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AFRIQUE

Niger : 10.600 déplacés suite aux récentes attaques dans la zone des "trois frontières"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 7 Janvier 2021

Les acteurs humanitaires apportent leur aide aux personnes dans le besoin et une mission d’évaluation tente de jauger l’urgence sur le terrain, informe l'ONU.


Des civils marchent sur une route dans la région de Tillaberi, à l’ouest du Niger. © UNICEF/Vincent Tremeau
Des civils marchent sur une route dans la région de Tillaberi, à l’ouest du Niger. © UNICEF/Vincent Tremeau
Niger - 10.600 personnes ont été contraintes de fuir suite aux récentes violences dans la zone des « trois frontières », a indiqué jeudi l'OCHA à travers son bureau au Niger.

Le bilan des attentats au Niger est de 105 morts - 73 à Tchamo Bangou et 32 à Zaroumadareye, dans la région de Tillabéry, dont 10 garçons et 7 filles, et 26 blessés.

A la suite des attaques du 2 janvier dans deux villages de la région de Tillabéry, la majorité des déplacés internes ont trouvé refuge dans le village de Mangaize auprès de familles d’accueil déjà vulnérables. Plus de 500 enfants déplacés sont à présent déscolarisés.

Selon l’ONU, les acteurs humanitaires apportent leur aide aux personnes dans le besoin et une mission d’évaluation tente de jauger l’urgence sur le terrain.

« Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a confirmé qu’une mission d’évaluation interorganisations de l’ONU est arrivée mardi dans la localité de Ouallam pour évaluer la situation des personnes qui ont fui les attaques », avait également souligné, hier jeudi, Stéphane Dujarric, porte-parole d’António Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

Selon le porte-parole du chef de l’ONU, les besoins urgents comprennent la nourriture, la protection, les abris et des articles non alimentaires, ainsi que les soins de santé, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et l’éducation.

Selon l’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR), les régions de Tillaberi et de Tahoua au Niger, situées près de la région du Liptako-Gourma qui est à la frontière du Burkina Faso et du Mali, accueillent actuellement 60.000 réfugiés maliens et près de 4.000 personnes qui ont fui le Burkina Faso. Elles accueillent également près de 140.000 déplacés internes nigériens, un nombre qui a augmenté de plus de 75% en 2020.