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INTERNATIONAL

L'UNESCO et l'Association internationale de police vont former des policiers dans le monde entier


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 2 Avril 2022

L'UNESCO et l'Association internationale de police ont annoncé cette semaine un nouveau partenariat visant à perfectionner les compétences de la police et du personnel de sécurité pour défendre la liberté d'expression et la sécurité des journalistes. À cet égard, les partenaires lanceront un cours mondial en ligne ouvert à grande échelle auquel le personnel de police du monde entier pourra participer.


Illustration © DR
Illustration © DR
Une étude menée par l'UNESCO en 2020 dans 65 pays indique que les violations de la liberté de la presse lors des manifestations sont exacerbées, et ces violations comprennent le harcèlement, l'intimidation, les attaques, les arrestations et les meurtres de journalistes, le plus souvent perpétrés par la police et le personnel de sécurité. L'un des principaux facteurs qui alimentent ces violations est le manque de formation des policiers pour équilibrer le maintien de l'ordre et permettre aux journalistes de faire leur travail.

L'UNESCO a déjà dispensé une formation à 8 500 policiers dans 17 pays d'Amérique latine, d'Afrique et de la région arabe, avec des partenariats locaux. Un nouvel accord avec l'International Police Association, qui compte 372 000 membres dans près de 100 pays, élargira et accélérera ces efforts.

La police et les médias : tous deux sont des éléments efficaces pour garantir la liberté d'expression

"Le rôle de la police et du personnel de sécurité est d'une importance cruciale car ils sont chargés de veiller à ce que les journalistes puissent faire leur travail en toute sécurité, et que toute violation de la liberté de la presse fasse l'objet d'une enquête et que les auteurs soient punis conformément à la loi", a déclaré le directeur de l'UNESCO, Audrey Azoulay. "Grâce à ce partenariat avec l'Association internationale de police, l'UNESCO étendra son programme mondial de protection des journalistes et de lutte contre l'impunité de longue date pour les crimes contre les journalistes."

La secrétaire générale de l'Association internationale de police, May-Britt Ronibro, a déclaré : "Nous sommes très heureux de nous associer à l'UNESCO pour veiller à ce que le personnel de sécurité soit conscient de son rôle essentiel dans la protection des journalistes, ainsi que pour garantir un environnement sûr et propice à la liberté d'expression. Une communication efficace et transparente avec les médias améliorera l'image publique de la police".

Le MOOC comprendra une série de cours en ligne gratuits basés sur le Manuel de formation de l'UNESCO sur le maintien de l'ordre et le respect de la liberté d'expression. Le cours s'adresse au personnel de la police, de la sécurité et des forces de l'ordre, y compris les formateurs d'officiers de police, les forces de gendarmerie, la préparation aux situations d'urgence, les stagiaires de la police et de la sécurité, les agents du renseignement, la police anti-émeute, les porte-parole de la police et les enquêteurs.

Le centre de formation et d'éducation de l'Association internationale de police au château de Jimborne en Rhénanie du Nord-Westphalie, en Allemagne, préparera et dispensera à la fois le MOOC et le cours Global Train the Trainer.

UNESCO : une longue histoire de formation des acteurs judiciaires

Les données de l'UNESCO indiquent qu'environ 9 meurtres de journalistes sur 10 commis dans le monde ces dernières années restent non résolus. Dans ce contexte, l'initiative de formation mise en place par l'UNESCO et l'Association internationale de police motivera les policiers à poursuivre les enquêtes pour s'assurer que les auteurs de ces crimes sont identifiés et poursuivis.

L'UNESCO s'appuiera sur sa longue expérience dans la formation des juges, qui jouent un rôle important dans la protection de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et de l'accès à l'information, pour mettre en œuvre ce cours de formation. Depuis 2013, l'organisation et ses partenaires ont formé 23 000 juges, acteurs judiciaires et représentants de la société civile dans le monde entier aux normes internationales liées à ces questions.