Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
SCOOP

La lutte contre l’excision, une réalité au Togo


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 7 Février 2017 modifié le 7 Février 2017 - 14:45


La lutte contre l’excision, une réalité au Togo
Lomé, le 6 février 2018-Le monde entier a célébré ce lundi la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales. Instituée par l’ONU, elle vise à bannir une forme extrême de discrimination à l’égard des femmes et des filles. L’occasion de revenir sur les efforts du Togo dans la lutte contre l’excision.

Les mutilations génitales féminines recouvrent l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Elles sont reconnues au niveau international comme étant une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Pour l’édition 2017 de la célébration de la journée internationale de lutte contre les mutilations génitales, le thème retenu est : « Bâtir un pont solide et interactif entre l'Afrique et le monde afin d'accélérer l'abandon des mutilations génitales féminines ».

Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dirigent conjointement le plus grand programme mondial visant à accélérer l’abandon des mutilations génitales féminines. Le FNUAP travaille avec les gouvernements, différents partenaires et d’autres institutions des Nations Unies afin d’atteindre les OMD, en particulier l’objectif 3 sur la bonne santé et le bien-être, l’objectif 4 sur l’éducation et l’objectif 5 sur l’égalité entre les sexes, tout en contribuant également à la réalisation des autres ODD.

Pour encourager l’abandon des mutilations génitales féminines, il faut mettre en œuvre des initiatives coordonnées et systématiques mais aussi impliquer l’ensemble des communautés sur la question des droits fondamentaux et celle de l’égalité de sexes. Ces initiatives doivent mettre l’accent sur le dialogue social et permettre aux communautés d’agir elles-mêmes, collectivement, en vue d’éliminer cette pratique. Elles doivent aussi pouvoir répondre aux besoins des femmes et des filles qui subissent les conséquences de cette pratique, en particulier en matière de santé sexuelle et reproductive.

Le Togo qui s’est inscrit dans les objectifs de développement durable, et plus particulièrement l'objectif n°5, mène au plan national des actions visant à mettre fin à cette pratique discriminatoire. L’objectif est de mettre un terme aux mutilations génitales féminines d'ici à 2030, comme le recommande l’ONU. A ce jour, des enquêtes réalisées par les autorités togolaises ont permis de se rendre compte que la pratique a diminué au cours de dix dernières années.

Le gouvernement organise aussi de façon régulière des campagnes de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire. Le but est de faire comprendre à la population les conséquences douloureuses qui découlent de l’excision. Ces campagnes de sensibilisation portent leurs fruits. On a par exemple noté il y a quelques années la signature à Sokodé d’un pacte d’abandon de la pratique. Les personnes qui s’adonnaient à cette pratique ont en effet décidé de se reconvertir.

A part les efforts du gouvernement sur le terrain, des dispositions réglementaires ont été également prises. En réalité, le Togo a adopté en 1998 la loi 98-016 portant interdiction des mutilations génitales. Cette loi a été promulguée en novembre de la même année et prévoit des peines d’emprisonnement allant de 2 mois à 10 ans et des amendes entre 20 000 FCFA à 1 000 000 FCFA. Le Togo peut à ce jouer s’honorer d’être considéré parmi les pays africains qui ont atteint un niveau avancé dans la lutte contre l’excision.