L’audience correctionnelle du 14 janvier 2026 au Tribunal de Grande Instance (TGI) de N'Djamena a mis en lumière une affaire de rixe entre un jeune cireur de chaussures et trois élèves. Le prévenu, actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Klessoum, fait face à des accusations de coups et blessures volontaires.
Selon les déclarations du cireur à la barre, les événements se sont produits alors qu'il cherchait des clients avec un camarade. Trois élèves auraient sollicité leur aide pour la couture de leurs chaussures. Une altercation verbale éclate lorsque les élèves commentent l'état de sa tenue, en le blâmant pour ses vêtements jugés sales. En réponse, le cireur a affirmé que ses habits n'étaient pas sales, mais simplement de la même couleur que leurs uniformes.
Cette réplique a semé la discorde et provoqué la colère des élèves, qui ont asséné une gifle au cireur. Ce dernier se serait alors engagé dans une rixe violente, utilisant des projectiles tels que des morceaux de briques.
Partie Civile :
La partie civile, représentant l'un des élèves blessés, a affirmé que ce dernier avait subi des blessures graves nécessitant une hospitalisation.
Défense :
L'avocat du cireur a plaidé pour une iniquité du traitement judiciaire, notant que son client présentait également des blessures. Il a mentionné que le commissaire de police aurait financé les premiers soins du jeune cireur. L'avocat s'est interrogé sur le fait que seul le cireur ait été placé sous mandat de dépôt tandis que les trois élèves impliqués ont été libérés.
L'avocat a également dénoncé ce qu'il a qualifié de faux témoignage, citant la présentation d'une photo d'un enfant non présent lors de l'incident comme preuve.
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Justice : Le procès d'un cireur de chaussures révèle les failles d'une procédure au TGI de N’Djaména







