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Le mandat d’arrêt international lancé contre Bozizé lu par un Centrafricain


Alwihda Info | Par Berceau Bantous - 8 Août 2013 modifié le 8 Août 2013 - 14:11


François Bozizé avant sa chute. Crédits photos : Sources
François Bozizé avant sa chute. Crédits photos : Sources
Il ressort soit de la saisine du parquet par le ministre de la justice, soit du prétendu mandat d’arrêt international lui même, une pire mythomanie qui dans la généralité ne situe aucunement le contexte et les circonstances dans lesquelles les présumés assassinats ont été commises. Si ce n’est que pour se focaliser sur le cas du colonel défunt Charles MASSI dont la déclaration d’un présumé décès appelle juridiquement à l’engagement et ce, dès le debut, d’une procédure en commençant par une notification d’absence, l’annonce de la disparition, in fine la déclaration du décès au bout d’une prescription extinctive. Le procureur de la République à l’époque des faits allégués, Firmin FEINDIRO coauteur de ce prétendu mandat d’arrêt international, serait capable de nous situer le contexte. A contrario, si on voulait brûler cette étape sans en apporter la moindre preuve et d’énoncer les circonstances dans lesquelles le sieur MASSI fut remis par les autorités tchadiennes au gouvernement centrafricain, puisque ce dernier rentrait en rébellion. Ce manque aux usages et aux prescriptions juridiques, peut être considéré comme un déni de justice et un acte de forfaiture grave, de partialité de la part d’un magistrat.

Des séquestrations, arrestations arbitraires et tortures.

La citation n’expose pas de manière explicite, apodictique les cas de séquestrations et tortures mis en évidence, les faits générateurs qui l’accompagnent etc. Or il est de notoriété publique que l’État, en tant que garant de la sécurité, de la liberté d’aller et venir et de la défense de l’intégrité territoriale puisse faire usage de la violence légitime assortie de la constitution. L’utilisation de ce droit, pourrait parfois engendrer des conséquences qui excèdent les limitations fixées par le législateur certes.

En l’espèce, la plupart des personnes supposées soit arrêtées, soit séquestrées, ou encore soit torturées ont été prisent en flagrant délit des actes de collusions attentatoires à la paix sociale. Tandis que d’autres citoyens ayant trouvés la mort dans des circonstances inconnues, dont l’élément excréteur est de loin imputable à BOZIZE se retrouvent curieusement dans cette fiche.

Notons que compte tenu de la surpopulation carcérale de Ngaragba d’une part, et du manque de garantie de sécurité qui amène souvent à des cas d’évasion d’autre part, postule à une possibilité d’entrevoir l’aménagement d’un lieu sûr pour garder les présumés personnes accusées d’atteinte à la sureté nationale. La RCA ne fait pas exception à la règle. A notre humble avis, c’est par rapport à la pléthore de l’effectif de la maison d’arrêt de Bossembélé, aménagée et placée comme prison de haute sécurité que certains des prisonniers furent relogés dans une maison aménagées à cet effet répondant au standard et norme, loin des commentaires en comparaison au lieu de détention de Guantanamo qui, inflige des traitements sordides et de cruauté. Cela était même notoirement connu de l’ex procureur de la république et garde des sceaux Firmin FEINDIRO devenu ministre d’Etat séléka par un décret muet. Que dirait alors Arsène SENDE, Djotodia et leurs affidés du camp de roux devenu lieu de détention où des citoyens sont détenus et entassés dans un espace exigu comparable au camp de concentration Nazis ? Des personnes enlevées, déportées et tuées sous les barbes de Djotodia qui réside là-bas ? Le reste n’est que de la diversion, de l’affabulation, de règlement de compte politique. Obnubilée par la partialité et le calcul politique, l’accusation s’est apitoyée sur cette affaire comme sur une proie en méconnaissance du principe cardinal qui stipule que : nul n’est juge en sa propre cause « Nemo judex in re sua ». Les dix sept personnes supposées libérées le 23 mars 2013, à la veille du putsch militaire, appartiennent à cette catégorie. Un documentaire vidéo a été même projeté par deux de ces détenus dont l’un est un des infiltrés séléka dont les traits patibulaires est loin de refléter son origine centrafricain, l’autre, fut proche d’un ex ministre d’Etat tombé en disgrâce qui à l’époque, était envoyé à M’baiki jeter des tracts appelant au soulèvement.

Des destructions et incendies des maisons d’habitations.

Le rapport échafaudé explique aussi que depuis 2005 les forces gouvernementales en l’occurrence la garde présidentielle a incendiée 1000 maisons d’habitations dans le nord ouest .Des troupes arrivent dans les villages et tirent au hasard.

Sachons que dans tous les pays du monde, l’armée est investie du pouvoir de défendre l’intégrité territoriale, de veiller à la sécurité des personnes et des biens. Or des faits établis, font ressortir que les groupes rebelles se servaient de la population comme bouclier humain pour tendre des guets-apens faisant plusieurs victimes dans les rangs des Forces de Défense et de Sécurité. Parfois par complicité, la population laisse leurs maisons d’habitations qui, serva de refuge à ces malfrats. A travers de petit trou percé au travers des murs ou des interstices puis de tirer soit de façon embusquer sur les éléments des FACA, soit de grimper du haut des arbres, ou de se claquemurer derrière les cases pour tirer. Et ceci avec la complicité de certains de ces habitants. Alors que pendant ce temps, tous les groupes politico militaires avaient été conviés à la table des négociations pour trouver une porte de sortie honorable. Beau coup d’officiers, sous officiers, hommes de rang ont payé de leurs vies, en laissant des orphelins. A qui incombe donc la faute s’il fallait établir les responsabilités ? Voilà une justice à deux vitesses. Une justice qui privilégie les vainqueurs au détriment des vaincus.

Il faut aussi préciser que ces agissements se situaient dans un contexte particulier où les déchus du régime précédent s’arc-boutaient avec certains caciques de l’opposition démocratique pour pousser la population à mépriser une institution comme l’armée qui a le rôle primordial de la protéger. Devant cet imbroglio, nous pensons que l’armée doit prendre sa responsabilité pour ramener l’ordre en utilisant la violence légitime. Et cela a indubitablement engendré des conséquences fâcheuses que nous déplorons tous et dont il faut établir des responsabilités au cas par cas en commençant par les groupes activistes ainsi que dans les rangs de l’armée en commençant par la chaine de commandement des opérations à l’époque des faits. Partant de ce postulat, le procureur pourrait remonter la trame jusqu’au sommet de l’Etat en établissant les relations de cause à effet. A défaut si l’auteur met singulièrement en exergue la garde présidentielle, relève d’un rapport parcellaire et factice dénué de tous fondements, mais que des velléités politiques ont prit le dessus au mépris de la règle de l’art.

Des enlèvements, exécutions sommaires extra judiciaires.

Il est établit 119 cas d’exécutions sommaires non seulement nuancées comme du ressort de la force gouvernementale en particulier la garde présidentielle, mais que cette fois ci, on cite rien que le second groupe et de préciser le commanditaire.

Sans faire de commentaires, nous pensons que le parquet a prit la mesure de détenir par devers lui, les preuves authentiques des procès verbaux et autres documents juridiques qu’aurait établie la gendarmerie à propos ainsi que de l’ordre donné par le présumé commanditaire sans inscription de faux en écriture, ou des preuves testimoniales y afférentes.

Des incitations à la haine et au génocide par des organisations dites criminelles.

Devant les razzias causées par les seleka, caractérisé par les exécutions sommaires et extra judiciaires, les viols, enlèvements et destructions des biens sociaux. Mais surtout de l’envahissement de notre territoire par des mercenaires étrangers dont nous subissons les conséquences aujourd’hui que le peuple souverain sans distinction de religion, d’ethnie, ni d’appartenance politique s’était levé comme un seul homme pour dire non et de réaffirmer la ferveur nationale. La préservation de la souveraineté nationale de la République Centrafricaine chèrement acquise au prix du sang versé par le père fondateur Barthélémy Boganda est comme une relique qu’il faut garder. La jeunesse a monté au créneau pour passer au crible les zones d’ombres qui entourent cette organisations jihadiste et de dévoiler son projet secret d’islamisation de notre pays et à l’instauration de la charia. L’intrépidité et la prouesse affichées par la jeunesse a eu un écho retentissant, obligeant les chancelleries et la communauté internationale à faire lobbying emmenant les meurtriers emmenés par Djotodia et sa cacique à plier l’échine pour enfin ouvrir la voie à la table ronde de Libreville. Après quoi, les rebelles sont entrés au gouvernement. Ne parvenant pas à sa fin, Djotodia roublard, nous fait assister à une autre mise en scène. Cette fois ci, le premier vice premier, ministre de la défense nationale vit en ermitage chez lui. Il serait très malade et sollicite une évacuation sanitaire sur Libreville, acceptée par le chef de l’Etat. Juste pour renouer contact de prendre le pouvoir en répandant le sang des Centrafricains. De retour, il a refusé de répondre à la presse et fait le déplacement de Damara sous prétexte de rendre visite à ses troupes cantonnées. Le soir, les Banguissois sont médusés d’entendre que tous les ministres séléka ont été bloqués et un autre chapelet de revendications sont émises. Quelle parodie ? Nous connaissons la suite. Bref !

Pendant ce temps, Prosper NDOUBA (sur son site semblable à « mille colline » Centrafrique Presse Info) tire à boulet rouge en faisant peser la balance en faveur de séléka tout en se pourléchant les babines de son retour aux affaires. Pendant ce temps, Arsène SENDE (frère à Djotodia) et autres traitres, se tapissent dans l’ombre pour actionner les manœuvres de déstabilisation de notre beau pays qui est reculé aujourd’hui en arrière d’au moins trente ans post indépendance.

Aujourd’hui encore, on nous fait sortir un autre cliché, arguant que l’association COCORA et COUAC qui leurs tenaient la dragée haute sont des organisations criminelles, qui distribuent des machettes, armes à la population et qui enfin, incitent à agresser une communauté ciblée sans la citer explicitement. Des dénégations grotesques d’une extravagance hideuse. A fortiori, ce rapport mesquin parle d’une incitation à la haine et au génocide. Nous nous inclinons devant la sommité du parquet de Bangui et de son exégèse juridique qui fait la fierté des justiciables et des Centrafricains. Sniff !

Mais ces experts en droit utilisent-ils ce langage hyperbolique pour impressionner ? Ou stricto sensu un appel au génocide a t’il vraiment eu lieu ? Lequel ? Quand ? Visant quelle communauté ?

Selon la définition du dictionnaire robert, le génocide allégué est un nom masculin qui parle d’une destruction méthodique d’un groupe humain. Par exemple, l’extermination des Tutsi par les Hutus au rwanda, l’extermination des juifs par les nazis etc.

Voilà les méandres de la justice Centrafricaine pris dans les mailles de filet de la politique à chaque régime et qui ne peut affirmer son indépendance. C’est vraiment regrettable et d’un gout amer. Que le doyen des juges d’instruction au tribunal de grande instance de Bangui, le procureur de la république doivent se démarquer de la pression politique pour travailler selon la déontologie et l’éthique au risque de devenir la risée populaire.
Des Crimes économiques.

Si sieur François BOZIZE, ses fils et certains de ses proches à l’observation des faits, se sont adjugés des marchés publics selon les énonciations de l’accusation, il appartiendrait aux présumés coupables le moment venu de développer les arguments de leur defense, puisqu’il existerait des documents comptables, des rapports tant des services nationaux de contrôle que par la coopération internationale pour corroborer les charges. Notre modeste analyse se limiterait à ce niveau pour le cas d’espèce, en faisant toutefois abstraction d’évoquer des termes comme « nombreuses maitresses » comme le parquet, digne du style éditorial propre à Prosper NDOUBA. Car cela risque d’être considéré comme une atteinte à la vie privée d’autrui.

Conclusion.

De prime abord, nous pensons que le draft de cet échafaudage, de cette parodie mise en branle par le thuriféraire Firmin FEINDIRO, n’émeut personne, si ce n'est que de pire affabulation destinée à salir l'image et la personnalité de quelqu’un. Celui ci, sous la coupe de son ex mentor NDOUTINGAI, alléchés par le pouvoir, ont mis en branle ce scénario. En désespoir de cause, de n'avoir pas atteindre leurs objectifs inavoués, FEINDIRO est revenu à Bangui et tombe dans les mains du sinistre Djotodia, qui l'a convaincu de leur remettre ce dossier sur lequel il a crié urbi et orbi, détenir des preuves patentes de l'inculpation de BOZIZE. Arsène SENDE et Prosper NDOUBA trouve une occasion en or de cracher leur venin. Voilà la mise en scène minutieusement peaufinée. Comment des personnes qui ont les mains maculées de sang, ceux qui ont amené des mercenaires jihadistes tuer, violer les centrafricains puissent se permettre le luxe de porter un doigt accusateur? S'il faut comparer les choses, nous n'avions pas besoin de porter un verre correcteur pour mesurer l'émoi causé par les aventuriers que vous aviez drainé dans votre sillage pour décimer les Centrafricains et Centrafricaines. BOZIZE certes a commis des actes susceptibles de poursuite, mais tous les hommes sont égaux devant la loi, et qu'un jour, celui ci doit rendre compte de ses actes si la vraie justice lui en demande. Mais recadrons un peu le débat sur le dossier brûlant de l'heure, à savoir, la tragédie et l'émoi causés dans les familles, la cassure sociale occasionnée, la paupérisation ambiante que le peuple vit comme un carcan au cou et qu'il fallait le libérer. Voilà des gens qui arrivent au pouvoir sans programme politique mais rien que d'instaurer une politique de terre brûlée, de terreur de s’ériger aujourd'hui en donneur de leçon sans vergogne. Pour ce qui nous concerne, nous souhaiterions que BOZIZE aille un jour se présenter devant la barre pas devant une juridiction nationale où les magistrats ont les mains liées de faire leur travail, mais plutôt devant la CPI (Cour Pénale Internationale). Là, nous aurions l'occasion d'assister à des révélations fracassantes qui feraient tomber des têtes. Nous réclamons cela à cor et à cri. Hélas, le dossier est vide ! Nous ne sommes pas les dindons de la farce pour des prédateurs masochistes comme: Djotodia, Arsène SENDE, le griot de toujours Prosper NDOUBA, FEINDIRO, NERRIS (l'apatride), ainsi que de leurs complices comme le sanguinaire IDRISS DEBY, SASSOU NGUESSO.

Par la même occasion, nous voudrions bien saisir la CIJ (Cour Internationale de Justice), de la violation répétée de notre espace territorial qui est le substrat même de notre souveraineté par le Tchad et son président Idriss DEBY ITNO.

Nous n'allons plus nous laisser tondre par des aventuriers qui viennent piller, violer, tuer, spolier les centrafricains. Aujourd’hui, nous assistons à un partage du patrimoine national et de notre espace territorial comme butin de guerre des étrangers. Au soudanais, est concédé le pillage de la faune (des éléphants abattus en grand nombre, la sous préfecture de Yaloké soudanisée). Le général soudanais logé à la base des sapeurs pompier a reçu de Djotodia la dotation en véhicules gros ; propriété de la SEGA (Société de Gestion des Abattoirs), destinés aux convoyages des bœufs, des permis d’exploitation des minerais distribués pèle mêle aux tchadiens et soudanais, l’enrôlement de force des enfants mineurs dans les chantiers de gisements de diamant. L’exemple de l’écroulement du chantier de diamant de Ndassima occasionnant plus d’une soixantaine de morts est l’un des exemples.

Mais si la vraie justice n’existe pas pour établir de manière impartiale et équitable les responsabilités pour des calculs politiques politiciennes, mieux vaudrait que le peuple et lui seul prenne la rêne de la justice pour dire le droit.



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