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AFRIQUE

L’UNREC outille les acteurs de sécurité de 17 pays africains sur la gestion des violences en période électorale


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 25 Juin 2019 modifié le 25 Juin 2019 - 15:45


© DR/Togopresse
© DR/Togopresse
Lomé -  Les acteurs du maintien de l’ordre en Afrique sont réunis depuis ce lundi 24 juin en atelier à Lomé, pour apprendre des nouvelles techniques devant leur permettre de mieux gérer les violences en période électorale dans leurs pays respectifs.

La rencontre est à mettre à l’actif du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) et de l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la réforme du secteur de la sécurité en matière de maintien de l’ordre en période électorale dans un contexte d’Etat de droit ».

Un projet qui vise l’amélioration de la sécurité électorale, dans le but de renforcer le professionnalisme des forces de sécurité publique dans leur fonction régalienne de protection des institutions et des personnes selon une perspective de sécurité humaine.

L’atelier de Lomé vise essentiellement à outiller les forces de l’ordre et de sécurité sur les techniques de gestion des conflits post-électoraux mais également sur l’influence que peuvent avoir les nouvelles technologies de l’information en particulier les réseaux sociaux dans le cadre de leur mission.

 « Le contexte évolue. Nous avons aujourd’hui des nouvelles technologies qui n’existaient pas il y a quelques années. Vous avez par exemple les réseaux sociaux, vous avez également des acteurs qui n’opéraient pas comme ils le font aujourd’hui, comme certains groupes terroristes qui peuvent infiltrer les manifestations à des fins inavouables », a expliqué Anselme Yabouri, directeur général de l’UNREC. Tout cela nous amène poursuit-il à organiser cet atelier pour permettre aux acteurs de maintien de l’ordre en Afrique de s’approprier les techniques actualisées.

Durant les deux jours que vont durer les travaux, les participants auront à présenter une vue d’ensemble de la situation de la sécurité électorale dans leurs pays respectifs, présenter une vision d’ensemble pour le futur et identifier les besoins sur lesquels on peut bâtir des programmes pertinents de renforcement de capacités des forces de défense et de sécurité des différents pays.

Ils auront à développer un programme de renforcement pour chaque besoin exprimé et un calendrier de mise en œuvre. Notons que plusieurs hauts responsables des appareils sécuritaires des pays africains francophones et lusophones sont présents à Lomé pour prendre part à la rencontre. 

Il s’agit de l’Angola, Bénin, Burundi, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Bissau, Guinée-Conakry, Guinée Equatoriale, Madagascar, Mauritanie, Mozambique, République Démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo.

Précisons que cet atelier est le premier programmé d’une série en lien avec le projet. Il sera suivi d’un second qui sera consacré aux pays anglophones impliqués dans ce même projet.