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L'Arabie saoudite passe à l'acte, une vingtaine de personnes arrêtées


Alwihda Info | Par - 20 Mars 2013 modifié le 20 Mars 2013 - 00:51

Dix-huit personnes – un Iranien, un Libanais et 16 Saoudiens – ont été arrêtées pour espionnage en Arabie saoudite, a annoncé mardi 19 mars le ministère de l'intérieur du royaume.


L'Arabie saoudite passe à l'acte, une vingtaine de personnes arrêtées
Le porte-parole du ministère, Mansour Al-Tourki, a déclaré qu'il s'agissait d'"une affaire d'espionnage" et que les suspects, arrêtés il y a quatre jours, avaient été "impliqués dans une cellule d'espionnage au profit d'un Etat". "Ils recueillaient des informations sur des installations et des zones vitales dans notre pays et les transmettaient aux agences de renseignement de cet Etat", a-t-il ajouté, sans indiquer le nom du pays incriminé.
Les relations entre l'Arabie soudite, sunnite, et l'Iran se sont considérablement détériorées après la révolution de 1979 qui a porté au pouvoir à Téhéran les religieux chiites. Le climat s'est encore aggravé cette année lorsque des militaires saoudiens ont contribué à écraser un soulèvement chiite à Bahreïn.

L'Arabie Saoudite a déjà accusé de ressortissants de certains pays africains de s'être infiltrés dans ses territoires pour commettre des actes subversifs. « Des ressortissants de certains pays africains comme de somaliens, tchadiens, éthiopiens, soudanais.... sont rentrés illégalement en Arabie saoudite dans le seul but de commettre des actes de sabotages contre la sureté de l'Etat », ont déclaré des responsables saoudiens, qui font face depuis quelques semaines à des manifestations intempestives. Des agitations internes contre les autorités saoudiennes qui ressemblent à un début du "Printemps arabe" qui s'étend de jour en jour dans la péninsule. Les autorités saoudiennes ont averti qu'elles n'hésitent pas à nettoyer le pays de tous les africains infiltrés illégalement pour des actes de sabotages supervisés par des pays étrangers. Elles accusent des pays, sans les citer, d’être derrières cette stratégie de déstabilisation contre leur pays.
Des analystes ont souligné que l'Arabie saoudite est déjà sur la liste du "Printemps arabe", après la Syrie,, Bahrein et le Soudan.