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ANALYSE

Le combat contre l’obscurantisme


Alwihda Info | Par - 21 Octobre 2015


Le combat contre l’obscurantisme
Grâce au soutien de la communauté internationale, et à l’apport des pays voisins et amis, le Cameroun est déterminé à gagner le combat contre la nébuleuse Boko Haram, histoire de prendre un cinglant dessus sur l’obscurantisme. Cette guerre qui constitue un énorme gouffre financier, se fait pour assurer la sécurité des populations, au même moment qu’elles attendent du gouvernement, une amélioration de leurs conditions de vie.
Cette volonté affichée par les autorités camerounaises intervient, malheureusement, concomitamment avec la baisse du prix du baril du pétrole, principale grande ressource financière, dans l’exécution des projets inscrits au budget de l’Etat pour l’exercice 2015. L’on n’oublie pas les contraintes liées au programme triennal, susceptible d’accélérer la croissance économique du pays, tel que l’a encore prescrit récemment le président Paul Biya à son gouvernement, au cours d’un conseil de ministres. Détermination des pouvoirs publics
Les assauts répétés et les intrusions des bandes armées en territoire camerounais, les prises d’otages, les vols de bétail, le pillage des denrées alimentaires, sont autant d’actions néfastes ayant entrainé des désagréments dans la force de travail, s’agissant des zones de production qui accueillent du reste des milliers de réfugiés. Cette situation a pour conséquence, non seulement l’arrêt de plusieurs chantiers, mais également le blocage d’autres importants projets.
Avec la détermination des pouvoirs publics du Cameroun, la situation revient peu à peu à la normale. En effet, aucun investisseur n’accepterait de dépenser ses fonds dans un pays où règne l’insécurité. Les déplacements des populations, les perturbations du calendrier agricole, sont de nature à imposer à l’Etat, une crise alimentaire, pendant que le Trésor public n’engrange plus d’importantes ressources financières attendues de l’administration fiscalo-douanière. Certaines zones de conflits constituant ainsi, des zones de transaction entre le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine.
Il faut donc tout faire pour mettre fin à cette guerre, par le renforcement du dispositif militaire, comme cela vient de se faire, sur le plan opérationnel, à travers les récents actes signés par le président Paul Biya. Bien plus, la mise en place de la Force multinationale mixte de la commission du Lac Tchad, les appuis de l’Union africaine et d’autres organismes au développement, augurent des lendemains qui chantent. La décision du gouvernement américain d’envoyer 300 militaires au Nord Cameroun, avec en prime, l’octroi de véhicules hautement blindés, participe de cette logique.
Tout compte fait, des signes d’espoir existent, ceux devant porter la croissance économique du Cameroun à un niveau acceptable.