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L’Etat s’emploie à moderniser le secteur de la santé


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 11 Février 2017 modifié le 11 Février 2017 - 21:21


L’Etat s’emploie à moderniser le secteur de la santé
Lomé, le 10 février 2017- Investir dans la santé est essentiel pour réduire la pauvreté et encourager la croissance économique. Au cours de la dernière décennie, les progrès réalisés dans le domaine de la santé ont représenté 24% de l’augmentation totale des revenus des pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires.

Les recherches prouvent qu’un investissement additionnel de 5 dollars US par personne et par an dans les 74 pays qui concentrent 95% de la mortalité maternelle et infantile dans le monde aurait un rendement extrêmement élevé, avec une multiplication par un facteur de cinq à neuf des bénéfices économiques et sociaux à l’horizon 2035, incluant une croissance du PIB due à l’augmentation de la productivité et du taux de participation au marché du travail, ainsi qu’à la hausse de l’épargne.

Le Togo a déjà fait d’importants progrès en matière de financement national de la santé, grâce au leadership et à l’engagement du gouvernement, et consacre 7,85% de son budget à ce secteur. Toutefois, ce taux est en deçà de l’engagement d’Abuja (15%).

 

La République du Togo s’est engagée depuis de nombreuses années vers la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), afin de garantir des soins de qualité à tous ses citoyens.

Malgré ces efforts, de nombreux défis persistent.

La part des ménages dans les dépenses totales de santé représente 47,5% et reste élevée
La dépense de santé par habitant est estimée à 41 dollars US par an contre une référence de 86 dollars US admise au niveau international.
Seulement 7,6 % de la population, soit moins d’un individu sur dix, est couvert par un mécanisme de prépaiement des soins de santé.
Conscient que la santé d’une nation représente un atout pour son développement socioéconomique, le Gouvernement compte, durant les sept prochaines années à travers le PNDS 2017-2022, renforcer le système de santé en vue de progresser vers la Couverture Sanitaire Universelle. Ainsi, les besoins de financement de la santé pour la période 2017-2022 sont estimés à 675  milliards FCFA soit un coût moyen annuel d’environ 115  milliards FCFA.

Aussi, la nécessité de mobiliser plus de ressources s’impose afin que la solidarité nationale s’exprime pour réduire les barrières financières aux soins et progresser vers la Couverture sanitaire universelle (CSU).

En prélude au dialogue national sur le financement de la santé, un atelier de trois jours, rassemblant des représentants du Gouvernement, de l’Assemblée Nationale, des organisations de la société civile, du secteur privé, et des partenaires bilatéraux et multilatéraux, a été organisé et a permis de dégager un consensus sur les mécanismes de mobilisation des ressources financières domestiques additionnelles. Il s’agit notamment de :

Augmenter progressive du budget alloué à la santé pour atteindre la cible de 15 %.
Exploiter le potentiel des financements innovants en particulier, les taxes sur la téléphonie mobile, l’alcool et les transferts de fonds. Ces trois mécanismes combinés devraient rapporter environ 20 milliards de FCFA supplémentaires par an pour la santé.
Passer graduellement de l’assurance maladie obligatoire à la couverture sanitaire universelle.
L’Etat souhaite donc mettre en œuvre une politique de santé ambitieuse au profit notamment des populations les plus vulnérables.