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POINT DE VUE

Guinée : Quelle caution pour nos candidats ?


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 12 Mai 2010 modifié le 12 Mai 2010 - 13:55


Bureau de vote en Guinée Equatoriale.
Bureau de vote en Guinée Equatoriale.

La Voix des Sans Voix

Il semble que nous sommes 10 millions d’habitants en Guinée avec 120 partis politiques dûment légalisés par l’Etat. Parmi les 120 formations politiques il y a à peine une dizaine de partis qui évoluent sur le terrain. Parmi ces partis aussi il n’y a que 4 à 5 partis qui se sont réellement repartis l’électorat guinéen. Ce que nous venons de dire n’est autre qu’un constat. Donc c’est évident.

Le fichier électoral actuel nous dit qu’il y a, à peu, près 4.200.000 guinéens qui ont l’âge de voter, donc des guinéens âgés de 18 ans et plus.

Nous prenons l’exemple dans notre propre famille. Nous avons 5 enfants tous militent dans des partis. Il se trouve que le dernier qui est né le 2 Juillet 1994 n’a pas l’âge, bien qu’il milite dans une formation politique. Sur 5 de mes enfants 1 ne vote pas. Ce qui fait que nous pouvons nous permettre d’arrondir les 4.200.000 à 5.000.000 de militants et sympathisants des partis.

Les candidatures indépendantes étant exclues, ce sont les militants et sympathisants qui cotisent pour payer la caution de leur candidat, en dehors de toute imbécillité politique. C’est ce que les tenants de la Transition doivent considérer pour fixer le caution des candidats que ce soit pour les élections présidentielles ou législatives. Car il faut empêcher à tout prix les candidatures fantaisistes.

Qu’est qu’une candidature fantaisiste?

C’est ce leader politique qui est conscient qu’il n’a ni militant, ni sympathisant derrière lui sur le terrain politique mais par imbécillité politique se porte candidat en payant une caution forfaitaire. Seulement pour se faire voire ou encombrer la scène politique pour rien.

Or, si la caution est quelque peu lourde, il refuserait de gaspiller son argent sachant qu’il ne sera pas remboursé après les élections. Car conscient qu’il n’aura pas les 5% du suffrage. Score qu’il faut au candidat pour que la caution soit remboursable.

C’est pourquoi considérer que c’est le parti qui paye la caution pour son candidat et non le candidat lui-même est un bon critère. Supposons qu’en Guinée qu’il y a 5.000.000 de partisans des partis politiques, comme nous l’avons dit tantôt, tout leader qui sait qu’il ne peut pas avoir les 5% de 5.000.000 soient 250.000 partisans pour quoi il se porte candidat? Ou alors s’il est sûr de ses partisans qu’il leur demande contribution.

Tout autre critère ou considération pour fixer la caution peut nuire dangereusement au budget des élections de manière imprévisible et jouer même sur la date des élections. Nous sommes en Guinée, nous en avons l’expérience. La Ceni ne s’en sortira avec son budget déjà bouclé dit-on.

Qu’est ce que nous voulons dire?

Nous voulons dire que cette fois ci il faudrait que la caution soit fixée au minimum à 1 milliards et demi de nos francs ou même à 2 milliards pour nous éviter des candidatures fantaisistes. Car ce sont les candidatures fantaisistes qui vont crever le budget des élections et retarder ou même bafouer le processus électoral. Personne n’est priée d’y croire.

Le comment?

Cela est plus simple que ça. Supposons qu’il y’ a 20 candidats sur le bulletin unique de vote. L’on nous dit que c’est le bulletin unique maintenant. Le problème est où? C’est dans les bureaux de vote. Les bureaux de vote seront bourrés de 20 observateurs en plus des membres du bureau de vote au nombre de 5. Car chaque candidat doit avoir son représentant dans chaque bureau de vote.

Soient 25 personnes à transporter dans chaque bureau de vote au frais de l’Etat. Et, si nous ne nous trompons pas, il y a près de 4.000 bureaux de vote en Guinée. Faisons le calcul!

D’aucuns nous dirons que ce sont des partis-salons de Conakry, il ne peuvent pas envoyer de représentants dans tous les bureaux de vote à l’intérieur de la Guinée. C’est mal connaître le guinéen. Il y a le téléphone et autres moyens de communication pour informer les gens sur place. Le candidat qui sait qu’il n’a pas de représentant, par exemple, à Lola, à Mandiana ou à Koundara, il lui suffit de téléphoner à quelqu’un de là-bas pour lui dire: « Je suis candidat de tel parti, recrute des gens pour me représenter dans des bureaux de vote. C’est l’Etat qui les paye transport, frais de séjour et perdiem ». C’est vite fait. Ce dernier aussi même s’il sait qu’il ne va pas voter pour lui, se mettra à l’œuvre pour chercher des gens pour la circonstance.

C’est ce qui est arrivé lors de la constitution des démembrements de la Ceni et des Carle (commission administrative pour l’enrôlement des électeurs). Comme tout le monde sait qu’il y a l’argent dedans, les gens se battaient massivement pour en être membres. Nous avons vu des partis se constituer sur simples coups de téléphone des leaders. Alors que ces partis n’ont jamais existé dans ces préfectures. Après les opérations de recensement ces partis ont disparu avec les Carle. Nous sommes témoin oculaire. C’est plus qu’un constat, c’est un vécu.

Nous savons que cela a coûté trop cher à l’Etat. C’est après que la Ceni et le Matap ont su tirer les leçons et rectifié le tir pour cette deuxième phase du recensement.

Ce qui a été grave aussi lors de ces opérations, c’est que beaucoup se sont inscrits, sans être sur les lieux de recensement et ils ont perçu leur perdiem par complaisance et par favoritisme. Il y a eu des détournements, certaines Carle ont voulu saboter ou même saboté le travail parce que l’argent ne vient pas, etc.

C’est ce qui risque de se passer si l’on admet des candidatures fantaisistes. Et la seule façon de empêcher ces candidatures fantaisistes c’est d’agir sur la caution. Celui qui sait qu’il peut engloutir 1,5 milliards ou 2 milliards pour rien, même si c’est volé, au moins il aurait renfloué le trésor public.

Certains diront que tous les candidats ne peuvent pas gagner cela, il y a la pauvreté. Nous leur répondons que personne n’est obligé d’être candidat. Même sur le cinquième plier de l’Islam Hadj ou le pèlerinage, Dieu (Qu’il soit Loué et Exalté) est clair là-dessus: « Le Hadj est obligatoire pour ceux qui en ont les moyens ». ça c’est dans la Religion, à plus forte raison en politique où il y a trop de faussetés dedans. Tous ceux qui ne peuvent pas payer la caution restent tranquilles. Si l’on n’est pas candidat, l’on est électeur. Un pont c’est tout. Il ne faudrait pas que les Tenants de la Transition badinent sur cela.

Et puis il faut que les choses soient claires et nettes maintenant: Nous ne voulons plus un pauvre au pouvoir en Guinée. Nous voulons quelqu’un de riche. Pas aussi un prédateur qui a contribué à agenouiller le pays, celui-ci même s’il paye sa caution nous ne voterons pour lui. Mais nous voulons quelqu’un qui a eu honnêtement sa fortune de sa propre sueur. Quelqu’un de propre et de mains propres. Heureusement la Guinée n’en manque pas, elle en a suffisamment.

Nous avons vu Général Lansana CONTE à ses débuts quand il déclarait: « Nous sommes venus pauvres au pouvoir si demain vous nous voyez avec des voitures, des villas et autres, c’est que nous les avons volés ». La suite, nous connaissons!

Puis Capitaine Moussa Dadis CAMRA: « Le pouvoir c’est quoi? Dans tous les cas moi je préfère l’honneur à l’argent… Nous ne sommes pas venus au pouvoir pour nous éterniser. Nous allons organiser des élections libres et transparentes, ni moi, ni aucun membre du Cndd et du gouvernement ne sera candidat… Nous ne passerons pas le pouvoir aux mains sales ». La suite l’on connaît…

C’est pour quoi nous ne voudrions plus de pauvre au pouvoir en Guinée. Nous allons essayer maintenant les hommes ou femmes riches, honnêtes et intègres.

En définitif nous, de l’Association Guinéenne des Sans Voix – Aguisav – la Voix des Sans Voix, suggérions au Président de la Transition Général Sékouba KONATE, à la Présidente du Cnt Mme Hadja Raby Serah DIALLO, au Pm Jean Marie DORE et au Président de la Ceni Ben Sékou SYLLA ce qui suit entre autres:

1°) – La Caution aux élections présidentielles 1,5 à 2 milliards Gnf. Pour les élections législatives: Liste nationale: 1,5 à 2 milliards Gnf; Candidat à l’uninominale : 150 à 200 millions Gnf.

2°) – Déclaration des biens et de tous les biens.

3°) – Organiser un marathon (course à pied) entre les candidats aux élections présidentielles du Palais Saikhoutoureyah au Camp Alpha Yaya DIALLO (aller et retour). Comme pour aller retirer le pouvoir des mains de Capitaine Moussa Dadis CAMARA installé dans son Qg au Camp Alpha Yaya DIALLO et le ramener définitivement à Saikhoutoureyah. Nous voulons aussi un président sain et sportif comme le Président Barack Hussein OBAMA aux Usa.

4°) – Bulletin Médical et autres.



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