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INTERNATIONAL

Les États-Unis et l’Algérie luttent contre le trafic de biens culturels


Alwihda Info | Par Lauren Monsen - S.A. - 5 Septembre 2019 modifié le 5 Septembre 2019 - 08:57


Porte de la ville de Djémila, cité antique romaine en Algérie, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, en 1982. (© DeAgostini/Getty Images).
Porte de la ville de Djémila, cité antique romaine en Algérie, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, en 1982. (© DeAgostini/Getty Images).
Les États-Unis imposent de nouvelles restrictions à l’importation de pièces archéologiques algériennes datant d’avant 1750 de l’ère commune, visant notamment les objets provenant des sept sites algériens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont Tipasa, Timgad et Djémila.

Ces restrictions font partie d’un protocole d’accord signé le 15 août entre les États-Unis et l’Algérie, officialisant ainsi la longue coopération des deux pays en matière de préservation du patrimoine culturel de l’Algérie.

Les ruines algériennes, d’une beauté spectaculaire, attirent les pillards qui s’enrichissent abondamment en revendant leur butin inestimable sur le marché noir international des antiquités.

Aide financière américaine

Depuis 2001, l’ambassade des États-Unis à Alger participe à la protection du patrimoine algérien par le biais de 10 subventions du Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel, qui s’élèvent à un montant total de 436 727 dollars. Ces subventions ont contribué à la restauration de bâtiments historiques, à la conservation de manuscrits et de collections de musées, et à la préservation de sites archéologiques.

En janvier 2008, l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence fédérale chargée de l’application de la loi en matière d’immigration et de douanes, a restitué à l’ambassadeur d’Algérie un buste en marbre de l’empereur romain Marc Aurèle lors d’une cérémonie à Washington. La sculpture avait été dérobée en 1996 dans le cambriolage d’un musée algérien de la ville de Skikda.

ICE a récupéré la sculpture chez Christie, une société de ventes aux enchères à New York. INTERPOL l’avait repérée quand elle a refait surface sur le marché international des antiquités culturelles.

Les experts d’ICE ont collaboré avec des universitaires algériens pour vérifier l’authenticité de la statue. Ils ont ensuite informé la maison de ventes aux enchères que la sculpture allait faire l’objet d’une saisie, laquelle n’a pas été contestée.

En mars dernier, des experts du FBI ont organisé un atelier de formation à Alger sur les techniques d’enquête et de poursuites en cas de vol et de vente illégale d’antiquités. Des enquêteurs, des procureurs et des conservateurs de musée des ministères algériens de la Culture et de la Justice figuraient parmi les participants.

Les États-Unis sont déterminés à protéger et à préserver le patrimoine culturel dans le monde entier.