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INTERNATIONAL

Les États-Unis mettent l’accent sur les « défis émergents » dans l’Arctique


Alwihda Info | Par Mary Jane Maxwell - S.A. - 9 Mai 2019 modifié le 9 Mai 2019 - 12:40


Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, prononce un discours à la réunion du Conseil de l’Arctique à Rovaniemi, en Finlande, le 6 mai. (Département d’État/Ron Przysucha)
Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, prononce un discours à la réunion du Conseil de l’Arctique à Rovaniemi, en Finlande, le 6 mai. (Département d’État/Ron Przysucha)
Le secrétaire d’État Mike Pompeo a partagé la vision des États-Unis pour l’avenir de l’Arctique le 6 mai, lors de la réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique qui s’est tenue à Rovaniemi, en Finlande.

Le chef de la diplomatie américaine a souligné l’étroite coopération qui existe entre les États-Unis et leurs partenaires au sujet des défis émergents dans la région, y compris les ambitions des pays non arctiques.

« La région est devenue un espace de pouvoir mondial et de concurrence. Et les huit États de l’Arctique doivent s’adapter à ce nouveau futur », a-t-il déclaré.

Le Conseil de l’Arctique se compose de huit pays : les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie et la Suède.

M. Pompeo a fait observer que tous les États — pays non arctiques inclus — avaient le droit de commercer pacifiquement dans la région. « Les États-Unis sont des partisans convaincus de l’économie de marché, a-t-il dit. Nous savons par expérience que la concurrence libre et loyale, ouverte, conforme à l’état de droit, produit les meilleurs résultats. Mais tous les acteurs du marché doivent respecter ces mêmes règles. Ceux qui violent ces règles doivent renoncer à leur droit de participer à ce marché. Le respect et la transparence en sont le prix d’entrée. »

Menaces à la stabilité de l’Arctique : la Chine et la Russie

La Chine, qui n’est pas un État arctique, jouit du statut d’observateur au sein du Conseil. Elle construit néanmoins des infrastructures critiques du Canada à la Sibérie et envisage de renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.

M. Pompeo a mis ses auditeurs en garde, notant que « le comportement agressif de la Chine ailleurs » devrait amener les États membres à s’interroger sur la manière dont la Chine pourrait se comporter dans l’Arctique. Il a rappelé ses antécédents en matière de piège de la dette et de corruption, de construction d’infrastructures non conformes aux normes, de militarisation de la mer et de dégradation de l’environnement.

« Voulons-nous que l’environnement fragile de l’Arctique soit exposé aux mêmes ravages écologiques que ceux causés par la flotte de pêche de la Chine dans les mers au large de ses côtes, ou à une activité industrielle non réglementée dans son propre pays ? », a-t-il demandé.

Par ailleurs, le secrétaire d’État s’est dit préoccupé par la revendication de la Russie sur les eaux internationales de la route maritime du Nord, Moscou exigeant que les autres pays demandent une autorisation de passage, ce qui est illégal, sous peine d’attaque militaire.

« Ces provocations s’inscrivent dans le cadre du comportement agressif de la Russie ici dans l’Arctique », a affirmé M. Pompeo, notant l’accroissement rapide et vaste de sa présence militaire dans la région.

Oui à la recherche et à une croissance économique transparente et durable

« Le leadership américain contraste nettement avec les modèles chinois et russe », s’est félicité le secrétaire d’État. Quand ils assumaient la présidence du Conseil, les États-Unis se sont employés à améliorer la prévention des suicides chez les jeunes autochtones et à financer des projets d’assainissement dans les villages.

Les États-Unis sont déterminés à continuer de se comporter de manière écologiquement responsable dans l’Arctique, a souligné M. Pompeo, comme ils l’ont fait en aidant à sceller l’accord sur la pêche dans le centre de l’océan Arctique — « l’une des premières fois dans l’histoire qu’une région s’unissait pour répondre de manière préventive à une menace pesant sur des ressources environnementales ». Autre source de satisfaction pour le secrétaire d’État : la réduction des émissions de CO2 et de carbone noir.

« Les États-Unis parviennent à ces réductions à l’américaine : au moyen de travaux scientifiques, par la technologie, par la mise en place d’infrastructures énergétiques sûres et sécurisées, et par notre croissance économique, sans entraver le développement par une réglementation lourde qui ne fait que créer des risques supplémentaires pour l’environnement », a expliqué M. Pompeo.