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INTERNATIONAL

Nations Unies : le président américain Joe Biden rassure le monde


Alwihda Info | Par Olivier Noudjalbaye Dedingar, Expert technique, humanitaire et journaliste indépendant. - 23 Septembre 2021

Il a prononcé, le 21 septembre 2021, son tout premier discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient dans un format hybride, avec des réunions physiques et en ligne, alors que l’année dernière, la session était entièrement virtuelle.


Eduardo Munoz/Pool Photo via AP
Eduardo Munoz/Pool Photo via AP
Bien que les délégués soient encouragés à rester chez eux et à participer aux réunions par des moyens virtuels, de nombreux représentants diplomatiques sont présents en personne à Manhattan et les protocoles Covid-19 sont strictement appliqués. Il y a de grandes attentes à l'égard de l'assemblée générale de cette année, compte tenu des nombreux défis causés par la pandémie du Covid-19 et biens d’autres problématiques liées à la politique Internationale.

La toute première adresse du nouveau président américain Joe Biden, à la tribune des Nations Unies, mardi dernier, était visiblement à la mesure des attentes conjoncturelles, bilatérales et multilatérales. Le thème dominant du discours du président Biden était que l'Amérique devait à nouveau faire équipe avec la communauté internationale. Il convient de rappeler que la politique étrangère, sous le régime de son prédécesseur Donald Trump, était inhabituelle, c'était "l'Amérique avant tout". Les plans de Trump étaient basés sur l'exclusivité et les mesures que son gouvernement jugeait les meilleures pour l'Amérique.

Cette politique comprenait souvent des décisions qui isolaient les anciens alliés américains et les USA des institutions comme les Nations unies elles-mêmes. Il a commencé son discours en reconnaissant l'impact mondial de la pandémie du Covid-19 et du changement climatique. "C'est une décennie décisive pour notre monde", a-t-il introduit. Il n'a pas perdu de temps pour expliquer à l'assemblée que la priorité de son gouvernement serait de s'associer aux Nations Unies et aux pays membres dans la lutte contre le Covid-19 et de prendre des mesures pour pallier au changement climatique. Citant les progrès de la vaccination, il a promis de collaborer pour que les vaccins en provenance des États-Unis parviennent au plus grand nombre de personnes, dans le monde afin de protéger et de préserver le plus grand nombre de vies possible. Le jeune gouvernement de Biden a fait l'objet d'un examen approfondi ces derniers temps. Ses plans économiques internes ont été remis en question. Les affaires courantes ont été aggravées par les actions des États-Unis en Afghanistan.

Puissance militaire
L'expérience de politique étrangère de Biden, ainsi que sa capacité à calmer les bouleversements politiques intérieurs qui font rage aux États-Unis et à apposer le sceau d'une superpuissance sur un monde en proie à des menaces contre l'autorité américaine, suscitent un scepticisme croissant. Les derniers mois ont montré des signes de faiblesse dans ses supposées capacités. Après la sortie chaotique des États-Unis d'Afghanistan et une prise de bec avec la France au sujet de la subversion par les États-Unis et le Royaume-Uni de l'accord sur les sous-marins de leur allié de longue date avec l'Australie, l'incertitude mondiale concernant la présidence de Biden est plus profonde que le débat sur la question de savoir s'il pousse une version plus douce du credo "America First" de l'ex-président Donald Trump.

Dans son discours d'investiture, M. Biden a promis que "nous ne dirigerons pas simplement par l'exemple de notre puissance, mais par la puissance de notre exemple", et il a repris ce cri de ralliement lors de son discours en évoquant l'engagement des États-Unis en Afghanistan. Le président Biden a simultanément évoqué la force de l'Amérique pour se défendre et défendre ses alliés ou ses intérêts, tout en suggérant une plus grande collaboration avec des parties telles que l'OTAN dans ses actions. Il a également souligné que l'Amérique agira de manière décisive avec sa puissance militaire, mais seulement en dernier recours, en insistant sur l'utilisation de toutes les formes de résolution pacifique dans tous les cas.

La principale préoccupation concernant la présidence Biden a été la maladresse avec laquelle les politiques étrangères ont été entreprises. Le retrait des troupes en Afghanistan et la récente épreuve de force avec la France. La confrontation avec la France a été précipitée par la détermination des États-Unis à accroître rapidement leur dispositif militaire en Asie en réponse au développement agressif de la marine chinoise. L'accord "AUKUS" entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie verra une flotte de nouveaux sous-marins à propulsion nucléaire arriver en Australie, ce qui annule la promesse antérieure de la France de construire des bateaux conventionnels pour l'Australie.