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Jeunesse palestinienne cherche futur leadership


Alwihda Info | Par Abdel Ahmat - 4 Décembre 2008 modifié le 4 Décembre 2008 - 22:35

Lors d’une conférence donnée devant des étudiants à Doha, la légiste et avocate Hanan Ashrawi a donné son point de vue sur l’état actuel de la société palestinienne. Selon elle, les leaders palestiniens doivent « se mettre de côté » et se concentrer à former le leadership palestinien de demain. Un appel qui malheureusement reste lettre morte dans une société rongée par la guerre civile, la corruption et les activités terroristes de certains jeunes.


Jeunesse palestinienne cherche futur leadership
« Nous avons besoin de la jeunesse » explique le docteur Hanan Daoud Khalil Ashrawi, fille de Daoud Mikhaïl, l’un des fondateurs de l'Organisation de Libération de la Palestine.

« Les gens de mon âge devrait apprendre à passer le relais et aider à la mise en place d’un système de soutien et de solidarité envers les nouveaux leaders » poursuit cette éloquente porte-parole de la cause palestinienne.

D’ailleurs, la décision du président palestinien Mahmoud Abbas, âgé de 73 ans, qui a menacé d’organiser des élections générales si les discussions entre son parti et celui du Hamas échouaient, ne laissent pas de chance réelle aux jeunes palestiniens dans un avenir proche, estime l’avocate dont les propos ont été rapportés par Al-Jazeera.

« Nous nous trouvons dans une situation désastreuse avec une direction qui ne connait pas le mot ‘sortie’ ». H. Ashrawi, qui fut par le passé membre élue du Conseil Législatif Palestinien a affirmé qu’elle ne se représentera pas aux prochaines élections.

« J’ai décidé de pas déposer ma candidature. En revanche vous pouvez compter sur moi pour soutenir les jeunes femmes, les jeunes leaders, la nouvelle génération qui sera candidate » a-t-elle avertit.

Bien que les terroristes du Hamas et l’organisation du Fatah possèdent leurs propres mouvements de jeunesse, des études effectuées sur la société palestinienne ont montré qu’environ 60% des jeunes palestiniens ne sont pas engagés dans un parti politique.

« La seule ‘activité politique’ se résume en réalité à jeter des blocs de pierre contre les Israéliens. Ils sont en revanche bien moins impliqués lorsqu’il s’agit d’un réel processus politique » indique Al-Jazeera.
Un nombre grandissant d’initiatives ont cependant été prises en Judée-Samarie pour tenter de promouvoir l’implication des jeunes dans la politique mais leur progression reste lente et limitée à certaines villes.

BYC est l’une de ces associations. Elle regroupe des jeunes de 18 à 25 ans issus de milieux professionnels et académiques très variés et tente de créer un lien social entre eux. Ces jeunes sont censés former la nouvelle génération de leaders dans tous les secteurs de la société.

Ce groupe centralise les besoins des jeunes palestiniens et tente d’y répondre en influant les organes de décision au niveau national et mondial. Selon Nahed Natsheh, l’un des responsables de cette organisation « les progrès se font très lentement mais ils sont perceptibles ».

« Nous essayons de former les jeunes, de leur donner de la motivation. Bien souvent, personne ne leur donne une chance. On ne leur fait pas confiance et on refuse de les impliquer ».

Si la jeunesse ne représente toujours pas un enjeu primordial pour les prochaines élections palestiniennes, elle devrait cependant rester un souci majeur de l’Autorité Palestinienne en raison du taux da natalité très élevé constatée au sein de la société palestinienne.

Source:
http://www.guysen.com/