Le 12 janvier 2026, le tribunal de grande instance de N'Djamena a examiné l'affaire d'un militaire accusé d'assassinat. Il est soupçonné d'avoir ouvert le feu sur trois jeunes, causant la mort de l'un d'entre eux et blessant gravement un second.
Cette affaire soulève des questions importantes sur l'usage des armes, la légitime défense et la sécurité publique à N'Djamena.
Lors de son interrogatoire, l'accusé a reconnu avoir utilisé son arme. Il a expliqué qu’il avait agi sous le coup de l’alerte : après avoir été victime de cambriolages par le passé, son épouse l’a contacté pendant qu'il était de service, l'informant d'une intrusion au domicile. Se précipitant sur les lieux aux environs de 2 heures du matin, il affirme avoir aperçu trois individus et que son intention était de les effrayer. Cette explication a suscité le scepticisme du tribunal, notamment en raison de la précision des tirs à bout portant.
La partie civile présente une version radicalement différente des faits. Selon leurs conseils, les trois jeunes revenaient d'une cérémonie d'intronisation vers 21 heures et se trouvaient simplement sur la voie publique, près du domicile du militaire, lorsque ce dernier a tiré sans sommation. La victime décédée, un adolescent de 16 ans, était arrivée à N'Djamena une semaine avant les faits. L'avocat des victimes a également noté le comportement habituel du prévenu, qui aurait été coutumier des tirs de sommation intempestifs, générant un climat d'insécurité dans le voisinage.
Face à la gravité des faits et à la disproportion manifeste de la riposte, les avocats de la partie civile ont demandé une requalification des faits, arguant que l'infraction devrait être formellement traitée comme un acte criminel, mettant en avant l'intention manifeste de donner la mort.
Le tribunal, n'ayant pas été convaincu par les justifications de l'accusé, a prononcé le renvoi de l'affaire. Le dossier sera de nouveau examiné lors d'une prochaine audience pour la suite des débats.
Cette affaire soulève des questions importantes sur l'usage des armes, la légitime défense et la sécurité publique à N'Djamena.
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Justice : Un militaire jugé à N’Djamena pour l'assassinat d'un adolescent de 16 ans







