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POLITIQUE

Le général Mahamat Nouri se dit victime d’une cabale politico-judiciaire


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 25 Juin 2018 modifié le 25 Juin 2018 - 22:59


Mahamat Nouri. Crédits photo : DR
Mahamat Nouri. Crédits photo : DR
Après le rejet le 31 mai 2018 de sa requête en annulation de l’arrêté du ministère français des Finances et de l’Économie et du ministère de l’intérieur, introduite auprès du Tribunal administratif de Paris, le président de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), Mahamat Nouri, accusé de soutenir et de financer le terrorisme, sort de sa réserve pour apporter des éclaircissements sur sa mise en accusation par les autorités françaises.

Il dément formellement détenir un compte bancaire et des fonds à geler en France ou ailleurs. Il soutient avec véhémence être victime "d’une cabale politico-judiciaire montée de toute pièce par les autorités françaises dans le but de le livrer aux autorités tchadiennes."

"Après avoir tenté vainement de m’extrader par Dakar au Tchad, usant des services des chambres africaines extraordinaires, les français entendent maintenant utiliser leur justice pour faire de moi un terroriste indéfendable par le droit international et livrable à volonté à Idriss Deby", explique le général Mahamat Nouri.

Il indique que les autorités françaises l’accusent d’entretenir des relations pour financement du terrorisme avec un "individu arabe" dont les derniers contacts remontent au mois de mai 2016 au Soudan. Pourtant, l'intéressé réplique et affirme qu’il se trouve en France depuis 2012. Il précise que l’arrêté conjoint des autorités françaises ne donne ni le nom, ni l’adresse, ni la nationalité de l'individu en question.

"Les principaux motifs évoqués par les autorités françaises me concernant sont en fait la défense du régime d’Idriss Deby et mon appartenance à la communauté d’Hissein Habré", d'après lui. "On m’accuse de déstabiliser et de tenter de renverser par les armes le gouvernement légitime du Tchad. Ce que cet arrêté ministériel ignore sans doute est que le régime d’Idriss Deby Itno est arrivé au pouvoir par la force des armes ; pourtant la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen proclame en son article 35 que 'lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs'. La constitution du 31 mars 1996 stipule en son préambule que 'nous peuple tchadien, affirmons notre opposition totale à tout régime dont la politique se fonderait sur l’arbitraire, la dictature, l’injustice, la corruption, la concussion, le népotisme, le confessionnalisme' ", précise Mahamat Nouri.