, le Congrès à Washington a adopté la Loi pour la protection des étudiants chinois,  qui leur permet de demander l’asile aux États-Unis pour éviter ces représailles.

Licence poétique

La cinéaste libanaise Farah Shaer a coproduit le film « Heaven Without People » tout en poursuivant des études de maîtrise sur le campus de Los Angeles de l’Université de Californie (UCLA). Le film se penche sur des sujets difficiles qu’une famille affronte lors d’un repas de fête, ce qui lui a valu d’être interdit au Liban. Mais la production a été projetée au Festival du film de Los Angeles où elle a reçu une nomination pour le prix du Meilleur film international.

Éducation sur le tas

Judith Pennywell, directrice du Centre international de l’université du Michigan (U-M), a donné aux étudiants des conseils * sur la manière de participer aux élections législatives de 2018 aux États-Unis. Évidemment, ils n’avaient pas le droit de voter au scrutin, mais Mme Pennywell les a quand même encouragés à s’impliquer dans la vie politique du campus.

Militantisme

Les étudiants en année de maîtrise employés à l’université d’Illinois à Chicago (UIC) reconnaissent que les étudiants étrangers les ont aidés à obtenir de meilleures conditions de travail.

Zukhra Kasimova, une étudiante en histoire venue de l’Ouzbékistan, a participé à la campagne revendiquant ces meilleures conditions. Dans un billet de blog où elle décrit son expérience, elle affirme : « Pour la majorité entre nous, c’était la première grève de notre vie, et probablement pas la dernière, parce qu’il y a encore beaucoup de batailles à mener contre l’inégalité. »