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POINT DE VUE

Ingérence politique : Louis Alliot, un européen qui veut se substituer au peuple congolais


Alwihda Info | Par Konrad Sam Lebel - 7 Novembre 2015 modifié le 7 Novembre 2015 - 11:49

Député européen et membre du parti raciste français, le Front National (FN), Louis Alliot confond et, peut-être, veut exporter la politique extrémiste que son parti mène France d’avec le Congo, pays où il n'a jamais mis pieds. Se passant maladroitement pour un spécialiste du Congo, à la faveur de son amitié avec un franco-congolais, Guy Brice Parfait Kolelas, membre du Front National, Alliot se propose de parler de l’avenir du Congo à l’UE.



A l’heure où l’Europe peine à trouver des solutions concrètes à la situation des migrants qui affluent sur son sol, il y a un acteur politique européen Louis Alliot, de nationalité française, membre du parti banni de France, Le Front National qui croit distraire les députés européens, pour aller, semble-t-il, leur parler d’un pays africain dont il obtient des bribes d’informations très souvent erronées par Internet.

Ce député européen qui n'a pas pu gagner les élections municipales dans son pays, la France veut se donner un beau rôle : se passer pour un analyste pour parler de la République du Congo, qu’il ne connait pas en réalité.

Personne ne sait quel est le rôle qu’il veut faire jouer à ses collègues députés européens sur le référendum du 25 octobre 2015 qui a vu la victoire du Oui sur le Non et ouvert les pages d’une nouvelle République au Congo. Comme un devin, détenteur d’une boule de christale, nanti du courage que lui donne sa xénophobie, Louis Alliot se propose de parler de l’avenir du Congo. Tout porte à croire que l’Europe ne l’intéresse plus.

Le fait est que l’histoire du Congo est marquée par des faits politiques qui auraient pu susciter la réaction du Front National et de Louis Alliot. Le drame de la fin de la décennie 90 en est un exemple. Pourtant aucune fois, ce parti qui veut renfermer la France sur elle-même ne s’est jamais intéressé au Congo et à son peuple.

Ce qui fait dire à beaucoup d’observateurs que l’activisme effréné du membre du parti frontiste est né de ses accointances avec Guy Brice Parfait Kolelas qui, comme lui, est membre du Front national, à cause de la nationalité française qu’il a acquise avant de revenir à Brazzaville, grâce à la magnanimité de Denis Sassou N’Guesso. Et, il devient le chantre de la démocratie au Congo depuis son ami frontiste, Parfait Kolelas a été viré du gouvernement, comme si au moment de le nommer, le Front National avait été consulté.

Buté en Europe et en France par ses penchants de nationaliste extrême, le député européen du Front National a trouvé dans le référendum tenu au Congo, le 25 octobre dernier, une occasion de faire parler de lu comme défenseur de je ne sais quoi et se passe pour un sonneur d’alarme, parce que le président Congolais a demandé à son peuple de trancher dans un débat qui divisait les acteurs politiques.

Or, il n’avait pas vu le danger dans la démocratie française, quand son opposition farouche à l’adhésion de la France à la monnaie unique européenne avait échoué au référendum. A l’occasion de cet échec, Louis Alliot n’avait pourtant pas envoyé les militants du FN dans la rue pour casser et brûler les édifices publics et les domiciles des particuliers comme l’ont fait les militants de son protégé à Brazzaville.

Membre d’un parti qui est par essence raciste et intégriste, Louis Alliot ferait même peur à ses collègues en allant leur parler de la manière de « défendre la stabilité sur le continent africain et protéger les plus faibles ».

En tout cas, en activant sa relation avec Louis Alliot pour susciter la sympathie européenne, Guy Brice Parfait Kolelas qui doit, au passage, soigner ses relations, prouve qu’il compte plutôt sur son parti français que sur le MCDDI.

Reste, malgré tout que Louis Alliot se souvienne qu’il ne sera pas élu par le peuple congolais. Il doit plutôt penser comment gagner les élections régionales qui pointent à l'horizon (décembre 2015). Le peuple souverain du Congo décidera toujours de son avenir, sans recourir au parti nationaliste français.





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