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INTERNATIONAL

L’addiction du G20 aux combustibles fossiles attise les canicules européennes


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 28 Juin 2019 modifié le 28 Juin 2019 - 12:35

Les gouvernements du G20 renient leurs promesses alors même que des vagues de chaleur liées à la hausse ininterrompue des émissions de carbone étouffent l’Asie et l’Europe.


© DR
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France  – Une vague de chaleur extrême s’abat sur des millions d’habitants d’une grande partie de l’Europe occidentale et centrale. D’autres régions de la planète, comme l’Asie du Sud, enregistrent elles aussi des températures records aux conséquences mortelles. Ces phénomènes météorologiques de plus en plus violents sont conformes aux prédictions des climatologues. 

Alarmés par la hausse des températures, les citoyens exigent des mesures concrètes aux gouvernements des principales puissances économiques, qui se réunissent au Japon pour le sommet du G20. Plus de 80 000 personnes ont signé une pétition en ligne demandant à ce que la lutte contre le changement climatique soit une priorité du sommet.

« Il y a 10 ans, les leaders du G20 ont promis de supprimer toutes les subventions favorisant les combustibles fossiles ; de récents rapports révèlent pourtant qu’ils ont en réalité presque triplé les fonds alloués au charbon, le principal responsable de la crise climatique. Nos dirigeants ont totalement manqué à leur devoir. Les dirigeant.e.s réuni.e.s au Japon doivent commencer sans attendre à tourner la page du charbon et des autres combustibles fossiles », a déclaré Nicolò Wojewoda, directeur général de 350.org Europe.

Selon Clémence Dubois, responsable France pour 350.org: « Aujourd’hui, alors que nous un début d’été caniculaire, le Gouvernement vient de rejeter un amendement qui interdirait l’octroi de subventions publiques aux combustibles fossiles par l’intermédiaire de la Banque Publique d’Investissement. Depuis la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, cette agence a soutenu au moins 1,46 milliard € de transactions liées aux combustibles fossiles. Si nos gouvernements ne renoncent pas à soutenir l’industrie fossile, tant sur le territoire national que dans le reste du monde, notre futur s’annonce très sombre. »   

Au cours de ces derniers mois, des militants de toute l’Europe ont également appelé la Banque européenne d’investissement (BEI), le premier prêteur multilatéral au monde, à adopter des politiques strictes en matière de prêts aux projets énergétiques. La BEI se targue d’être la « banque du climat », mais continue de financer des projets tels que le gazoduc transadriatique (TAP). Les gouvernements européens, et particulièrement les ministres des finances qui siègent dans l’institution, ont l’opportunité d’enjoindre au Conseil d’administration de la BEI de mettre sa puissance financière au service de l’indispensable transition énergétique. Ils ont également l’occasion de peser sur les négociations du G20 pour que le Sommet des dirigeants d’Osaka débouche sur des décisions ambitieuses.

« Les revendications des citoyens du monde entier sont on ne peut plus claires : les pays du G20 ont le devoir moral de répondre à une crise climatique de plus en plus grave ; ils doivent pour cela cesser immédiatement d’investir dans le développement des combustibles fossiles. Au lieu d’écouter le lobby de l’industrie, les dirigeants du G20 devraient écouter les scientifiques, les élèves grévistes qui demandent une action réelle et les communautés opposées aux mines de charbon, aux nouveaux gazoducs ou à la fracturation hydraulique qui les menacent », a ajouté Nicolò Wojewoda.