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ANALYSE

L'Etat fédéral expliqué aux peuples de Djibouti, Congo Brazzaville, RDC, Gabon, Cameroun...


Alwihda Info | Par Gregory Tankes - 19 Juin 2019 modifié le 19 Juin 2019 - 14:34

« La mission des membres et partisans de l'Etat fédéral, du fédéralisme ethnique et de la démocratie est de porter cette réalité avec courage et ténacité. Nous ne sommes pas dans une course de vitesse mais de fond. Il est temps de prendre nos responsabilités et adopter un projet ambitieux à la hauteur de la dignité que méritent les peuples d’Afrique. »


L'Etat fédéral expliqué aux peuples de Djibouti, Congo Brazzaville, RDC, Gabon, Cameroun...
Suite aux nombreuses demandes d’explications de nos peuples respectifs, nous avons pensé qu’il était nécessaire, que nous vous présentions le fédéralisme ethnique et la démocratie en des termes simples. Quels sont ses avantages ? Pourquoi est-il l’outil parfait pour le développement de l’Afrique globalement et de la République Djibouti –voir la carte ci-dessus, du Gabon du Congo et du Cameroun plus localement ?

Présentation du fédéralisme ethnique 

Le fédéralisme ethnique et la démocratie ont pour vocation de préserver la diversité et protéger les minorités dans nos pays multiculturels. Elle est la seule voie qui permettra à l’Afrique de s’émanciper pleinement. Dès maintenant, elle nous permet d’entrevoir un avenir plus glorieux pour nos pays que celui que nous connaissons actuellement à cause du système centralisé dont les limites ont été révélées par plus de 41année de dictature ethnique à Djibouti à plus de 50 années d’indépendance pour les autres pays francophones! L’ancien système dictatorial ethnique a démontré ses limites. Le Fédéralisme ethnique et la démocratie en vogue en somalie en ethiopie voisine de Djibouti, au Nigeria est un nouveau système qui doit le remplacer.

Le Fédéralisme ethnique expliqué concrètement en 4 points.

Premièrement : Au niveau de l’organisation de l’État.

Le fédéralisme ethnique et la démocratie, passent tout d’abord par un système de micros états qui jouissent d’une certaine autonomie politique et financière leur donnant la pleine maîtrise des leviers de leur développement. Pour ce qui est des États africains, il est important de comprendre que dans le système de la Fédéralisme ethnique, le développement du pays n ‘est plus l’affaire du président de la République mais des populations, car personne ne connaît la commune, la sous-région, le village, la ville, la brousse mieux que les autochtones nomades ou agriculteurs. Par exemple, aujourd’hui, on abreuve les populations de promesses qui ne sont jamais tenues car irréalisables par une seule personne.

Dans le système du fédéralisme ethnique et de la Démocratie, le président, ne fait plus, ce sont les dirigeant des micros États et leurs populations qui font. Il ne dit pas je ferai, mais plutôt vous ferez. Ainsi donc, la Fédéralisme ethnique inverse la pyramide des pouvoirs en remettant l’Homme au centre de tout. Elle permet à chaque individu, à chaque maillon de la chaîne quelque soit l’espace qu’il occupe au sein de la société ou même de sa commune d’interagir directement avec les gouvernants et les représentants du peuple et ainsi de diriger le pays vers le développement. Ce qui nous semble nécessaire pour le développement de chacun et de chaque commune dans nos pays africains.

Deuxièmement : le rôle du président.

Dans le Fédéralisme ethnique et la démocratie le président ne se contente plus de donner des directions à ses ministres, il est lui même un ministre qui travaille dans la collégialité avec ses homologues ministres. Ils auront été comme lui, votés par le parlement (les députés et les sénateurs). Le président n’est plus voté au suffrage universel. « Président » devient avant tout, un titre honorifique et non un instrument de domination. De ce fait, dans le Fédéralisme, les membres du collège vont occuper annuellement la fonction de « Président » sans risquer de perturber la marche de l’État.

Troisièmement : La démocratie prend tout son sens.

Dans le fédéralisme ethnique, les populations ne se contentent plus de dire, "le gouvernement ou les députés ont décidé". Elles peuvent elles mêmes engager l’étude d’une loi qui les concernent directement ou demander qu’une loi insatisfaisante soit tout simplement soumise à un référendum (consultation populaire). Comment ? C’est simple, il suffit pour les habitants de la commune, du département ou du pays qui s’opposent à une loi, de se concerter et procéder à la collecte d’un nombre de signature préalablement défini dans la constitution. En suite, les habitants les soumettront à la préfecture ou à la Mairie dont ils dépendent. Ainsi, le peuple reprend le pouvoir et la maitrise de son destin.

Quatrièmement : Une armée populaire engagé dans le développement du pays

Il est vrai qu’un pays est fort, quand il dispose d’un système de défense (armée) capable de faire face à toutes les situations de menace. Malheureusement c’est un des points sur lesquels, les pays africains pêchent terriblement. Mais rassurez vous, sur ce point aussi le Fédéralisme ethnique est la solution. Généralement, lorsqu'un conflit se déclare aux frontières (Nord, Sud, Est et Ouest) les populations se retrouvent démunies face à leurs assaillants souvent sanguinaires, sans foi ni loi et qui ne font pas de quartier. Les populations civiles deviennent alors, les victimes d’exactions et de traitements divers et variés de la part de l‘agresseur, sans avoir aucun moyen de défense ou de réaction jusqu’à l’arrivée de l’armée régulière. Or, ces armées se trouvent le plus souvent basées aux environs de la capitale ou à l’intérieur. Quelle est la solution ? Notre projet fédéral se propose de créer une armée populaire et républicaine constituée de réservistes et participant à la construction des routes des ponts des puits. Engager des policiers appartenant à la région à la ville ou à la brousse où ils sont stationnés. A Djibouti, on peut prendre exemple dans ce domaine sur les forces spéciales d'Ethiopie Liyyu Hayle.

Comment ça marche ? C ‘est simple, la Fédéralisme propose que les populations civiles arrivées à l’âge de 18 ans soient soumises à une formation militaire obligatoire et que cette formation soit renouvelée chaque année, jusqu’à l âge de 30 ans. Les citoyens ainsi formés deviennent ainsi de vrais militaires de réserves. Qu’en est-il des armes et des munitions ? Rassurez-vous, les armes et les munitions seront sous bonne garde dans un endroit sécurisé par des militaires professionnels qui auront la responsabilité de les mettre à disposition du peuple automatiquement, dans le cas ou son intégrité serait menacée. Ce dispositif permettra alors aux populations en danger de se défendre et de contenir les assaillants jusqu’à l’arrivée des renforts.

Conclusion 

Pour José Mene Berre, il s’agit tout bonnement de changer de modèle pédagogique et de contenu, afin de désaliéner nos jeunes et les emmener à comprendre les mécanismes qui mèneront l’Afrique au développement en s’inspirant d’un système qui à déjà fait ses preuves. Ce système s’avère être parfait et correspondre à nos besoins en permettant la promotion de l’autonomie des populations locales ainsi que la pluralité culturelle et linguistique tout en favorisant la démocratie.

 (*) NOTE : Le modèle fédéral et les quatre (4) principes exposés dans cet article constituent les axes de réflexion du courant de pensée de la "Federalitude" ("Federal Attitude"). L'article originel intitulé "La Federalitude expliquée aux peuples africains" à été adapté au cas de Djibouti par le Dr. Anihay Assa avec l'autorisation des auteurs. D’autre part la carte de Djibouti y est inséré pour montrer les 5 états régionaux, issue des frontières intérieures héritées du colonialisme français, selon les principes de l Organisation pan africaine.



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