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AFRIQUE

Industrialisation au Congo : le Complexe minier de la Soremi mis en service à Mfouati


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 28 Novembre 2019 modifié le 28 Novembre 2019 - 13:41

La société de recherche et d’exploitation minière (SOREMI) est la première à installer une usine de transformation des minerais au Congo. Cette usine basée dans le village Mbandza, district de Mfoiuati (département de la Bouenza) a été inaugurée ce mardi, 26 novembre 2019 par le président Denis Sassou-N’Guesso au cours d’une cérémonie couplée avec la mise en service des réseaux électriques de Mfouati et Boko-Songho.


Une vue partielle du complexe minier de Soremi.
Une vue partielle du complexe minier de Soremi.
Le Congo dispose désormais d’une usine de production et de transformation des minerais, la première du genre . La cérémonie inaugurale y relative a été couplée au lancement des réseaux électriques de Mfouati et de Boko-Songho. Avant la coupure du ruban symbolique par le président Denis Sassou N'Guesso , quatre personnalités ont, tour à tour, pris la parole pour fixer l’opinion sur les avantages de cette usine.

Le 26 novembre est une date exceptionnelle, selon le préfet de la Bouenza, Jules Monkala Tsoumou, premier intervenant qui a souligné que c'est pour la première fois dans l’histoire économique du Congo qu’est née une industrie de production de cuivre, et c’est aussi pour la première fois qu’il est procédé à l’inauguration d’une telle industrie.

Cette usine qui emploie 1000 personnes, dont 70% des congolais est respectueuse des normes environnementales, a déclaré le président du conseil d’administration, de la Société SoremiI, Jiangyou Jiang. Il n’a pas manqué de rappeler que la production de la première cathode de cuivre a eu lieu en octobre 2016, soit trois mois après l’achèvement des travaux de l’usine des polymétaux de la Soremi..

Le ministre des mines et de la géologie, Pierre Oba a décliné les différentes phases de mise en œuvre de cette usine : la première a nécessité 16 mois de travaux. Elle a consisté en la construction d’une usine de traitement des minerais de cuivre et la construction d’une ligne de haute tension de 108 KVA de 30km pour alimenter l’usine. La deuxième qui a pris fin depuis 2018 a été consacrée à la réalisation des essais métallurgiques de zinc et de plomb à partir du gisement de Yakoubanza, situé à quelques kilomètres du site. La troisième a concerné la réalisation des usines de traitement et de production. Cette phase est en cours de finition. La dernière phase dépendra, selon Pierre Oba, de la réussite des recherches géologiques et des minerais sulfureux de cuivre.

Le ministre Pierre Oba a révélé que « les investissements consentis depuis le début du projet jusqu’à la fin de la phase 1 s’élèvent à la somme de 294.290.000 dollars américains ». Les prévisions de production étaient estimées, pour la phase 1, à 20 000 tonnes de cathodes de cuivre par an et celles de la phase 3 à 25 000 tonnes de cathodes de zinc et 20 000 tonnes de lingots de plomb par an.

En matière de normes environnementales, le ministre des mines et de la géologie a assuré que le complexe de production minière et ses partenaires chinois exercent conformément à la législation nationale et aux standards internationaux. « La Soremi exerce ses activités selon le cadre légal et réglementaire en vigueur au Congo et dispose des documents nécessaires, dont le décret 2007-288 et 289 du 31 mai 2007 portant sur le permis d’exploitation des polymétaux ».

Des conseils pratiques

L’inauguration de l’usine des polymétaux de la société Soremi a été couplé avec le lancement des réseaux électriques de Mfouati et de Boko-Songho. Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Serge Blaise Zoniaba a signifié que, la construction de ces lignes intègre le programme de l’électrification des chefs-lieux et des sous-préfectures. La réalisation des lignes, lancées ce 26 novembre, a été rendu possible grâce aux concours exceptionnel de la présidence de la République congolaise avec une contribution modeste de Energie électrique du Congo, a ajouté le ministre Zoniaba qui a profité de la tribune pour prodiguer des conseils pratiques à la population bénéficiaire.

Il a, en effet, attiré l’attention de la population sur le fait que l’électricité ne sera pas consommée gratuitement. Chacun devait ainsi faire preuve de beaucoup de responsabilités, afin de « protéger les équipements publics contre les actes de vandalismes qui conduisent à leur dégradation prématurée », a-t-il martelé.

La mise en service des lignes électriques de Mfouati et de Boko-Songho intervient après celle de Sibiti, Mayéyé et Abala, a rappelé Serge Blaise Zoniaba.