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Idriss Déby : "la sécurité est un impératif de premier ordre"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 17 Mars 2019 modifié le 17 Mars 2019 - 06:46



Idriss Déby : "la sécurité est un impératif de premier ordre". © PR
Idriss Déby : "la sécurité est un impératif de premier ordre". © PR
La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEEAC) qui regroupe le Tchad, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale, a commémoré ce 16 mars la première décennie de la Journée de l'institution communautaire. Ce jour marque également la 24ème année du passage de l’Union Douanière et Economique de l’Afrique Centrale (UDEAC) à la CEMAC.

La 10ème édition de la Journée de la CEMAC est placée sous le thème : « Libre circulation intégrale, dans l’Espace CEMAC, pour la Promotion des Echanges Intra-communautaires ».

A cette occasion, le président en exercice de la conférence des chefs d'Etat de la CEMAC, chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby a appelé les Etats membres à "illuminer le chemin de l’intégration sous-régionale".

D'après Idriss Déby, "la libre circulation tant attendue depuis 54 ans, est aujourd’hui une réalité. Tout citoyen de notre espace communautaire, muni de son passeport biométrique ou de sa carte d’identité en cours de validité, peut désormais circuler librement d’un Etat à un autre".

Cette libre circulation a également pour vocation de redynamiser les échanges de biens et services entre les pays de la CEMAC. Elle constitue "une des conditions essentielles de notre émergence commune", assure le dirigeant tchadien.

D'autres défis de taille

Pour le président du Tchad, il reste un autre défi de taille, qui s’impose à l’ensemble de la communauté, celui de la paix et de la stabilité dans la sous-région. "Nous ne pouvons tirer le meilleur parti de la libre circulation intégrale sans la paix dans nos pays et la sécurité à nos frontières. Il est évident que la mise en oeuvre optimale de nos multiples projets et programmes de développement ne peut s’opérer dans un espace miné par l’insécurité, les atrocités, les destructions et les conflits", explique-t-il.

Il précise que "la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble de notre espace doit-elle, être pour (les pays de la CEMAC), un impératif de premier ordre". A cet égard, "nous devons davantage mutualiser nos forces, dans un fort élan de solidarité, en vue d’éradiquer les terroristes de Boko Haram qui nous causent tant de préjudices."

Centrafrique, Cameroun

Le président en exercice de la conférence des chefs d'Etat de la CEMAC s'est félicité de l’accord de paix signé le 6 février dernier à Bangui entre les frères centrafricains. Il invite les parties à "privilégier l’intérêt supérieur du pays qui doit être au-dessus de toute autre considération."

De même, il exhorte "les frères du Cameroun à la sagesse et au dépassement en vue de ramener la quiétude dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest  en proie à des violences sur des bases de revendication sectaire et identitaire."

Ces dernières années, les pays de la CEMAC se sont illustrés par plusieurs actions, notamment de nombreux acquis majeurs obtenus dans les domaines institutionnels, économiques et sociaux. L'institution est parvenue à l’installation récente des deux Cours notamment la Cour de Justice et la Cour des Comptes ; la fusion des deux marchés boursiers ; la mise aux standards internationaux des Institutions de formation professionnelles communautaires ou encore le processus des études de faisabilité des projets intégrateurs.