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AFRIQUE

Lac Tchad : la résilience au changement climatique préoccupe les pays riverains


Alwihda Info | Par Soukassia Prosper Amigué - 2 Juillet 2021

Cet espace est un foyer à population croissante qui a des besoins urgents. Par conséquent, il doit faire face aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau et l'écosystème du bassin.


Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec le soutien financier du Fonds mondial pour l'environnement et les autres partenaires, en appui à la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT), ont mis en œuvre le projet « Amélioration de la gestion du lac Tchad par la mise en œuvre du programme d'action stratégique pour le bassin du lac Tchad », afin de renforcer la résilience au changement climatique et réduire le stress sur les écosystèmes dont la composante 5 est mise en œuvre par l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Le maire de la ville de Bol, Ahmat Abakar Abdoulaye, a rendu un hommage mérité à la CBLT et au PNUD dont les efforts conjugués contribueront à l'amélioration des conditions de vie de la population. Le représentant de l'Union internationale pour la conservation de la nature, Augustin Corinn, a souligné que la mobilisation de tous, pour mener à bien ce projet, pourra concourir à renforcer la CBLT et les pays riverains du bassin pour arriver à une gestion écosystémique, intégrée et résiliente du bassin du lac Tchad.

Selon le représentant résident du PNUD au Tchad, Kamil Kamaluddin, ce projet vise la prévalence des espèces envahissantes. Compte tenu des plus grandes préoccupations environnementales identifiées par l'analyse diagnostique transfrontalière, la composante 5 permettra de capitaliser les interventions de ce projet pilote sur l'ensemble du dispositif réglementaire et stratégique qui sera mis en place, afin de parvenir à mobiliser des financements pour le programme d'action stratégique (PAS) de la CBLT. Pour Kamil Kamaluddin, ce projet a été conçu en réponse à une problématique complexe de gestion des ressources naturelles du bassin du Lac Tchad, dans un contexte de pression anthropique et de changement climatique. Le secrétaire exécutif de la CBLT, Maman Nuhu, a rappelé pour sa part que ce projet est lancé à un moment de grande interrogation sur la survie du Lac Tchad, dans un contexte de dégradation prononcée des ressources naturelles et des effets croissants du changement climatique, avec ses corollaires de perturbation du régime hydrique, de baisse de diversité biologique et des conflits sociaux.

Présidant la cérémonie, le gouverneur de la province du Lac, Mahamat Fadoul Mackaye, a souligné que le Lac Tchad, sous l'effet du changement climatique et des pratiques humaines inappropriées, est soumis à une dégradation accélérée de ses ressources en eau et de ses écosystèmes connexes, avec le grand problème de la forte perte du volume et de la superficie du Lac. Pour briser ce cycle de dégradation des ressources, les hautes autorités des États riverains du Lac, ont établi la CBLT et adopté la Charte de l'eau afin d'initier, de promouvoir et de coordonner les projets de développement. Il a invité les collectivités locales, les municipalités, les organisations des femmes et jeunes, la société civile et les États membres de jouer un rôle de premier plan pour la réussite dudit projet.
Le projet d’une durée de deux ans est mis en œuvre par la CBLT et l'Union internationale pour la conservation de la nature. Il est financé par le Fonds mondial pour l'environnement, à hauteur de 917 500 000 FCFA.